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Rapport sur le terrorisme dans le monde : AfriqueAperçu publié le 27 avrilOn trouvera ci-après l'extrait se rapportant à l'Afrique du Rapport du département d'État sur le terrorisme dans le monde en 2004, rendu public le 27 avril. Département d'État Aperçu sur l'Afrique Un petit nombre d'agents du réseau Al-Qaïda en Afrique de l'Est, en particulier en Somalie, ont continué de faire peser la menace la plus grave sur les intérêts américains dans cette partie du monde. On ne sait pas bien dans quelle mesure les groupes terroristes sont présents en Afrique du Sud, mais l'activité d'Al-Qaïda et de personnes ou de groupes qui y sont affiliés en Afrique du Sud et au Nigeria, pays qui compte le plus de musulmans en Afrique, constitue une cause de préoccupation croissante. Par ailleurs, le réseau Hezbollah poursuit ses activités de collecte de fonds en Afrique, en particulier en Afrique de l'Ouest. Si les guerres civiles et la violence d'ordre ethnique se sont poursuivies dans un certain nombre de pays africains en 2004, peu d'attentats terroristes à caractère international qui soient importants ont eu lieu dans ce continent l'an dernier. L'accroissement des propos anti-américains et anti-occidentaux d'un certain nombre d'extrémistes musulmans sont cependant une cause de préoccupation croissante. De nombreux États africains ont renforcé leur coopération et leurs efforts dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Tant l'Union africaine que d'autres organisations régionales africaines ont pris des mesures en vue d'améliorer la coopération et l'échange d'informations dans ce domaine. En octobre, le gouvernement tchadien a facilité la négociation de la remise par un groupe de rebelles tchadiens au gouvernement algérien du chef d'une faction du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) Amari Saïfi (connu aussi sous le nom d'Abderrezak « le Para »). En mars, les forces armées tchadiennes avaient mis en déroute dans le nord du Tchad des élements du GSPC menés par le Para, qui a été par la suite fait prisonnier par un groupe de rebelles. Le Para était à la tête de la faction du GSPC qui avait enlevé trente-deux touristes européens en Algérie, pendant l'été 2003. Il avait pris ses prisonniers au Mali, où le gouvernement a contribué à obtenir leur libération. Des membres du GSPC poursuivent leurs activités au Sahel, se jouant des frontières difficiles à surveiller entre le Mali, la Mauritanie, le Niger, l'Algérie et le Tchad. Grâce à l'aide de la formation offerte par les États-Unis, ces pays coopèrent de plus en plus pour combattre le GSPC. À la fin de l'année 2004, le Para se trouvait entre les mains des Algériens. Au Sahel, la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Tchad consacrent plus de ressources à l'amélioration de leurs moyens de lutte contre le terrorisme. Ces pays participent aussi à l'Initiative pan-sahélienne, programme des États-Unis destiné à les aider à protéger leurs frontières, à lutter contre le terrorisme et à renforcer la stabilité régionale. Des éléments de ce programme ont pour objet d'encourager les pays participants à coopérer les uns avec les autres contre la contrebande et la traite de personnes, ainsi qu'en matière d'échange d'informations. Financé et administré actuellement par le département d'État, ce programme comprend la fourniture de matériel et d'une formation par des officiers du Commandement européen des États-Unis (EUCOM) à des unités militaires de pays sahéliens. Les États-Unis offrent aussi une formation antiterroriste à des policiers de haut rang et à d'autres responsables de pays d'Afrique orientale et australe à l'École internationale de police de Gaborone (Bostwana). La continuation de ce programme, sous le nom d'Initiative antiterroriste transsaharienne, est maintenant en cours d'étude. De nombreux pays africains coopèrent pour prendre des mesures contre le terrorisme ; ils ont notamment fait de réels efforts pour signer et ratifier les douze conventions et protocoles internationaux portant sur le terrorisme. Le Bostwana, le Burkina Faso, le Ghana, le Kenya, Madagascar, le Mali, le Niger, les Seychelles et le Soudan ont signé tous les douze protocoles. En octobre, l'Union africaine a ouvert à Alger un Centre africain d'étude et de recherche sur le terrorisme. Plusieurs pays, dont l'Afrique du Sud, le Kenya et le Nigeria, ont établi des centres nationaux de lutte contre le terrorisme. Date de rédaction:
28 avril 2005 Mise à jour:
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