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Les progrès de la lutte antiterroriste depuis les attentats du 11 septembre 2001La Maison-Blanche indique que les réseaux terroristes ont été déstabilisés et que 185 personnes ont plaidé coupable.La fiche analytique suivante, qui fait le point des progrès réalisés dans la lutte mondiale contre le terrorisme depuis les attentats du 11 septembre 2001, a été publiée par la Maison-Blanche. Maison-Blanche Fiche analytique : trois années de progrès dans la lutte contre le terrorisme "Durant les trois années qui se sont écoulées depuis les attentats perpétrés contre notre pays, nous avons pris des mesures pour surmonter les nouvelles menaces. Nous continuerons à faire le maximum pour vaincre l'ennemi terroriste et protéger la population américaine. Récemment, la Commission d'enquête sur les attentats contre les Etats-Unis est parvenue à une conclusion que je partage, à savoir que la sécurité de notre pays est plus grande qu'elle ne l'était le 11 septembre 2001, mais qu'elle n'est pas totale (...) Notre pays est en danger. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour y faire face. Nous réalisons des progrès sensibles dans la protection de notre population et dans nos efforts pour amener nos ennemis à répondre de leurs actes. Mais une chose est certaine : nous continuerons à nous concentrer sur ce problème, nous continuerons à faire preuve de détermination et nous ferons notre devoir pour assurer au mieux la sécurité de notre pays." Le président George Bush (2 août 2004) Trois années se sont écoulées depuis les attentats du 11 septembre 2001. Le danger n'a pas été éliminé mais les Etats-Unis sont plus en sécurité et plus forts aujourd'hui en raison des mesures prises par le président Bush et son gouvernement pour protéger notre pays. La protection de notre sécurité intérieure Le gouvernement Bush a pris des engagements sans précédent envers la sécurité intérieure des Etats-Unis. Le président a déjà entamé la plus vaste réorganisation de l'administration en plus de cinquante ans ; renforcé nos services de renseignements ; élargi le soutien aux premiers intervenants et aux programmes de sécurité intérieure des Etats ; et accru la protection de nos réseaux de transports, de nos frontières, de nos ports et de nos infrastructures vitales. La création du ministère de la sécurité intérieure Le président a entamé la réorganisation la plus vaste de l'administration fédérale qui ait été opérée en plus de cinquante ans avec la création du ministère de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security, ou DHS). Le DHS rassemble 22 instances et plus de 180.000 fonctionnaires chargés de missions indispensables de sécurité intérieure. Le pays est doté d'un ministère fédéral ayant pour tâche primordiale de protéger la nation contre les menaces terroristes. Ayant décidé de renforcer les services de renseignements et leur coordination, le président Bush a pris l'initiative de réformer ces services et a déjà adopté un certain nombre de mesures majeures pour améliorer la collecte, l'analyse et le partage des renseignements afin d'obtenir le maximum de renseignements sur les menaces terroristes contre la nation, notamment : En donnant suite à 36 des 41 recommandations de la Commission d'enquête sur le 11 septembre : Le 27 août, le président a signé des décrets présidentiels donnant au Directeur des services centraux de renseignement un grand nombre des pouvoirs renforcés de gestion sur la communauté du renseignement, pouvoirs qui, en définitive, seront dévolus au Directeur national des services de renseignements (National Intelligence Director) proposé par ladite commission. Il a également établi un National Counterterrorism Center (NCTC) qui servira de banque de données sur les terroristes connus et présumés et les groupes internationaux de terroristes, ainsi que sur les objectifs, la stratégie, les moyens et réseaux de contacts de ces derniers. Ce centre assurera aussi la planification stratégique des activités antiterroristes de l'ensemble du gouvernement. Le président a également ordonné que des mesures supplémentaires soient prises pour continuer à améliorer, au sein des divers services, le