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La réaction des E.-U. au tsunami illustre l'importance accordée à l'aideL'aide au développement sera un objectif prioritaire en 2005, déclare M. Alan Larson.
Par Kathryn McConnell Washington - La rapidité et la générosité avec laquelle les Etats-Unis ont réagi pour venir en aide aux sinistrés du tsunami en Asie du Sud et en Afrique de l'Est constituent une nouvelle illustration de la priorité qu'accorde ce pays à l'atténuation de la pauvreté et au développement économique dans le monde, affirme M. Alan Larson, sous-secrétaire d'Etat aux affaires commerciales, économiques et agricoles. La promotion du développement économique dans les pays pauvres du monde sera, affirme-t-il, l'un des grands objectifs de politique étrangère des Etats-Unis en 2005. Lors d'une conférence de presse donnée le 13 janvier au Club national de la presse à Washington, M. Larson a indiqué que les Etats-Unis ont déjà décaissé 88 millions de dollars sur les 350 millions promis, afin de procurer aux populations touchées par le raz-de-marée de l'eau potable, des vivres, des abris provisoires ainsi qu'une aide médicale et sanitaire. De plus, plus de 14.000 soldats américains participent à la distribution des secours dans la région, a-t-il fait observer. En outre, l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), en coordination avec des partenaires locaux et d'autres donateurs, a entrepris la mise au point réfléchie de plans de reconstruction à long terme qui se fondent sur les priorités que les pays intéressés ont eux-mêmes dressées en matière de redressement des zones touchées. Dans le cadre de cette initiative, des représentants de diverses entreprises américaines rencontreront les ambassadeurs des pays en question le 18 janvier dans les locaux de la Chambre de commerce des Etats-Unis à Washington. M. Larson a qualifié de « stupéfiante » la réaction du secteur privé américain à la catastrophe : les contributions privées ont déjà atteint 360 millions de dollars. Il a également jugé « capitale » la décision du 12 janvier du Club de Paris (le groupe des principaux Etats créanciers du monde) de suspendre les remboursements de dette des Etats frappés par le tsunami en attendant que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) achèvent leur évaluation des besoins en matière de reconstruction et de financement. Selon M. Larson, les Etats-Unis adoptent une approche globale lorsqu'il s'agit d'élaborer leurs engagements en matière d'aide au développement. Ils partent notamment du principe que chaque pays est responsable des décisions qui portent sur son avenir économique et que chaque pays doit mobiliser toutes les ressources disponibles, tant publiques que privées, en vue de réaliser une croissance soutenue. En 2004, l'aide publique au développement (APD) des Etats-Unis a presque doublé par rapport à 2000 pour dépasser 19 milliards de dollars, somme supérieure à celle de tout autre pays. Les Etats-Unis occupent également le premier rang mondial en matière d'aide alimentaire. En 2004, celle-ci a atteint 2,1 milliards de dollars, sans compter le soutien apporté au développement de l'agriculture à l'étranger. Mais l'APD est elle-même inférieure à une autre source capitale de développement économique du tiers monde, à savoir les envois d'argent en provenance des Etats-Unis par les étrangers qui y travaillent. Ces versements ont totalisé 28 milliards de dollars en 2003. Les Etats-Unis encouragent les pays en développement à faciliter ces transactions et à les rendre moins coûteuses. Les importations américaines en provenance du monde en développement, qui se sont montées à 604 milliards de dollars en 2003, constituent une autre source essentielle d'aide, a souligné M. Larson. Le commerce est en effet un important moteur du progrès, a estimé le haut responsable. Selon lui, l'aboutissement des négociations actuelles au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pourrait permettre à quelque 140 millions de personnes de sortir de la pauvreté et ajouter des milliards de dollars aux revenus des pays en développement. Les Etats-Unis encouragent en outre les pays en développement à investir davantage de leur épargne intérieure dans des projets propres à stimuler la productivité et la croissance, a-t-il dit. Date de rédaction:
14 janvier 2005 Mise à jour:
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