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Actualités de Washington
  

Le ministre américain de l'énergie exalte les liens entre l'Afrique et les États-Unis

Tous les pays d'Afrique devraient jouer un rôle, affirme M. Samuel Bodman.

M. Samuel Bodman, ministre américain de lénergie
M. Samuel Bodman, ministre américain de l'énergie, au Forum du CCA. (Photo département d'État - Janine Sides)

Par Charles W. Corey
Rédacteur du « Washington File »

Washington - Le fait que, pour la première fois, le ministère américain de l'énergie ait parrainé avec le « Corporate Council on Africa » le Forum sur le gaz et le pétrole africains illustre l'importance que le gouvernement Bush attache au renforcement des liens entre les États-Unis et les pays africains dans les domaines énergétique et économique, a fait valoir le 1er décembre le ministre de l'énergie des États-Unis, M. Samuel Bodman.

« Votre présence à cette conférence et celle de toutes ces délégations montrent l'importance de ce que nous essayons d'accomplir grâce à ce genre de réunions, a dit M. Bodman, lors de la séance de clôture du Forum 2005, à l'intention des ministres africains des ressources pétrolières.

Pour que le développement du secteur énergétique puisse être le moteur de la croissance économique en Afrique, il ne faut pas qu'il se limite à un ou deux pays. « Le succès exigera une coopération impliquant l'Afrique entière, du nord au sud et de l'est à l'ouest (...) », a-t-il dit.

Cependant, la sécurité énergétique, c'est-à-dire des sources abondantes, fiables et variées d'énergie, aussi bien intérieures qu'extérieures, dont l'utilisation tient compte des conséquences pour l'environnement, est un défi auquel sont confrontés aussi bien l'Afrique que les États-Unis, a souligné M. Bodman.

Cette sécurité énergétique est « essentielle » à la croissance économique et à la prospérité, a-t-il précisé, et seule une stratégie multilatérale la rendra possible.

Le président Bush avait mentionné une telle approche dans un message sur la politique nationale en matière d'énergie peu de temps après avoir pris ses fonctions en 2001. Il avait alors prôné un renforcement des liens entre les pays, de même que la transparence, l'inviolabilité des contrats, la sécurité des biens privés, la protection de la propriété intellectuelle, l'adhésion à des règles bien définies et le respect de la primauté du droit.

« Ce ne sera que lorsque ces piliers seront en place que les sociétés privées, dont beaucoup de celles qui sont représentées à ce forum, seront suffisamment confiantes pour faire les gros investissements qui sont nécessaires pour développer les abondantes ressources que recèlent nombre de pays africains », a-t-il dit.

Et d'ajouter : « Nous aimerions voir plus de pays africains participer à des programmes avec les États-Unis dans le cadre de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA). »

En vertu de l'AGOA, qui a été promulguée en 2000, les pays qui peuvent en bénéficier ont accès au marché américain en franchise de droits de douane pour la majorité de leurs produits, une disposition qui incite les pays à poursuivre leurs efforts afin de s'orienter vers une économie de marché.

De l'avis de M. Bodman, il est essentiel d'avoir une infrastructure fiable en ce qui concerne l'énergie ainsi qu'un secteur des services bien établi pour développer les secteurs pétrolier et gazier et accroître les échanges et les investissements entre les États-Unis et les pays africains.

Le gouvernement des États-Unis a participé à divers projets afin de renforcer le partenariat toujours croissant concernant l'énergie entre les États-Unis et l'Afrique, y compris à la construction du pipeline entre le Tchad et le Cameroun qui a été terminée en 2003 et celle du gazoduc d'Afrique occidentale qui doit être achevée d'ici un an.

Le pipeline entre le Tchad et le Cameroun transporte jusqu'à 225.000 barils de pétrole par jour des champs pétrolifères tchadiens à la côte du Cameroun, ce qui bénéficie aux économies des deux pays. Le gazoduc ouest-africain acheminera 140 millions de mètre cubes de gaz naturel par jour entre le Nigeria et les marché commerciaux du Bénin, du Togo et du Ghana.


Date de rédaction: 02 décembre 2005 Mise à jour: 02 décembre 2005

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