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Condoleezza Rice : les États-Unis ne torturent pas les terroristesLa secrétaire d'État défend la procédure d'extradition comme outil antiterroriste.
La secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, a affirmé que les États-Unis ne permettaient ni ne toléraient la torture d'aucun terroriste qu'ils détenaient sous leur garde. « Les États-Unis n'ont transporté personne et ne transporteront personne vers un pays où l'on pense qu'elle serait torturée. Le cas échéant, les États-Unis réclament des assurances que les personnes transférées ne seront pas torturées », a déclaré Mme Rice le 5 décembre, à la base Andrews de l'armée de l'air, située à proximité de Washington, d'où elle devait prendre l'avion pour un voyage de quatre jours en Europe. Mme Rice s'est cependant abstenue d'aborder la question des informations de presse selon lesquelles l'Agence centrale du renseignement (CIA) des États-Unis opérerait des centres de détention dans certains pays d'Europe orientale. « Nous ne pouvons parler d'informations qui compromettraient le succès de nos opérations militaires, de police ou de renseignement », a-t-elle dit. L'Union européenne, le Conseil de l'Europe et plusieurs pays d'Europe ont demandé des éclaircissements officiels sur ces rapports faisant état d'installations secrètes de détention. Mme Rice a dit que ses déclarations de départ constituaient une réponse à ces demandes. « Nous devons traquer les terroristes qui cherchent refuge dans des régions où les autorités sont impuissantes à prendre des mesures efficaces, où notamment ces terroristes échappent, à toutes fins pratiques, aux procédures ordinaires de justice. C'est dans de tels endroits que des terroristes ont planifié le massacre de milliers d'innocents, que ce soit à New York ou à Nairobi, à Bali ou à Londres, à Madrid ou à Beslan, à Casablanca ou à Instanbul. » La secrétaire d'État a fait remarquer que de nombreuses vies humaines avaient été sauvées et des attentats déjoués « en Europe aussi bien qu'aux États-Unis et dans d'autres pays » grâce aux renseignements recueillis par l'interrogation de terroristes capturés. Les États-Unis, a-t-elle dit, considèrent les membres capturés d'Al-Qaïda et de ses groupes affiliés comme des combattants ennemis que l'on est autorisé par le droit de la guerre à détenir afin de les empêcher de tuer des civils innocents. « Nous devons les traiter conformément à nos lois, qui reflètent les valeurs du peuple américain, nous devons les interroger afin d'obtenir d'eux des informations potentiellement significatives et vitales, a déclaré Mme Rice. Nous devons les traduire en justice en toute occasion possible. » Selon le chef de la diplomatie américaine, l'extradition est un outil essentiel de la guerre contre le terrorisme transnational, et les États-Unis ne sont pas le seul pays qui y ait recours. Elle a cité deux exemples de son utilisation à bon escient : - Ramzi Youssef est le principal artisan de l'attentat à la bombe perpétré en 1993 contre les tours du World Trade Center à New York, et c'est lui qui a conçu l'idée de détruire des avions au-dessus de l'océan Pacifique, tuant d'ailleurs un passager japonais lors de l'essai d'une de ses bombes. Une fois découvert, il a été extradé aux États-Unis où il purge à présent une peine de prison à perpétuité. - L'un des terroristes les plus notoires de l'histoire, connu sous le nom de « Carlos le chacal », avait participé à des meurtres en Europe et au Moyen-Orient. Il a finalement été fait prisonnier au Soudan en 1994. Les autorités françaises ont obtenu son envoi en France où il est maintenant emprisonné. « Le fait est que la Commission européenne des droits de l'homme a rejeté l'objection de Carlos selon laquelle son extradition du Soudan était illégale, a dit Mme Rice. L'extradition met les terroristes hors d'état de nuire, elle sauve des vies. » Date de rédaction:
05 décembre 2005 Mise à jour:
05 décembre 2005
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