partage des renseignements sur le terrorisme ainsi que l'armature de notre technologie de l'information. Proposition en faveur de la création d'un poste de Directeur national des services de renseignements doté des pouvoirs nécessaires pour s'acquitter de sa mission. Le président entend donner à ce directeur le contrôle du budget sur les crédits du programme national des renseignements extérieurs et les outils de gestion nécessaires pour superviser la communauté du renseignement, et notamment assurer la pleine intégration des services de renseignements étrangers et nationaux. Le président souhaite l'adoption d'une législation sur la réforme des services de renseignements qui soit compatible avec les recommandations de la Commission d'enquête sur les attentats du 11 septembre. La transformation du FBI (Bureau fédéral d'enquête) : Depuis trois ans, le président est à la tête des efforts visant à transformer le FBI pour en faire un organisme qui se concentrera sur la prévention des attentats terroristes grâce à la collecte de renseignements et autres mesures clés, tout en améliorant sa capacité de jouer son rôle traditionnel d'instance de classe internationale chargée d'assurer le respect des lois. L'établissement du Terrorist Threat Integration Center (TTIC) qui intégrera et analysera les renseignements sur les menaces terroristes réunis aux Etats-Unis et à l'étranger, assurant la coordination des services de renseignements et de la police. Des éléments de la CIA, du ministère de la défense, du ministère de la justice, du DHS et du FBI s'emploient à éliminer les "cloisons" entre nos analyses de renseignements. Créé au début de 2003, ce centre est considéré par la Commission d'enquête sur le 11 septembre comme la base du nouveau NCTC. La création du Terrorist Screening Center pour fusionner les listes de terroristes et fournir 24 heures sur 24 un soutien opérationnel au personnel fédéral du renseignement et aux membres des forces de police à travers le pays et à travers le monde. Ce centre veille à ce que les enquêteurs, spécialistes du dépistage et agents du gouvernement travaillent avec le même ensemble unifié et général d'informations sur les terroristes et à ce qu'ils aient accès aux renseignements et compétences techniques qui leur permettront d'intervenir rapidement quand un terroriste présumé sera dépisté ou arrêté. La création de l'U.S. Northern Command pour assurer au gouvernement fédéral, au gouvernement des Etats et aux gouvernements civils locaux une défense intégrée du territoire et un soutien coordonné du ministère de la défense. La proposition en faveur de la loi intitulée "USA Patriot Act", que le président a promulguée et qui renforce les possibilités d'application des lois afin de prévenir les actes de terrorisme, d'enquêter sur eux et de poursuivre leurs auteurs, facilitant ainsi les efforts déployés par le gouvernement fédéral pour contrecarrer les activités terroristes éventuelles à travers les Etats-Unis. Le président Bush continue à exhorter le Congrès à prendre des mesures pour veiller à ce que ces instruments indispensables du respect des lois ne viennent pas à expiration. La création du White House Homeland Security Council dirigé par un conseiller en matière de sécurité intérieure qui relève directement du président, pour coordonner la politique en matière de sécurité intérieure dans maints départements et services et qui est calqué sur le Conseil national de sécurité. La création du President's Board on Safeguarding American's Civil Liberties pour continuer à appliquer l'engagement pris par le président de protéger la vie privée et les autres droits des Américains. L'augmentation considérable des fonds consacrés à la sécurité intérieure Depuis 2001, le président a : - proposé de presque tripler, en 2005, les fonds alloués à la sécurité intérieure, les augmentant de 9,7 pour cent par rapport à l'exercice 2004, sans compter les fonds affectés à cette fin au ministère de la défense et au projet Bioshield ; - intensifié les mesures antiterroristes dans l'ensemble du ministère de la justice où une augmentation de 19 pour cent des crédits pour la sécurité intérieure est proposée par rapport à l'exercice 2004, ce qui