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AGOA III : un groupe rend hommage à douze parlementairesLa prorogation de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique
Par Brian Kaper Washington - La loi sur l'accélération de l'application de l'AGOA (loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique) que le président Bush a promulguée le 13 juillet proroge l'AGOA jusqu'en 2015 et élargit sa portée. Baptisée AGOA III, la nouvelle loi est considérée par maintes personnes comme une mesure importante pour accroître les investissements américains en Afrique subsaharienne. Bien qu'elle proroge jusqu'en 2015 la plupart des avantages commerciaux prévus pour les 37 pays africains qui remplissent les conditions nécessaires, une disposition relative à la fabrication et à l'exportation de vêtements qui devait expirer le 30 septembre n'a été prorogée que jusqu'à la fin de 2007. La nouvelle loi prévoit aussi que le ministère de l'agriculture des Etats-Unis doit envoyer des représentants en Afrique afin d'aider divers secteurs à se conformer aux normes nécessaires pour exporter leurs produits aux Etats-Unis. La promulgation de l'AGOA III a été une cause de célébration le 21 juillet, lorsque le Comité d'action en faveur de l'AGOA, qui regroupe des ambassadeurs, des parlementaires et des dirigeants d'entreprise, s'est réuni à Washington pour rendre hommage aux douze parlementaires qui avaient contribué à faire adopter la nouvelle loi. M. Jim McDermott (représentant républicain de l'Etat de Washington), qui est considéré comme le principal auteur de l'AGOA, figurait parmi ces parlementaires. Il a déclaré que le dernier texte de loi permettrait à l'Afrique subsaharienne de participer à l'économie mondiale. Lors de l'interview qu'il a accordée au "Washington File", M. McDermott a déclaré : "Je pense que l'Afrique commence peu à peu à occuper sa place dans le monde sur un pied d'égalité. Elle est dotée d'immenses richesses naturelles, et il s'agit de savoir comme elle peut en tirer parti (...), ne pas être seulement pour nous un lieu d'exploitation de ces richesses, mais se doter des moyens nécessaires (...) pour exporter des produits finis." M. McDermott a indiqué que plusieurs secteurs en Afrique étaient en expansion, notamment le tourisme vert qui devrait jouer un plus grand rôle au fur et à mesure du développement de l'infrastructure. Par ailleurs, il s'est déclaré d'avis que les investissements pouvaient fortement contribuer à la prévention des conflits auxquels certains pays africains étaient en proie. "La plupart des gens se battent (...) pour nourrir leur famille, pour avoir un logement et pour scolariser leurs enfants. Si l'on commence à développer l'économie, il sera alors moins probable que les gens se battent pour ces mêmes raisons." L'apport de nouveaux investissements permettra aux Africains de trouver du travail, ce qui leur donnera l'argent nécessaire pour satisfaire leurs besoins fondamentaux et, par voie de conséquence, supprimera les causes de lutte entre groupes. Pour sa part, M. Phil Crane (représentant républicain de l'Illinois) a déclaré au "Washington File" que les Etats-Unis devaient encourager les investissements au lieu d'accorder une aide s'ils voulaient permettre aux pays africains de se doter d'une économie en expansion durable. "Le libre-échange, a-t-il dit, a fait plus pour promouvoir les valeurs du monde civilisé que toute autre chose au cours de l'histoire de l'humanité." Selon lui, les échanges commerciaux et la création d'entreprises aident plus un pays à se sortir de la pauvreté que l'aide extérieure. "Les investissements sont essentiels en Afrique subsaharienne car les échanges commerciaux créent la croissance et les possibilités économiques (...) nécessaires à l'amélioration des conditions de vie de toute la population." De son côté, M. Chuck Grassley (sénateur républicain de l'Iowa) s'est fait l'écho de M. McDermott en déclarant : "Les gens qui participent à des échanges commerciaux ne se font pas en général la guerre. Je considère donc ce texte de loi comme un moyen d'encourager la paix et l'entente." M. Grassley a cité des exemples de la guerre froide pour montrer comment les échanges commerciaux pouvaient transformer un pays ruiné par la guerre en une puissance économique. Il y a cinquante ans, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan ne jouaient guère un rôle important sur le marché mondial, a-t-il dit en se déclarant d'avis que l'AGOA permettrait aux pays africains de réussir comme ces trois pays et de participer sur un pied d'égalité à l'économie mondiale. Date de rédaction:
27 juillet 2004 Mise à jour:
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