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M. Powell et l'aide des Etats-Unis aux victimes du tsunamiLe secrétaire d'Etat souligne la nécessité d'envoyer une aide adaptée aux besoins de chacun des pays touchés.
Par Peggy B. Hu Washington - L'aide des Etats-Unis aux victimes du séisme qui s'est produit le 26 décembre dans l'océan Indien et des raz-de-marée qui y ont fait suite comprend l'octroi de fonds, le détachement de spécialistes en matière d'aide aux victimes de catastrophes et l'envoi de fournitures de premiers secours, a indiqué le secrétaire d'Etat, M. Colin Powell, lors d'interviews qu'il a accordées le 28 décembre à plusieurs chaînes de télévision. Les Etats-Unis, a-t-il expliqué, se sont engagés à faire parvenir 15 millions de dollars à des organismes d'aide aux sinistrés, notamment à la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Ils ont dépêché des spécialistes attachés à l'Agence de développement des Etats-Unis (USAID) et envoyé des avions militaires chargés d'approvisionnements de secours. Pour sa part, le porte-parole adjoint du département d'Etat, M. Adam Ereli, a indiqué quelques heures plus tard, lors de son point de presse du 28 décembre, que M. Powell s'était entretenu avec l'administrateur de l'USAID, M. Andrew Natsios, et que les deux hommes avaient débloqué 20 millions de dollars supplémentaires pour ajouter aux 15 millions déjà promis. Ces fonds, a précisé M. Ereli, seront mis à la disposition des ambassades des Etats-Unis situées dans les pays touchés, d'organisations non gouvernementales locales et d'autres organismes pour qu'ils puissent faire parvenir du matériel, des fournitures et des secours aux sinistrés lorsque les besoins seront connus. Le gouvernement thaïlandais a autorisé l'utilisation de la base aérienne Utapao en tant que centre régional de coordination de l'aide, et, selon la Maison-Blanche, une douzaine d'avions C-130 de l'"U.S. Pacific Command" vont servir à transporter des articles de première nécessité, notamment des vivres, de l'eau, des couvertures et des matériaux pour la construction d'abris d'urgence. De l'avis de M. Powell, il ne fait aucun doute que les besoins en matière d'aide vont s'accroître, mais il est important d'évaluer soigneusement les besoins distincts de chaque pays afin d'allouer l'aide aussi efficacement que possible. "Il faut être sûr, a-t-il dit, d'envoyer aux sinistrés ce dont ils ont vraiment besoin et non pas de leur donner tout un tas de choses inutiles qui surchargeront l'ensemble des réseaux de transport." Le secrétaire d'Etat a invité les personnes désireuses d'apporter une aide aux victimes de la catastrophe à consulter le site Internet du département d'Etat (http://www.state.gov) pour trouver des renseignements au sujet de la remise de dons. Il a précisé que les Etats-Unis avaient reçu des demandes directes d'aide de la part du Sri Lanka et des demandes générales d'aide de la part de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Il est aussi entré en contact avec le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, et avec tous les ministres des affaires étrangères des pays touchés et a prié ces derniers de s'adresser à l'ambassade des Etats-Unis de leur pays pour recevoir une aide. Réagissant à une remarque faite le 27 décembre par le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l'ONU, M. Jan Egeland, concernant le manque d'empressement manifesté par divers pays en vue d'appuyer financièrement les opérations de secours, M. Powell a assuré que les Etats-Unis n'étaient pas "pingres". Il a rappelé qu'ils étaient le pays qui contribuait le plus aux opérations internationales de secours. "Nous faisons plus (que tout autre pays) pour aider les gens qui souffrent de la faim ou de la pauvreté ou qui sont touchés par le VIH/sida, et notre gouvernement peut se targuer d'être responsable d'une forte augmentation de l'aide des Etats-Unis à l'étranger. En ce qui concerne cette terrible tragédie, il faut cependant que nous sachions quels sont exactement les besoins avant d'y répondre de concert avec les autres membres de la communauté internationale", a-t-il souligné. Pour sa part, le porte-parole adjoint du département d'Etat, M. Ereli, a déclaré : "Nous savons que les besoins vont être plus importants. Il s'agit là d'une catastrophe d'une ampleur presque inimaginable et elle exigera une aide massive pendant un certain temps (...) Nous sommes résolus à apporter une aide." Date de rédaction:
29 décembre 2004 Mise à jour:
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