portera ces fonds à 2,6 milliards de dollars. Le budget de 2005 porte également à 5,1 milliards de dollars le budget total du FBI, soit une augmentation de 1,9 milliard (près de 60 pour cent) par rapport au niveau de 2001 ; - affecté plus de 13 milliards de dollars pour aider les gouvernements des Etats et les gouvernements locaux à se préparer à faire face au terrorisme. Le président Bush a sollicité et obtenu des augmentations historiques et massives des fonds consacrés aux moyens de première intervention depuis le 11 septembre 2001. Ces fonds devraient être utilisés pour former et équiper les services de premiers secours et pour leur intervention en cas d'actes de terrorisme. La poursuite en justice des terroristes et le démantèlement des cellules de terroristes à l'intérieur des Etats-Unis : Le ministère de la justice a inculpé plus de 350 individus qui avaient été démasqués lors d'enquêtes sur le terrorisme et plus de 185 individus ont été condamnés ou ont plaidé coupable. Le gouvernement américain a démantelé des cellules de terroristes présumés dans les Etats suivants : New York, Washington, Orégon, Virginie septentrionale, Caroline du Nord et Floride. Le renforcement de la sécurité des transports Le gouvernement a mis en place une stratégie à plusieurs niveaux pour accroître la sécurité des transports aériens, dans les aéroports comme dans les airs. La Transportation Security Administration (TSA) filtre cent pour cent des passagers et bagages des vols commerciaux. Elle forme des centaines de pilotes à l'utilisation d'une arme à feu qu'ils sont autorisés à avoir dans le poste de pilotage, a ordonné le renforcement des portes des cabines de pilotage de 6.000 avions commerciaux et placé dans chacun des principaux aéroports des Etats-Unis des chiens spécialisés dans la détection d'explosifs. Des policiers de l'air sont affectés à bord de nos avions pour protéger les passagers et les équipages. Le budget proposé par le président pour l'exercice 2005 comporte 5,3 millions de dollars pour la sécurité des transports aériens, soit une augmentation de 93 pour cent (4,9 milliards) par rapport aux niveaux de 2001. L'amélioration de la sécurité des frontières Il y a trois ans, des inspecteurs de trois agences fédérales différentes étaient affectés à nos postes frontière. Aujourd'hui, l'U.S. Customs and Border Protection (CBP) regroupe toutes les activités d'inspection de ces postes en un seul service afin de présenter un "visage unique aux frontières". La police des frontières fait également partie de la CBP, ce qui crée une synergie entre les inspecteurs des postes frontière et ceux qui patrouillent entre ces postes. Plus de 18.000 agents de la CBP, 1.400 spécialistes de l'agriculture du CBP et 11.000 agents de la police des frontières gardent les frontières de notre pays. Le système d'entrée et de sortie US-VISIT utilise une technologie biométrique de pointe pour aider à assurer que nos frontières restent ouvertes aux voyageurs légitimes mais fermées aux terroristes. US-VISIT a été lancé dans 116 aéroports et 16 ports maritimes à travers le pays et ce programme est maintenant étendu aux postes frontière terrestres. Il donne d'excellents résultats et a permis de contrôler dans chacun des principaux aéroports des Etats-Unis plus de 8,5 millions de voyageurs depuis janvier. Le budget du président pour l'exercice 2005 comprend 7,1 milliards de dollars pour la sécurité des frontières, soit une augmentation de 3 milliards de dollars par rapport aux niveaux de 2001. L'accroissement de la sécurité des ports et des cargaisons Le président a considérablement accru les fonds alloués aux garde-côtes, y compris une augmentation spectaculaire des crédits destinés à la sécurité des ports et à l'acquisition de nouvelles ressources. Les garde-côtes ont mis sur pied plus d'une douzaine d'équipes de sécurité maritime composées chacune de 100 personnes afin d'assurer la défense de l'infrastructure essentielle et des transports maritimes de grande valeur ; utilisant des hélicoptères armés pour assurer la sécurité des côtes ; et passant en revue des milliers de plans de sécurité relatifs aux navires, aux installations et aux ports. Les fonds alloués aux mesures