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Aide humanitaire : l'Afrique doit constituer la priorité, dit M. Jan EgelandLa déclaration du coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU devant le Conseil de sécurité
Par Judy Aita New York (Nations unies) - Les opérations d'aide humanitaire au Darfour (Soudan) sont sur le point de s'interrompre par suite de l'accroissement du nombre des attaques dont font l'objet les camps de réfugiés et le personnel, a déclaré le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, M. Jan Egeland, le 19 décembre devant le Conseil de sécurité de l'ONU. « Le plus grand drame de notre époque se joue en Afrique et non pas au Moyen-Orient ou en Europe », a-t-il dit en demandant instamment à la communauté internationale de « faire davantage ». M. Egeland a parlé de la situation au Darfour, dans le sud du Soudan, en Ouganda, en République démocratique du Congo où les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur empêchent la livraison de l'aide humanitaire à la population locale et aux réfugiés, ainsi que de la crise alimentaire au Zimbabwe. Au Darfour, a-t-il dit, les travailleurs humanitaires deviennent désespérés. L'opération humanitaire qui apporte une aide à plus de 3 millions de personnes « pourrait bien s'interrompre demain. Elle est sur le point de s'effondrer. » La crise humanitaire est causée par le nombre croissant d'attaques contre les travailleurs humanitaires, l'absence de progrès des négociations de paix et la conduite « scandaleuse » des chefs politiques et militaires qui luttent de plus en plus les uns contre les autres. Des groupes venant du Soudan attaquent des villages au Tchad, et de ce fait les problèmes du Darfour s'étendent à des pays limitrophes. Par ailleurs, l'enlèvement d'enfants par l'Armée de résistance du Seigneur pour en faire des soldats est un scandale sur le plan moral qui se poursuit depuis vingt ans, qui s'est étendu du nord de l'Ouganda au sud du Soudan et à la République démocratique du Congo et qui paralyse les opérations d'aide humanitaire destinées à des millions d'habitants de cette partie du monde. « La situation actuelle ne peut pas continuer. Il nous faut agir davantage et dès maintenant. », a souligné M. Egeland en préconisant la création d'un groupe de spécialistes chargé d'enquêter pour savoir comment des groupes aussi petits pouvaient créer le chaos dans la région sans que l'on y mette un frein et pour trouver la source des moyens financiers et de l'armement de l'Armée de résistance du Seigneur. En ce qui concerne le Zimbabwe, M. Egeland a fait remarquer que s'il y avait un pays qui devait être en mesure de satisfaire les besoins alimentaires de sa population, c'était bien lui. « Au lieu de cela, a-t-il ajouté, les organismes d'aide s'attendent à devoir apporter une aide alimentaire à plusieurs millions, de 3 à 5 millions, de Zimbabwéens en 2006. » Date de rédaction:
20 décembre 2005 Mise à jour:
20 décembre 2005
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