|
|||||||||||
|
|||||||||||
|
ONU : les États-Unis préconisent l'adoption d'un budget provisoireM. Bolton souligne que le budget pour les années 2006 et 2007 doit tenir compte des réformes nécessaires.
Par Judy Aita New York (Nations unies) - Les États-Unis incitent l'Assemblée générale de l'ONU à adopter un budget provisoire pour une période de trois mois afin que les États membres de cette organisation aient plus de temps pour se mettre d'accord sur un ensemble de réformes avant l'adoption du budget pour les années 2006 et 2007. Leur représentant permanent, M. John Bolton, a déclaré le 6 décembre que les 191 membres de l'Assemblée générale se trouvaient à un moment décisif pour mettre en œuvre les réformes en matière de gestion dont les chefs d'État et de gouvernement étaient convenus en septembre, lors de leur réunion organisée dans le cadre du 60e anniversaire de l'Organisation des Nations unies. « Ce n'est plus le moment de répéter nos arguments ; il nous faut maintenant œuvrer de concert pour adopter les changements nécessaires pour faire de l'ONU une organisation plus forte, plus efficace et plus responsable. C'est dans l'intérêt de tous les États membres », a-t-il dit lors de consultations demandées par le président de l'Assemblée générale. M. Bolton a souligné que le budget devait traduire les efforts visant à réformer l'ONU. « Une réforme importante, a-t-il dit, renforcera tant la capacité de l'Assemblée générale d'exercer un contrôle sur les activités de l'ONU que la capacité du secrétariat de gérer l'organisation et son personnel d'une façon responsable. » D'une durée de trois mois, la session de l'Assemblée générale doit se terminer en décembre par l'adoption d'un budget biennal tenant compte de son ordre de priorité et du plan de travail du secrétariat et fixant la contribution annuelle des États membres pour les années 2006 et 2007. Les États-Unis craignent que l'Assemblée générale arrête ce budget sans avoir pris des décisions définitives sur toute la gamme de réformes figurant dans le document de la réunion au sommet de septembre. Ces réformes comprennent notamment la création d'un bureau chargé des questions éthiques, la vérification des comptes de l'ONU par un organisme indépendant, la mise en place d'une commission consultative de contrôle, le renforcement de la protection des personnes qui dénoncent les abus ainsi que la création d'une commission du maintien de la paix ainsi que d'un conseil des droits de l'homme qui remplacerait l'actuelle Commission des droits de l'homme. Un des projets qui exigent le plus de temps a trait à l'examen de tous les programmes remontant à plus de cinq ans, comme l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité l'ont exigé. Malgré les négociations et les réunions qui ont eu lieu ces derniers mois, on observe peu de progrès, notamment en ce qui concerne l'examen des programmes par le secrétariat. Les États-Unis estiment qu'on ne doit pas examiner les divers programmes indépendamment et qu'il convient de les considérer dans le contexte du document adopté lors de la réunion au sommet. En général, l'Assemblée générale arrête le budget biennal avant de mettre fin à ses travaux aux alentours du 22 décembre. Les États-Unis proposent d'adopter un budget provisoire pour une durée de trois à quatre mois afin que les États membres aient le temps de se mettre d'accord sur les réformes à entreprendre. Un haut responsable du département d'État chargé des relations avec les organisations internationales, M. Mark Lagon, a indiqué que l'adoption d'un budget provisoire aurait pour effet d'obliger le secrétariat de l'ONU et les États membres de continuer à focaliser leur attention sur les réformes administratives. Il a déclaré à la presse, le 6 décembre, que ces réformes seraient utiles pour tous les États membres de l'ONU et non pas seulement pour les États-Unis ou pour les autres pays dont la contribution au budget de cette organisation était élevée. « Notre but, a-t-il dit, n'est pas de faire économiser de l'argent aux États-Unis, mais de mieux réaliser les objectifs prévus. » Les États-Unis ne refuseront pas de verser leur contribution si l'Assemblée générale n'arrive pas à adopter un ensemble de réformes, a-t-il précisé. « Nous n'avons pas besoin de recourir au chantage (...) Il nous faut trouver le moyen de maintenir l'attention sur les réformes, non pas pour les États-Unis, mais pour tous les États membres. » L'examen doit être global et il doit être jugé impartial par tous les États membres, de sorte qu'aucun membre ne puisse accuser un autre d'avoir retenu des programmes importants pour lui et d'avoir supprimé des programmes importants pour les autres pays. Les États membres, a fait remarquer M. Lagon, doivent comprendre que, pendant l'examen, des programmes « seront supprimés ou réduits parce qu'ils font double emploi ou qu'ils sont inutiles, de manière à ce qu'on puisse consacrer les ressources ainsi libérées à d'autres domaines qui permettront d'aider des personnes dans le monde entier. » M. Lagon a indiqué qu'il s'était entretenu avec le chef du service des finances de l'ONU, qui lui avait donné l'assurance que l'ONU serait en mesure de payer ses factures et de poursuivre ses activités et qu'elle se préparait pour l'éventualité d'un budget provisoire. « Il sera nécessaire de réaffecter certaines ressources et de faire preuve d'une certaine souplesse. Nous sommes persuadés que cela est possible », a-t-il dit en ajoutant qu'il ne s'agissait pas de punir le secrétariat ou les États membres, mais de donner plus de temps pour la mise au point d'un bon budget. Date de rédaction:
08 décembre 2005 Mise à jour:
08 décembre 2005
|
||||||
|
Options: |
|
||||||||||||||||||