de sécurité des garde-côtes ont été augmentés de plus de 500 pour cent de l'arrivée au pouvoir du gouvernement actuel à la fin de 2004. Le projet de modernisation de la flotte de haute mer des garde-côtes a reçu un total de 1,5 milliard de dollars au cours des trois dernières années et le président a demandé 678 millions de dollars pour ce poste dans son budget de l'exercice 2005. Le ministère de la sécurité intérieure a renforcé les mesures visant à protéger le pays de l'entrée en contrebande de matériels radioactifs et d'engins nucléaires en équipant les inspecteurs du CBP, le personnel de bord des garde-côtes et les agents de la police des frontières de détecteurs de radiations portables et en installant des portiques de détection de radiations aux points d'entrée maritimes, terrestres, ferroviaires et aériens, y compris dans les bureaux de tri du courrier. Les premiers portiques de détection de radiations ont été installés en mars 2003. Le ministère de la sécurité intérieure a établi le National Targeting Center (NTC) qui utilise des protocoles analytiques assistés par ordinateur pour dépister les cargaisons et passagers à destination des Etats-Unis qui présentent le plus grand danger, en concentrant sur eux les contrôles et inspections. Ce centre filtre les données obtenues sur 100 pour cent des conteneurs transportés par voie maritime à destination des Etats-Unis (6 millions par an) afin d'identifier ceux qui posent "des risques élevés" ; le personnel du centre procède à l'inspection de 100 pour cent des conteneurs à haut risque. Le ministère de la sécurité intérieure a lancé la Container Security Initiative, déployant des fonctionnaires du CBP dans 25 ports maritimes étrangers pour procéder à un premier filtrage des conteneurs et dépister les matières illicites ou dangereuses qu'ils sont susceptibles de contenir avant leur chargement sur des navires à destination des Etats-Unis. La CSI exerce ses activités dans les ports d'où sont expédiés les deux tiers des conteneurs destinés aux Etats-Unis. De nouveaux ports seront ajoutés à la liste actuelle au cours des deux prochaines années. L'augmentation importante de nos moyens de biodéfense Mettre les Américains à l'abri du bioterrorisme a toujours été une priorité du gouvernement Bush depuis son entrée en fonctions. Depuis 2001, plus de dix milliards de dollars ont été investis dans tous les aspects de la biodéfense et les fonds alloués à NIH (National Institutes of Health) pour faire face au bioterrorisme ont été accrus de plus de 3.000 pour cent. Le président et le gouvernement ont : Approuvé la "Biodéfense pour le XXIe siècle", première stratégie nationale élaborée contre les menaces biologiques. Il s'agit d'une feuille de route pour la mise au point par les Etats-Unis de moyens généraux de biodéfense. Proposé le Projet Bioshield, qui a acquis force de loi et fournit de nouveaux outils pour l'acquisition de contremesures médicales permettant de protéger les Américains d' une attaque chimique, biologique, radiologique ou nucléaire. Le projet Bioshield est une mesure générale qui garantira que des ressources (5,6 milliards de dollars) seront disponibles pour financer les contremesures médicales de la prochaine génération, accélérer les travaux de recherche et de développement sur les contremesures médicales basées sur les récentes découvertes scientifiques les plus prometteuses et donner à la FDA (Federal Drug Administration) les moyens de rendre rapidement disponibles des traitements prometteurs dans les situations d'urgence. Développé les efforts internationaux visant à mettre en sécurité les matériels biologiques dangereux et empêcher leur acquisition par les terroristes. Déployé des systèmes d'alerte basés sur l'analyse d'échantillons environnementaux - le programme Biowatch, qui rend possible la détection d'attaques aux armes biologiques contre de grandes villes. A ce jour, le Biowatch a analysé plus d'un million d'échantillons. Augmenté les recherches et le développement de la biodéfense médicale au sein du ministère de la santé et des affaires sociales en portant les crédits à plus de 1,5 million de dollars chaque année depuis 2003, soit 30 fois les investissements de 2001. Quintuplé