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Tsunami : l'aide internationale doit être massive, affirme M. PowellLe secrétaire d'Etat, M. Colin Powell, et le gouverneur de la Floride, M. Jeb Bush, vont se rendre en Thaïlande, en Indonésie et à Sri Lanka
Par Ralph Dannheisser Washington - Le 2 janvier, à l'occasion d'interviews accordées à diverses chaînes de télévision avant sa tournée de plusieurs pays de l'océan Indien ravagés par le tsunami du 26 décembre, le secrétaire d'Etat, M. Colin Powell, a souligné la détermination des Etats-Unis à faire tout ce qui était en leur pouvoir pour appuyer les secours aux victimes de cette catastrophe. Déclarant que la catastrophe était l'une des pires que le monde ait jamais connues en termes de pays concernés, de victimes, de personnes déplacées, disparues ou blessées, M. Powell a laissé entendre que l'aide de la communauté internationale devait se faire sur une très grande échelle. Le secrétaire d'Etat a précisé que lui-même, M. Jeb Bush (le frère du président) et les membres de leur délégation rencontreraient des dirigeants de la région et des représentants d'organisations internationales travaillant sur le terrain afin de voir quelle aide supplémentaire les Etats-Unis pourraient être amenés à fournir. La Thaïlande est la première étape sur leur itinéraire, avec une escale à Bangkok et Phuket. La délégation se rendra ensuite à Jakarta et à Aceh en Indonésie et enfin à Sri Lanka. M. Powell a indiqué également qu'il prendrait part à une conférence internationale qui se tiendra à Jakarta le 6 janvier et à laquelle participeront le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, et d'autres hauts responsables. Il a rejeté les critiques selon lesquelles les Etats-Unis, qui se sont engagés à débloquer 350 millions de dollars pour appuyer les secours, avaient été trop lents à réagir à la catastrophe et avaient pris, au début, des mesures trop « frileuses », faisant valoir que les Etats-Unis avaient immédiatement offert une aide et qu'ils l'avaient accrue après avoir eu une meilleure idée de l'ampleur de la catastrophe. « Nous avons dépêché des équipes de spécialistes, nous avons envoyé des bateaux remplis de nourriture, nous avons déployé des forces militaires attachées à notre commandement du Pacifique. Par ailleurs, une escadre aéronavale transportant de l'aide a été envoyée, avec à bord des hélicoptères pour acheminer cette aide vers les zones sinistrées », a-t-il souligné. De l'avis de M. Powell, la difficulté, maintenant, c'est d'acheminer les secours vers les zones sinistrées reculées, les secours tendant à rester bloqués dans les aéroports et dans les ports. « Il est nécessaire d'avoir, à l'autre bout, un système de distribution adéquat. Il existe invariablement une combinaison d'organisations internationales et d'organisations non gouvernementales, mais au bout du compte c'est le gouvernement qui en a la responsabilité », a expliqué M. Powell. La reconstruction des zones dévastées demandera plusieurs années et ce sont aussi les pays touchés qui en ont la responsabilité, mais, a souligné le secrétaire d'Etat, ces derniers vont avoir besoin de beaucoup d'aide, et « le président Bush a indiqué clairement que les Etats-Unis se trouveront sur la ligne de front à ce plan comme ils l'ont été historiquement dans toutes les circonstances similaires ». M. Powell a expliqué que l'aide des Etats-Unis revêtait de nombreuses formes. « Parfois, il s'agit de contributions directes comme les 350 millions de dollars qui ont été mentionnés. Parfois, les dons proviennent du secteur privé », a-t-il dit, citant en exemple des sociétés qui ont indiqué qu'elles contribueraient des montants identiques à ceux faits par leurs employés et la société « Amazon.com », qui vend, entre autres, des livres, des vidéos et des CD de musique par le biais de l'internet, et qui a encouragé ses clients à faire des dons à la Croix-Rouge américaine. « Au cours des derniers jours, la société Amazon.com a recueilli 14 millions de dollars. La société AOL.com et bien d'autres obtiennent des résultats semblables. Cela est typique de la générosité des Américains. Il faut donc tenir compte de cette forme d'aide et aussi de celle que nos militaires prodiguent tout au long de l'année si l'on veut vraiment calculer ce que donnent les Américains », a-t-il souligné. Pour lui, tout investissement dans des pays moins fortunés est un investissement dans la sécurité nationale. « Lorsque les nations sont pauvres, qu'elles ne voient aucun espoir, qu'elles sont en proie à la maladie, le radicalisme s'y instaure ; les gens n'ont plus foi en la démocratie et ils commencent à se tourner vers d'autres directions. Il s'agit donc non seulement d'un investissement dans le bien-être de ces personnes, ce qui est déjà une très bonne chose, c'est aussi un investissement dans notre propre sécurité nationale », a-t-il fait valoir. Les Etats-Unis, a-t-il indiqué, sont disposés à faciliter la création d'un système d'alerte aux tsunamis qui couvrirait l'océan Indien afin d'éviter une nouvelle tragédie comme celle du 26 décembre. « Nous avons, notamment avec la NOAA (Administration océanique et atmosphérique nationale), l'expérience scientifique liée à ce genre de système d'alerte et nous voulons travailler aux côtés de la communauté internationale. Mais les pays de la région doivent aussi le souhaiter », a dit M. Powell, rappelant que si les scientifiques savent comment mettre sur pied un système d'alerte aux tsunimis, « il faut de l'argent, de l'équipement, des ressources » pour l'installer. Date de rédaction:
03 janvier 2005 Mise à jour:
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