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Tsunami : des centaines d'entreprises américaines contribuent à la reconstructionLeurs dons ont pris de multiples formes.
Par Kathryn McConnell Washington - Près d'un an après le séisme et le tsunami qui ont dévasté des régions de l'Asie du Sud-Est et de l'Afrique, quelque 600 entreprises américaines ont consacré près de 566 millions de dollars aux secours et aux travaux de reconstruction dans les zones sinistrées, indique un rapport que la Chambre de commerce des États-Unis vient de publier. Ces contributions se répartissent entre 4 domaines : dons d'argent de sociétés ou de fondations qu'elles ont mises en place, dons d'employeurs qui vont de pair avec ceux de leurs salariés, dons en nature de produits et de services et dons provenant de clients. Les dons en nature comprennent les produits et les services suivants : produits pharmaceutiques, matériel médical, eau de Javel, vêtements, chaussures, produits alimentaires, ustensiles de cuisine, matériel d'épuration de l'eau, génératrices, lampes solaires, ordinateurs, logiciels, matériel de pêche, carburants, transports aériens et routiers, envois de fonds et services d'intervention d'urgence par voies aérienne et maritime. Selon les estimations tant du « Center on Philantropy » de l'université de l'Indiana que de l'organisme « Interaction », qui regroupe des organisations non gouvernementales américaines spécialisées dans l'aide au développement et l'aide humanitaire à l'étranger, les dons du secteur privé des États-Unis aux sinistrés des zones frappées par le tsunami ont atteint près de 2 millions de dollars. Il s'agit là de l'aide la plus importante que les entreprises américaines aient fournie à la suite d'une catastrophe à l'étranger. Seule l'aide qu'elles ont apportée aux victimes des attentats terroristes du 11 septembre 2001aux États-Unis a été plus forte, a indiqué la Chambre de commerce des États-Unis. Cette dernier est doté d'un service, le « Center for Corporate Citizenship » (CCC), qui est chargé d'encourager les entreprises à apporter à la population locale une aide qui fasse partie de leurs compétences. Le CCC encourage aussi les entreprises à ne pas se limiter aux besoins immédiats de secours, mais à considérer les besoins en matière de reconstruction, notamment en aidant la population locale à retrouver des moyens d'existence grâce à une formation technique et en fournissant une aide en vue de la création de petites entreprises. De même, il encourage les entreprises à investir de matière à atténuer d'éventuelles catastrophes dans le cadre d'une politique économique judicieuse. Selon des estimations de l'organisme « Interaction », le séisme du 26 décembre 2004 et le tsunami qui y a fait suite ont fait plus de 220.000 morts et causé le déplacement de centaines de milliers de personnes. La Chambre de commerce des États-Unis a commencé à tenir des statistiques sur l'aide des entreprises américaines aux victimes de grandes catastrophes en 1998, après que le cyclone Mitch eut ravagé plusieurs pays dans la mer des Caraïbes et dans le golfe du Mexique. Récapitulation de l'aide des États-Unis Selon l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), l'intervention rapide du gouvernement des États-Unis et d'autres donateurs, qui ont envoyé des équipes de spécialistes de l'épuration de l'eau et de l'assainissement, a permis de limiter les effets du sinistre. Sur les quelque 656 millions de dollars que les États-Unis ont consacrés aux travaux de reconstruction, 25 millions sont allés à la lutte contre la grippe aviaire dans la région. La majorité de l'aide des États-Unis, y compris l'aide publique, est allée à l'Indonésie, qui a également été touché par un second séisme en mars. Le Sri Lanka a été le deuxième pays bénéficiaire et il a été suivi de l'Inde, des Maldives et de la Thaïlande. La plus grande partie de l'aide a été distribuée par l'intermédiaire d'organisations non gouvernementales américaines et locales. Par exemple, « The Asia Foundation », dont le siège est à San Francisco et qui a des bureaux à Washington et dans 17 localités situées dans les pays sinistrés, a reçu de l'USAID 4,3 millions de dollars pour une période de deux ans. Cette fondation a indiqué son intention de poursuivre ses programmes en vue de favoriser une reconstruction et un développement durables à la suite du tsunami. En outre, elle compte faire porter son action sur la promotion de la participation de la population à la prise de décisions en ce qui concerne l'établissement d'un ordre de priorité pour la reconstruction, sur le renforcement des moyens des administrations locales de faire participer la population aux activités de reconstruction, sur l'aide aux petites entreprises et aux associations professionnelles, sur l'aide juridique, sur l'aide psychosociale et sur d'autres services dont ont besoin les sinistrés. Date de rédaction:
22 décembre 2005 Mise à jour:
22 décembre 2005
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