les fonds alloués au Stock stratégique national de médicaments pour le traitement des victimes d'attentats terroristes, assurant la disponibilité des "push packages" partout aux Etats-Unis dans les douze heures. Stocké suffisamment de vaccin antivariolique pour l'ensemble de la population américaine et vacciné plus de 600.000 membres des forces armées. Appris à des milliers de premiers intervenants ("first responders") à reconnaître les effets des armes de destruction massive et à y réagir. Créé le National Biodefense Analysis and Countermeasure Center pour appliquer systématiquement, pour la première fois, les dernières découvertes scientifiques à l'étude des renseignements secrets sur les programmes d'armes étrangers et mettre au point une médecine légale de premier ordre pour soutenir les enquêtes de la police sur les crimes biologiques. Lancé un important nouveau programme agricole et alimentaire pour lutter contre les maladies, animaux nuisibles et poisons susceptibles d'être intentionnellement utilisés par des terroristes. La protection de l'infrastructure fondamentale Le gouvernement a pris des mesures sans précédent pour protéger l'infrastructure fondamentale des Etats-Unis contre la menace terroriste, notamment avec le renforcement de la sécurité des fabriques de produits chimiques, des installations nucléaires et autres cibles éventuelles des terroristes. Le budget du président pour 2005 comprend l'octroi de 864 millions de dollars au ministère de la sécurité intérieure pour l'analyse des renseignements et la protection de l'infrastructure fondamentale, soit sept fois plus que les niveaux de 2002. Les progrès de la lutte mondiale contre le terrorisme Les trois engagements de notre stratégie pour la paix : Pour surmonter les dangers de notre époque, les Etats-Unis adoptent également une nouvelle approche sur la scène mondiale. Nous sommes résolus à braver les nouvelles menaces, au lieu de les négliger et de nous contenter d'attendre une nouvelle tragédie. Notre stratégie pour la paix comporte trois engagements : Premièrement, nous protégeons la paix en attaquant l'ennemi, en l'affrontant à l'étranger de façon à ne pas avoir à l'affronter sur notre sol. Nous éliminons les chefs de réseaux terroristes lors de raids-surprise, bouleversant leurs plans et leur financement et réduisant l'espace dans lequel ils peuvent librement opérer en les privant de territoire et du soutien des gouvernements. Deuxièmement, nous protégeons la paix en coopérant avec nos amis et alliés ainsi qu'avec les institutions internationales pour isoler et affronter les terroristes et régimes hors-la-loi. Les Etats-Unis sont à la tête d'une vaste coalition internationale visant à enrayer la prolifération des armes de destruction massive. Nous coopérons avec les Nations unies, l'Agence internationale de l'énergie atomique et les autres organisations internationales pour prendre des mesures propres à préserver notre sécurité commune. Troisièmement, nous favorisons la paix en soutenant l'essor de la démocratie ainsi que l'espoir et le progrès qui l'accompagnent, en remplacement de la haine et du terrorisme dans l'ensemble du Moyen-Orient. Dans les sociétés démocratiques prospères, les hommes et les femmes ne jurent pas fidélité aux mécontents et aux assassins ; ils s'emploient de tout coeur à améliorer leur existence. Et les gouvernements démocratiques n'abritent pas de camps de terroristes, ils n'attaquent pas leurs voisins pacifiques. Trois années de progrès : Nous appliquons depuis près de trois ans la stratégie qui consiste à défendre la paix, à la protéger et à la propager, une stratégie dont tout le monde peut constater les résultats. Afghanistan : Il y a trois ans, l'Afghanistan était le quartier général d'Al-Qaïda, le pays était gouverné par les talibans, l'un des régimes les plus arriérés et les plus brutaux des temps modernes. Aujourd'hui, des élections présidentielles sont prévues pour cet automne, les camps de terroristes sont fermés et le gouvernement afghan nous aide à pourchasser les talibans et les terroristes dans les régions reculées. Aujourd'hui, parce que nous sommes intervenus pour libérer l'Afghanistan, une menace a été supprimée et la