jump over navigation bar
Department of State SealU.S. Department of State
International Information Programs and USINFO.STATE.GOV url
Thématique Régions Ressources Produits    English |  Español |  Русский |  Arabic |  Chinese |  Persian
Actualités de Washington
  

Le Compte du millénaire et la responsabilité des pays bénéficiaires

Interview du président-directeur général de la Société du Compte du millénaire

Par Jim Fisher-Thompson
Rédacteur du "Washington File"

Washington - Le président-directeur général de la Société du Compte du millénaire ("Millennium Challenge Corporation" ou MCC), M. Paul Applegarth, est convaincu que le nouveau programme d'aide des Etats-Unis au développement sera couronné de succès car il met l'accent sur l'esprit d'initiative et sur la responsabilité, qui sont à la base de la prospérité des Etats-Unis.

De retour d'un voyage au Mozambique et au Lesotho, il a accordé au "Washington File", le 1er novembre, une interview au cours de laquelle il a indiqué que le Compte du millénaire jouissait d'un grand soutien de la part du président Bush et de la majorité des parlementaires et qu'il était devenu une pièce maîtresse de l'aide à l'étranger des Etats-Unis.

Après avoir indiqué que 16 pays, dont 8 pays africains, pouvaient prétendre en 2004 à une aide du Compte du millénaire, dont la dotation était de 1 milliard de dollars pour cette année-là, M. Applegarth a déclaré : "Nous pensons que nous sommes en train d'utiliser des ressources à bon escient en aidant des personnes à s'aider elles-mêmes, et c'est là quelque chose dont les Américains peuvent être fiers."

La stratégie de développement de la MCC, a-t-il dit, est adaptée aux besoins de chaque pays et se fonde sur les propositions que ses pouvoirs publics ont soumises aux spécialistes des finances et du développement que compte le personnel de la MCC.

M. Applegarth est actuellement (du 14 au 23 novembre) en tournée dans trois pays africains qui peuvent prétendre à une aide du Compte du millénaire, à savoir le Bénin, Madagascar et le Mali. Avant d'être nommé le 6 mai 2004, par le président Bush, à la tête de la Société du compte du millénaire, il était président-directeur général de l'"Emerging Africa Infrastructure Fund", fonds créé par 4 Etats européens pour financer des projets de développement en Afrique subsaharienne. Il est également un ancien cadre supérieur de l'établissement financier "American Express/Lehman Brothers".

Le Compte du millénaire tire son origine de la Conférence internationale sur le financement du développement qui s'est tenue il y a deux ans et demi à Monterrey (Mexique) et au cours de laquelle le président Bush a préconisé un "nouveau contrat en faveur du développement dans le monde" entre pays donateurs et pays bénéficiaires. Il s'est alors engagé à porter la dotation du Compte du millénaire à 5 milliards de dollars par an à compter de 2006.

Selon M. Applegarth, la MCC a recours à des "indicateurs objectifs" pour évaluer si les conditions locales sont propices au financement de projets. Elle sélectionne les pays en fonction de leurs résultats notamment pour ce qui est de gouverner avec justice, d'investir dans le domaine social et d'entreprendre des réformes axées sur l'économie de marché.

Lorsque la dotation annuelle du Compte du millénaire sera portée à 5 milliards de dollars à compter de 2006, il s'agira là de l'augmentation de l'aide des Etats-Unis à l'étranger la plus forte depuis le plan Marshall qui a fait suite à la Seconde Guerre mondiale.

Les 16 pays qui peuvent prétendre à une aide du Compte du millénaire pour l'année budgétaire 2005 sont : l'Arménie, le Bénin, la Bolivie, la Géorgie, le Ghana, le Honduras, le Lesotho, Madagascar, le Mali, la Mongolie, le Maroc, le Mozambique, le Nicaragua, le Sénégal, le Sri Lanka et Vanuatu. Douze autres pays, qui font partie de la liste des "pays du seuil", pourront aussi prétendre à une aide dès qu'ils auront mis en oeuvre les réformes nécessaires. Il s'agit du Burkina Faso, de la Guyana, du Kenya, du Malawi, de l'Ouganda, du Paraguay, des Philippines, de Sao-Tomé-et-Prince, de la Tanzanie, du Timor oriental, du Yémen et de la Zambie.

Le lendemain de la réélection du président Bush, M. Applegarth a déclaré à propos du Compte du millénaire : "Que nous soyons républicains ou démocrates, nous tentons de sélectionner de bons pays et partenaires pour oeuvrer de concert avec eux. Nous sommes les représentants des contribuables américains. Nous considérons qu'il s'agit d'un investissement en faveur de la réduction de la pauvreté et de l'accélération de la croissance économique. Nous encourageons nos partenaires à considérer notre aide comme une ressource rare qu'ils ne doivent pas gaspiller."

"Au fur et à mesure que les Américains découvrent ce programme, a-t-il ajouté, ils pensent qu'il est excellent (...). L'argent doit aller aux Etats qui l'emploient à bon escient. Il convient d'apprendre aux gens à pêcher au lieu de leur donner simplement du poisson ainsi que de les aider à sortir du cycle de la dépendance en consacrant son attention sur la responsabilisation et les résultats obtenus et en reconnaissant que c'est aux pays bénéficiaires qu'il incombera de juger de la réussite du programme."

Lors de ses entretiens avec de hauts responsables et des dirigeants d'entreprises du Lesotho et du Mozambique, M. Applegarth a souligné que les projets de développement qui recevaient le soutien de la population favorisaient un sentiment d'appartenance au niveau local et qu'ils étaient les plus susceptibles de donner des résultats.

Son voyage au Lesotho et au Mozambique, a-t-il dit, était principalement destiné à faire la connaissance des responsables de ces pays et à leur faire part de la volonté des Etats-Unis de s'attaquer avec eux aux problèmes de développement. Au Mozambique, son entourage (qui comprenait 4 responsables de la MCC, l'ambassadeur des Etats-Unis et le directeur de la mission de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international) et lui ont parcouru près de 2.000 km et fait 7 arrêts en un jour pour voir le lieu d'éventuels projets de développement.

Au Lesotho, a-t-il dit, "nous nous sommes rendu compte de la qualité de la proposition que le gouvernement avait soumise à la MCC. Les Lesothans ont été tout à fait explicites au sujet de leur politique qui fait appel au secteur privé pour encourager la croissance, le développement et la réduction de la pauvreté."

En conclusion, M. Applegarth a souligné que l'aide fournie par le Compte du millénaire ne donnerait des résultats que si les pays bénéficiaires l'utilisaient à bon escient et que s'ils mettaient en oeuvre les réformes économiques nécessaires.


Date de rédaction: 15 novembre 2004 Mise à jour:

Options:  Version imprimable Version imprimable    Envoyez cet article par courriel Envoyez cet article par courriel     Abonnement Abonnement

Retour


       Le présent site est géré par le département d'État des États-Unis.
       Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer.