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Actualités de Washington
  

L'initiative de M. Bush au Moyen-Orient vise à aider les gouvernements de la région

Il ne s'agit pas de leur imposer les vues des Etats-Unis.

Par David Shelby
Rédacteur du "Washington File"

Washington - Un ancien secrétaire d'Etat adjoint aux affaires proche-orientales, M. Edward Walker, affirme que l'Initiative du président Bush en faveur du Grand Moyen-Orient vise à aider les gouvernements de cette région à s'adapter aux réalités économiques et démographiques.

"Si nous prônons des réformes, ce n'est pas dans notre intérêt, mais dans celui de ces gouvernements. Ces pays connaissent des taux de chômage pouvant aller jusqu'à 25 %. Ils doivent faire face à une explosion démographique, et il leur faut éduquer les jeunes et créer des emplois pour eux. Cela nécessitera des changements", a déclaré M. Walker, le 10 mars, lors d'une émission télévisée de la Voix de l'Amérique.

"Il n'a jamais été question d'imposer cette initiative. Ceux qui l'ont conçue, et avec lesquels j'ai discuté, le confirment."

Il a expliqué que cette initiative visait à rassembler un large groupe de partenaires aux fins de discussions des types de programmes susceptibles d'accélérer la croissance économique et les possibilités politiques dans le monde arabe. Seulement la presse a eu vent trop tôt de cette initiative, et l'a décrite comme un ordre du jour imposé de l'extérieur.

"Notre gouvernement avait seulement l'intention d'impliquer nos partenaires européens et arabes dans une plus vaste initiative, afin qu'ils aient la maîtrise de leurs propres programmes."

"Dans le monde d'aujourd'hui, il est impossible de stagner. Il y a trop d'interdépendance, et afin d'être concurrentiels, ces pays vont devoir changer. Pour créer des emplois, ces pays vont devoir changer."

Il a ensuite affirmé : "Lorsque les pays arabes auront décidé ce qu'ils peuvent faire et à quel rythme, et quelles réformes mettre en oeuvre dans le contexte de leur propre culture, alors nous pourrons les aider."

Il a toutefois ajouté : "C'est aux Arabes d'établir leur calendrier. C'est à eux de déterminer leurs priorités et de prendre les grandes décisions qui concernent leurs sociétés."

Il a tenu à souligner que ce processus n'était pas limité à un dialogue entre gouvernements. Il faut également établir un dialogue interne entre les gouvernements arabes et leurs peuples, et associer les populations à ce processus par le truchement d'associations et d'organisations non gouvernementales.

M. Walker s'est déclaré particulièrement encouragé par l'évolution du "dialogue national" en cours en Arabie saoudite. "J'ai été très impressionné par ce qui se passe en ce moment en Arabie saoudite. Je crois que ce dialogue national est une proposition extrêmement saine. Les discussions en cours au sein de la société saoudienne, qui portent notamment sur son avenir (...) sont très saines."

Il a affirmé que ce type de débat interne était l'une des fondations principales de la démocratisation.

En réponse à une question d'un journaliste sur le lien entre les reformes des sociétés arabes et le règlement du conflit israélo-palestinien, M. Walker a déclaré qu'il était d'avis que ce conflit était la clé du problème dans la région et que son règlement créerait une atmosphère plus propice à l'accélération des réformes.

Il a toutefois ajouté : "Je ne pense pas que la paix au Proche-Orient soit une condition préalable de la création d'emplois pour les jeunes en Arabie saoudite, en Egypte ou ailleurs dans le monde arabe. Il s'agit là de voies parallèles."


Date de rédaction: 11 mars 2004 Mise à jour:

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