sécurité des Américains est plus grande qu'auparavant. Pakistan : Il y a trois ans, le Pakistan était l'un des rares pays au monde qui reconnaissaient le régime taliban et Al-Qaïda était actif au Pakistan où il recrutait des membres sans grande opposition. Or les Etats-Unis n'étaient pas en bons termes avec les principaux dirigeants pakistanais, les gens dont nous avions précisément besoin pour mettre fin aux opérations d'Al-Qaïda dans cette partie du monde. Aujourd'hui, les Etats-Unis et le Pakistan collaborent étroitement dans la lutte antiterroriste et les forces pakistanaises encerclent les terroristes le long de leur frontière occidentale. Le président Musharraf est un ami de notre pays et nous a aidés à capturer Khalid Sheik Mohammed, l'homme qui avait dressé les plans opérationnels des attentats du 11 septembre. Aujourd'hui, parce que nous travaillons avec ses dirigeants, le Pakistan est notre allié dans la lutte contre le terrorisme et la sécurité des Américains est plus grande qu'auparavant. Arabie saoudite : Il y a trois ans, les terroristes étaient solidement établis en Arabie saoudite. A l'intérieur du pays, des collecteurs de fonds et autres sympathisants apportaient à Al-Qaïda une aide financière et logistique sans se heurter à beaucoup de surveillance ou d'opposition. Aujourd'hui, après les attentats perpétrés à Riyadh et ailleurs, le gouvernement saoudien sait qu'Al-Qaïda est son ennemi. L'Arabie saoudite s'emploie énergiquement à mettre fin aux activités des sympathisants et commanditaires des terroristes et elle a capturé ou tué un grand nombre des principaux dirigeants d'Al-Qaïda sur son sol. Aujourd'hui, parce que l'Arabie saoudite a compris le danger et s'est jointe à la lutte antiterroriste, la sécurité des Américains est plus grande qu'auparavant. Irak : Il y a trois ans, le dirigeant de l'Irak était un ennemi juré des Etats-Unis, un homme qui accordait refuge aux terroristes, qui avait utilisé des armes de destruction massive et transformé son pays en prison. Saddam Hussein était un boucher qui refusait de rendre compte de ses armes de destruction massive. Le gouvernement Bush, les membres du Congrès et le Conseil de sécurité des Nations unies ont étudié les renseignements recueillis sur l'Irak et perçu une menace. Le gouvernement précédent et le Congrès avaient examiné ces renseignements et fait d'un changement de régime en Irak un objectif de la politique américaine. En 2002, le Conseil de sécurité des Nations unies a une fois de plus exigé un rapport complet sur les programmes d'armes de Saddam Hussein. Comme il l'avait fait pendant 12 ans, Saddam Hussein a refusé d'accéder à cette demande. Le président Bush devait donc faire un choix : ou bien croire sur parole un dictateur cruel, ou bien intervenir pour défendre les Etats-Unis. Face à un tel choix, le président Bush défendra toujours les Etats-Unis. Nous avons eu raison d'intervenir en Irak. Nous nous sommes débarrassés d'un ennemi des Etats-Unis qui avait défié la communauté internationale pendant 12 ans, qui possédait les moyens de fabriquer des armes de destruction massive et qui aurait pu donner ces moyens aux terroristes résolus à les acquérir. Bien que nous n'ayons pas trouvé de stock d'armes de destruction massive, il constituait, après les attentats du 11 septembre, un risque que nous ne pouvions nous permettre de courir. Aujourd'hui, le dictateur à l'origine de décennies de meurtres et de troubles, qui avait envahi ses voisins à deux reprises, qui abritait des dirigeants terroristes et qui avait utilisé des armes chimiques, est finalement entre les mains de la justice. L'Irak devient maintenant un exemple de réforme dans la région. Les forces irakiennes de sécurité combattent aux côtés des troupes de la coalition pour venir à bout des terroristes et des combattants étrangers. Aujourd'hui, parce que les Etats-Unis et les membres de notre coalition ont aidé à mettre fin au régime violent de Saddam Hussein et parce que nous aidons à mettre à sa place une démocratie pacifique, la sécurité des Américains est plus grande qu'auparavant. Libye : Il y a trois ans, la Libye, qui soutenait depuis longtemps le terrorisme, dépensait des millions pour acquérir des