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Actualités de Washington
  

10 décembre, Journée des droits de l'homme

Elle commémore l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

LAssemblée générale des Nations unies
L'Assemblée générale des Nations unies. (Photo ONU)

Par Alexandra Abboud
Washington File Staff Writer

Washington - Célébrée chaque année depuis 1950, la Journée des droits de l'homme marque l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme par l'Assemblée générale de l'ONU, le 10 décembre 1948.

Ce 10 décembre, les États-Unis et la communauté internationale célèbrent les libertés fondamentales inscrites dans la Déclaration et rendent hommage à ceux qui œuvrent en vue de promouvoir et de protéger ces droits.

Les États-Unis appuient les droits de l'homme dans le monde entier et, chaque année, produisent des documents, notamment le Rapport sur les pratiques en matière de droits de l'homme dans le monde, qui met l'accent sur les réussites et les échecs constatés de par le monde lorsqu'il s'agit de protéger les droits énoncés dans la Déclaration universelle.

De nos jours, le respect des droits de l'homme est reconnu pratiquement dans tous les pays comme un droit fondamental qui doit être garanti pour tous les peuples et la plupart des pays y sont attachés. Mais ce n'était pas le cas avant la ratification de la Déclaration universelle.

Ce document a été le premier à énoncer précisément les droits et les libertés fondamentales que les gouvernements avaient le devoir de garantir pour leurs concitoyens. (Voir texte de la Déclaration universelle des droits de l'homme à : http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm)

La Déclaration affirme dans son préambule que « la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde » et rappelle dans son premier article que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits » et c'est sur ce document que repose le droit international en matière de droits de l'homme.

À la suite de la Deuxième Guerre mondiale, la communauté internationale a reconnu la nécessité d'affirmer les droits de l'homme dans un document officiel, mais ceux qui se sont penchés sur sa rédaction devaient élaborer un document qu'approuveraient 58 membres des Nations unies aux positions politiques, idéologiques, religieuses et économiques différentes.

Les huit membres du comité de rédaction de la Déclaration, notamment l'épouse du président des États-Unis, Mme Eleanor Roosevelt, et des délégués de l'Australie, du Chili, de la Chine, de la France, du Liban, de l'Union soviétique et du Royaume-Uni étaient d'accord sur la nécessité de consigner dans un document officiel le principe des droits de l'homme universels et des libertés fondamentales.

Au bout de deux ans, ils sont convenus que le document préciserait que « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne », que « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion » et que « Nul ne sera soumis à la torture ».

Si tous les pays membres n'étaient pas d'accord quant à la portée de la Déclaration universelle, celle-ci affirma néanmoins que « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation ».

La Déclaration universelle des droits de l'homme n'est pas un document juridiquement contraignant, mais elle est considérée comme une loi coutumière, c'est-à-dire une loi dont les principes sont appuyés par la communauté internationale comme étant des pratiques exigées par la loi.

Elle a donné naissance à quelque 60 documents liés aux droits de l'homme, dont des traités juridiquement contraignants tels que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques entré en vigueur en 1976 (http://www.unhchr.ch/french/html/menu3/b/a_ccpr_fr.htm), dont plus de 150 États, y compris les États-Unis, sont parties.

En outre, les principes énoncés dans la Déclaration universelle, qui a été traduite en 300 langues, ont été insérés dans les constitutions de quelque 90 pays.

Pour leur part, les États-Unis appuient les droits de l'homme partout dans le monde tout au long de l'année. Au Soudan, par exemple, le département d'État des États-Unis a exhorté le gouvernement et les chefs des milices à tenir responsables les coupables de violences contre les femmes et les enfants. En Birmanie, les États-Unis continuent d'insister auprès de la junte pour que soient respectés les droits des travailleurs et des syndicats et que le recours au travail forcé soit aboli.

Aux Nations unies, les États-Unis ont appuyé l'adoption par l'Assemblée générale de résolutions exhortant l'Iran, la Corée du Nord, la Birmanie, le Turkménistan, l'Ouzbékistan et la République démocratique du Congo à protéger les droits de l'homme sur leur territoire. Les États-Unis s'efforcent aussi de réformer la Commission des droits de l'homme de l'ONU de façon que cette institution ne comprenne pas dans ses rangs des membres coupables de porter atteinte aux droits de l'homme de leurs concitoyens.

« La liberté, la démocratie et les droits de l'homme ne sont pas des principes américains ou des valeurs occidentales. Tous les peuples partagent ces idéaux », a rappelé la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice.


Date de rédaction: 08 décembre 2005 Mise à jour: 08 décembre 2005

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