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Rapport sur le terrorisme dans le monde : Moyen-Orient et Afrique du NordAperçu publié le 27 avrilOn trouvera ci-après l'extrait du Rapport du département d'État sur le terrorisme dans le monde en 2004, rendu public le 27 avril, se rapportant au Moyen-Orient et à l'Afrique du Nord. Aperçu sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord Le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord continuent d'être la région névralgique entre toutes dans la lutte mondiale contre le terrorisme. L'Irak a été le théâtre d'actes généralisés de terrorisme et de violence de la part de djihadistes étrangers, d'éléments de l'ancien régime et d'islamistes extrémistes. De nombreux attentats y ont visé des étrangers, notamment des membres d'organismes d'aide et des travailleurs engagés sous contrat, ainsi que d'autres non-combattants. De graves attentats terroristes se sont également produits en Égypte, en Arabie saoudite et en Israël. Les groupes les plus actifs au Moyen-Orient sont le réseau Al-Qaïda, le Mouvement de la résistance islamique (HAMAS), le Hezbollah, le Djihad islamique palestinien, les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa (la faction militante du Fatah), le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), Ansar al-Islam et sa faction affiliée Ansar al-Sunna, et une organisation menée par Abou Moussab al-Zarqawi appelée Tanzim Qaidat al-Djihad fi Bilad al-Rafidayn, ou encore Al-Qaïda du Djihad du pays des deux Fleuves (anciennement Jamaat al-Tawhid wa'l-Djihad). On a observé en 2004 une augmentation du nombre de groupements terroristes qui se réclamaient d'Al-Qaïda ou déclaraient appuyer son idéologie. En décembre, les États-Unis ont modifié la désignation du groupe d'al-Zarqawi telle qu'elle figurait sur la liste des organisations terroristes étrangères en y ajoutant son nouveau nom et ses noms d'emprunt, et ont désigné le Groupe de combat islamique libyen comme organisation terroriste. Le réseau libanais de télévision du Hezbollah, Al-Manar, a été ajouté à la Liste d'exclusion terroriste (TEL). Presque tous les États de la région ont poursuivi une énergique campagne de coopération à la lutte antiterroriste internationale et ont entrepris de renforcer leur capacité de lutte ainsi que l'efficacité de leurs efforts. Beaucoup de pays ont continué d'appuyer les actions de la Coalition visant à instaurer la paix et la stabilité en Irak et en Afghanistan. Les États-Unis ont, de leur côté, continué leurs programmes de formation dans toute la région, en vue d'aider leurs alliés à améliorer leur capacité de lutte antiterroriste. En novembre, le Bahreïn a accueilli la première réunion du Groupe d'action financière du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (GAFI-MENA), nouvel organisme régional modelé sur le Groupe d'action financière sur le blanchiment de capitaux (GAFI) et dont la création devrait renforcer les mesures prises par les États membres pour réprimer le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans la région. L'Irak a cessé, le 20 octobre, d'être désigné comme un État soutenant le terrorisme et les États-Unis ont continué de collaborer étroitement avec le gouvernement intérimaire et les forces de l'ordre de ce pays pour y combattre le terrorisme. Néanmoins, les terroristes et les insurgés ont fait tout leur possible pour empêcher l'instauration d'un État irakien libre, souverain et démocratique par de nombreux actes de violence, notamment des attentats à la bombe, des assassinats, des enlèvements et des décapitations. L'Arabie saoudite, la Jordanie et le Koweït ont pris des mesures vigoureuses en vue de prévenir l'infiltration en Irak de terroristes et d'insurgés à partir de leur territoire. La Syrie a pris quelques mesures également pour intercepter des djihadistes étrangers qui cherchaient à s'introduire en Irak, mais ces efforts n'ont que partiellement abouti. Les attentats terroristes en Israël ont causé la mort de près de 100 personnes, soit nettement moins que l'année précédente. Le HAMAS a revendiqué l'attaque la plus meurtrière de l'année, le double attentat suicide à la bombe de deux autocars à Beersheva qui a fait 16 morts et 100 blessés. En Égypte, le 7 octobre, des terroristes ont attaqué trois sites touristiques à Taba et à Nuweiba dans la péninsule du Sinaï, faisant 34 morts dont des Egyptiens, des Israéliens, des Italiens, un Russe et un Américain possédant aussi la nationalité israélienne, et plus de 140 blessés. À la fin de l'année, les autorités égyptiennes ont établi que sur les 9 auteurs de ces attentats, 2 avaient péri dans les attaques, 5 avaient été appréhendés et 2 étaient encore en liberté. En Arabie saoudite, des terroristes ont tués des dizaines d'étrangers et de Saoudiens en 2004, dont 6 Américains. Les autorités saoudiennes ont recherché énergiquement les auteurs de ces attentats et ont réussi à capturer beaucoup d'individus figurant sur leur liste des hors-la-loi les plus recherchés. Le 6 décembre, un attentat perpétré contre le Consulat des États-Unis à Jeddah a tué 4 employés engagés localement et un garde engagé sous contrat, et a blessé sérieusement une dizaine d'employés. Trois des assaillants ont été tués sur place et un quatrième est mort plus tard de ses blessures. Le cinquième est sous les verroux. Deux groupes associés à Al-Qaïda ont revendiqué cet attentat. En Jordanie, le tribunal de sécurité de l'État a condamné à mort 8 personnes, dont Abou Moussab al-Zarqawi, pour l'assassinat en 2002 de Laurence Foley, un employé de l'USAID. Au Yémen, les individus accusés d'avoir commis les attentats contre l'USS Cole et le MV Limburg français ont été reconnus coupables par le Tribunal de première instance de Sanaa, dans le cadre de deux procès séparés. Les deux affaires étaient en pourvoi à la fin de 2004. Les autorités algériennes ont tué ou capturé d'importants dirigeants du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) et du Groupe islamique armé (GIA) et ont arrêté plus de 400 autres membres du GSPC et du GIA en 2004. Le 12 octobre, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a inauguré à Alger le Centre africain d'étude et de recherche sur le terrorisme. Au Maroc, les autorités ont poursuivi leur action énergique contre les personnes soupçonnées d'avoir perpétré un attentat à la bombe à Casablanca en mai 2003. Date de rédaction:
28 avril 2005 Mise à jour:
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