armes chimiques et nucléaires. Aujourd'hui, les milliers de munitions chimiques de la Libye ont été détruits et l'équipement nécessaire à la production de matériel nucléaire qui aurait menacé la vie de centaines de milliers de personnes est stocké à Oak Ridge, dans le Tennessee. Aujourd'hui, parce que le gouvernement libyen a constaté la détermination du monde civilisé et évalué correctement ses propres intérêts, la sécurité des Américains est plus grande qu'auparavant. La prolifération des armes Il y a trois ans, un réseau privé de prolifération des armes administré par le chercheur nucléaire pakistanais A.Q. Khan vendait des plans et de l'équipement nucléaire à des pays tels que la Libye, l'Iran et la Corée du Nord. Aujourd'hui, le réseau d'A.Q. Khan a été exposé au grand jour, nous avons mis fin à l'une des plus dangereuses sources mondiales de prolifération et la sécurité des Américains est plus grande qu'auparavant. Le démantèlement du réseau de prolifération a été possible grâce au travail remarquable accompli par la CIA. Des agents dévoués ont travaillé sans relâche pour obtenir des renseignements d'une importance capitale, s'exposant parfois à de grands risques personnels. Nos services de renseignements s'acquittent d'une tâche essentielle pour notre pays. La Commission spéciale du Sénat sur le renseignement a identifié certains défauts dans nos services de renseignements et son rapport nous aidera dans nos réformes. Le président Bush estime que les mesures de réforme devraient consister : 1) à accroître le nombre d'agents du renseignement de façon à couvrir l'ensemble du globe ; 2) à investir dans la meilleure technologie de pointe pour nous permettre d'être à l'écoute et de dépister les dangers ; et 3) à obtenir une meilleure coordination entre les services de renseignements. Le président a proposé l'établissement de la Prolifération Security Initiative (PSI). La PSI est un vaste partenariat international de pays qui, utilisant leurs propres lois et ressources, coordonneront leurs mesures pour empêcher l'expédition par les voies maritimes, aériennes et terrestres de technologies dangereuses à destination et en provenance d´Etats et d'acteurs non étatiques soupçonnés d'activités en matière de prolifération. Le président a proposé que les Etats-Unis mènent la campagne en faveur de l'adoption de la résolution 1540 du Conseil de sécurité de l'ONU qui exige que les Etats procèdent à l'incrimination pénale de la prolifération des armes et des vecteurs causée par des acteurs non étatiques, qu'ils adoptent et appliquent des contrôles efficaces à l'exportation et assurent la sécurisation des matériels sensibles. La défense antimissile Les Etats-Unis vont bientôt entamer le déploiement opérationnel de moyens initiaux pour se protéger des missiles balistiques à grand rayon d'action en provenance d'Etats voyous comme la Corée du Nord. Il s'agira, à l'origine, de moyens limités mais qui fourniront la base d'améliorations au fur et à mesure de l'évolution des menaces et de la technologie. Le financement du terrorisme : Le 23 septembre 2001, le président Bush a ouvert un nouveau front dans la guerre contre le terrorisme en signant un décret qui gèle les avoirs aux Etats-Unis des personnes et organisations impliquées dans le terrorisme et qui autorise le secrétaire d'Etat et le ministère des finances à identifier, désigner et geler les avoirs aux Etats-Unis des terroristes et de leurs commanditaires. Depuis le 11 septembre 2001 : - Les Etats-Unis ont désigné 387 personnes morales en tant que terroristes ou commanditaires de terroristes et gelé près de 142 millions de dollars d'avoirs liés au terrorisme. Plus de 37 millions de dollars ont été gelés aux Etats-Unis. - Près de 1.500 comptes et transactions liés aux terroristes ont été bloqués à travers le monde, dont 151 aux Etats-Unis. - Plus de 80 pays ont également adopté de nouvelles lois se rapportant au terrorisme et 94 ont établi des services de renseignements financiers. - Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, plus de 170 pays et juridictions ont donné des ordres de gel. Date de rédaction:
17 septembre 2004 Mise à jour:
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