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M. Bush espère que la démocratisation de l'Irak inspirera le reste du Moyen-OrientLa conférence de presse que le président des États-Unis a donnée le 19 décembre
Le président Bush a exprimé l'espoir que la démocratisation de l'Irak inspirera les réformateurs de pays limitrophes, tout en déclarant que l'abandon de la tyrannie dans ce pays était dû au désir du peuple irakien de « vivre dans une société libre ». Lors de la conférence de presse qu'il a donnée le 19 décembre à la Maison-Blanche, M. Bush a dit que l'Irak démocratique servirait d'exemple aux réformateurs de Téhéran à Damas et qu'il contribuerait à poser les fondements de la paix pour les générations à venir. « Ce que l'on observe maintenant, a-t-il indiqué, c'est un moment historique car je suis convaincu que la démocratie va se répandre. Je suis persuadé que lorsque les gens auront pris goût à la liberté ou qu'ils verront un voisin y prendre goût, ils exigeront la même chose. Je crois en effet à l'universalité de la liberté. Je crois que toute personne désire être libre. » Le président a cependant fait remarquer que les élections législatives qui avaient eu lieu le 15 décembre en Irak ne mettaient pas fin aux problèmes ou à la violence auxquels le pays se heurtait. Il s'est engagé à continuer d'apporter un soutien au peuple irakien alors que le scrutin était dépouillé et que les nouveaux élus s'apprêtaient à former le premier gouvernement permanent de l'Irak depuis la chute de Saddam Hussein. Il a indiqué que les États-Unis tenaient à jouer un rôle à cet égard, mais que ce rôle ne consistait pas à dire à un État souverain ce qu'il devait faire, mais à lui donner des conseils sur la marche à suivre. Par ailleurs, M. Bush a défendu sa décision d'intervenir militairement en Irak, en disant que Saddam Hussein était alors en mesure de se doter d'armes de destruction massive et que c'était là son intention. « Il était dangereux alors, et la décision de le chasser était la bonne », a-t-il dit Le président a cependant reconnu que les renseignements relatifs à la possession par l'Irak d'armes de destruction massive avant la guerre s'étaient révélés faux et il a indiqué qu'il avait créé la commission Silberman-Robb pour enquêter sur les raisons de cette erreur. Ce ne sont pas seulement les services de renseignement des États-Unis, mais aussi ceux de divers autres pays, qui ont commis cette erreur, a-t-il dit en ajoutant qu'ils auraient quelque difficulté à retrouver leur crédibilité, alors même que la communauté internationale devait faire face à des problèmes tels que les activités de la Corée du Nord et de l'Iran dans le domaine nucléaire. Le président s'est prononcé en faveur de solutions diplomatiques en ce qui concerne l'Iran et de la nécessité que les autorités iraniennes entendent un seul son de cloche de la part des États-Unis et d'autres pays de la communauté internationale. Tout le monde, a-t-il dit, est d'accord pour dire que l'Iran ne doit pas avoir d'armes nucléaires et qu'on ne doit pas laisser ce pays apprendre à en construire, en particulier à la suite des récentes déclarations du président de l'Iran, M. Mahmoud Ahmadinejad, au sujet de la destruction d'Israël. M. Bush s'est prononcé en faveur de la diplomatie pour faire en sorte que l'Iran se « conforme aux exigences du monde libre » en disant qu'il y avait « toujours le Conseil de sécurité de l'ONU » si les démarches diplomatiques en cours n'aboutissaient pas. Le président a également abordé des questions de politique intérieure touchant la sécurité nationale et la lutte contre le terrorisme. En ce qui concerne les révélations au sujet du fait que l'Agence de sécurité nationale avait mis sur écoute des ressortissants des États-Unis, il a fait remarquer que seules les personnes connues pour avoir des liens avec le réseau Al-Qaïda faisaient l'objet de telles écoutes. Quant à la loi PATRIOT qui arrivera à expiration à la fin de décembre si le Congrès ne vote pas en faveur de sa prorogation, M. Bush a incité les parlementaires à proroger ce texte de loi, qui, a-t-il dit, est destiné à donner les moyens nécessaires en matière de répression aux autorités chargées de prévenir tout nouvel attentat terroriste aux États-Unis. « Le Sénat, a-t-il souligné, doit voter en faveur de la prorogation de la loi PATRIOT. Nous ne pouvons nous permettre d'être sans cette loi pendant un seul instant dans le cadre de la guerre contre le terrorisme. » Date de rédaction:
20 décembre 2005 Mise à jour:
20 décembre 2005
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