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L'Érythrée doit annuler sa demande de renvoi de personnel de l'ONULe Conseil de sécurité condamne cette demande.
Par Judy Aita Nations unies - Le 7 décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné la demande du gouvernement érythréen pour que certains membres de la MINUEE quittent le pays dans les 10 jours à compter du 6 décembre 2005 et exigé « catégoriquement que l'Érythrée revienne immédiatement sur sa décision, sans condition préalable ». (Voir communiqué du Conseil de sécurité à http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/CS8572.doc.htm) Le Conseil a réagi avec une rapidité peu commune à l'ordre donné par l'Érythréee aux civils et militaires de pays occidentaux membres de la Mission de l'ONU en Éthiopie et en Érythrée (MINUEE) - États-Unis, Canada et Europe, y compris la Russie - de quitter le pays. Selon les diplomates, cet ordre toucherait environ 90 observateurs militaires sur les 230 que compte la mission, ainsi que du personnel logistique et administratif basé à Asmara (Érythrée). Le représentant des États-Unis auprès de l'ONU, M. John Bolton, a dit que cette demande était « évidemment inacceptable ». Pour sa part, le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, a dit que « cette demande contrevient à l'obligation faite à l'Érythrée en vertu de la Charte des Nations Unies et qui consiste à respecter le caractère exclusivement international du personnel des Nations Unies », et exigé que « le gouvernement renonce immédiatement et sans équivoque à sa décision et ce, sans condition ». M. Jean-Marie Guéhenno, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, a précisé lors d'une rencontre avec la presse, à l'issue des consultations à huis clos, que les Nations unies avaient dit « très clairement » à l'Érythrée que sa demande était inacceptable et que l'ONU n'avait aucune intention d'effectuer le retrait d'aucun des personnels mentionnés. La mission de l'ONU a déjà été entravée par l'interdiction de l'Érythrée concernant les vols d'hélicoptères sur la zone frontalière depuis le mois d'octobre. En novembre, le Conseil de sécurité avait demandé à l'Érythrée de revenir sur cette interdiction et menacé de prendre des mesures, pouvant inclure des sanctions, si l'Érythrée s'y refusait et si elle ne limitait pas ses rassemblements militaires. En vertu d'un accord de paix datant de 2000, l'Érythrée et l'Éthiopie sont convenues d'accepter la décision d'une commission internationale concernant le tracé de la frontière en litige comme étant définitive et juridiquement contraignante. Il n'en demeure pas moins que l'Éthiopie a rejeté la décision concernant la ville de Badme, remise à l'Érythrée, et le processus de paix se trouve bloqué depuis. Au cours des dernières semaines, des manœuvres militaires, des deux côtés de la frontière, ont donné lieu à une montée des tensions et à la crainte d'une reprise des combats. Date de rédaction:
08 décembre 2005 Mise à jour:
08 décembre 2005
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