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Aide alimentaire : M. Portman réfute les critiques de l'Union européennePropos du représentant des États-Unis pour le commerce extérieur
Par Bruce Odessey Washington - Le représentant des États-Unis pour le commerce extérieur, M. Rob Portman, a réfuté une fois de plus les critiques de l'Union européenne relatives aux programmes d'aide alimentaire des États-Unis, en déclarant qu'il s'agissait d'une « sorte d'obsession européenne ». L'Union européenne, qui fait elle-même l'objet de nombreuses critiques à cause de sa résistance à la réduction des droits de douane applicables aux produits agricoles, ce qui a pour effet de bloquer les négociations commerciales de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a de nouveau soulevé la question de l'aide alimentaire même si celle-ci représente moins de 1 % du commerce des produits agricoles dans le monde, a-t-il dit. Alors que les États-Unis et l'Union européenne sont convenus de la nécessité de supprimer les subventions à l'exportation de produits agricoles dans le cadre des négociations de l'OMC, l'Union européenne, dont les subventions représentent 90 % de l'ensemble de cette catégorie de subvention, insiste pour que l'aide alimentaire fasse également l'objet de nouvelles règles. Selon les pays européens, les donateurs devraient accorder une aide alimentaire en nature uniquement dans les cas d'urgence, car les dons de produits vivriers en excédent constituent en fait une forme déguisée de subvention à l'exportation, et ils devraient privilégier les dons en argent pour l'achat de produits vivriers dans les pays pauvres. En revanche, les États-Unis et plusieurs institutions spécialisées de l'ONU estiment que le fait de restreindre l'aide en nature pourrait mettre en danger la vie de personnes qui souffrent de la faim dans des régions reculées. « J'ai l'impression que les Européens ont une sorte d'obsession au sujet des dons en argent uniquement et non d'une aide en nature en matière d'aide alimentaire », a dit M. Portman le 13 décembre, lors du premier jour de la Conférence ministérielle de l'OMC à Hongkong. Depuis que l'Union européenne n'offre plus d'aide en nature, a-t-il fait remarquer, elle donne moins aux pays pauvres qui sont en proie à des pénuries alimentaires chroniques. « Des dizaines de millions de personnes souffrent de la faim tous les jours et exigent plus de vivres, a-t-il dit. Il n'y a pas assez de vivres sur place (...) Faisons en sorte de fournir plus de vivres et non pas moins à ceux qui en ont besoin. » Les États-Unis, a souligné M. Portman, restent disposés à négocier des disciplines en matière alimentaire pour veiller à ce que les dons en nature ne nuisent pas aux agriculteurs des pays bénéficiaires en faisant concurrence à la production locale. Date de rédaction:
13 décembre 2005 Mise à jour:
13 décembre 2005
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