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Actualités de Washington
  

G8 : l'Afrique, l'environnement, la paix au Moyen-Orient à l'ordre du jour

La conférence de presse du 30 juin du président Bush avec des journalistes étrangers

Le 30 juin, à l'occasion d'une conférence de presse accordée à la presse étrangère, le président Bush a indiqué qu'il se réjouissait de participer au prochain sommet du Groupe des Huit (G8), qui se tiendra du 6 au 8 juillet à Gleneagles (Écosse) et de s'entretenir avec les dirigeants du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon, de la Russie et du Royaume-Uni avec lesquels il entretient de très bonnes relations personnelles.

Il a précisé que l'Afrique aurait la place d'honneur à l'ordre du jour du sommet, mais que les questions touchant l'environnement y figureraient aussi en bonne place car « il est important que le débat dépasse Kyoto et que nous parlions des mesures que nous pouvons prendre de concert ».

Les progrès de la paix au Moyen-Orient doivent y être évoqués, a-t-il dit, et M. James Wolfensohn, l'envoyé spécial pour la région, fera état des moyens qui, à son sens, pourraient aider à améliorer la sécurité pour les Palestiniens et à encourager l'esprit d'entreprise pour que les gens puissent améliorer leur sort.

Interrogé à propos de l'aide des États-Unis à l'Afrique, M. Bush a souligné que les États-Unis avaient triplé leur aide à ce continent depuis qu'il avait assumé la présidence et qu'il avait demandé au Congrès de doubler, d'ici 2010, l'aide publique des États-Unis à l'Afrique.

Prônant une stratégie à plus long terme en ce qui concerne l'aide à l'Afrique, il a rappelé que l'aide n'était qu'un des éléments sous-tendant une solution aux problèmes de l'Afrique et qu'il était inapproprié de mesurer l'engagement d'un pays en vertu du pourcentage de son produit intérieur brut qu'il consacre à l'aide, faisant valoir que la structure du code fiscal des États-Unis encourageait les personnes privées à faire des contributions.

« L'aide aux pays en développement n'est pas simplement constituée de dons provenant de gouvernements », a-t-il rappelé.

Lorsqu'on lui a demandé dans quelle mesure la politique commerciale en vigueur et les subventions entravaient les progrès en Afrique, le président Bush a fait remarquer qu'en fin de compte, ce seront le commerce, les échanges et la croissance économique qui combleront le besoin d'aide, et qu'en raison de l'ouverture des marchés américains, « les exportations en provenance d'Afrique subsaharienne ont augmenté de 88 % ».

Exhortant à la poursuite des négociations commerciales dans le cadre du cycle de Doha, il a mentionné le fait que, selon les estimations de la Banque mondiale, « un nouveau régime commercial issu du cycle de Doha ferait sortir 140 millions de personnes de la pauvreté » et déclaré que la meilleure façon d'aborder la question des subventions, c'était par le biais de ces négociations.

À propos des initiatives mises en œuvre par les États-Unis pour faire cesser les attaques contre les civils dans la région du Darfour, au Soudan, M. Bush a mentionné l'aide apportée par les États-Unis à l'Union africaine en appui à sa force de maintien de la paix au Darfour. Les États-Unis, a-t-il rappelé aux journalistes, sont vivement préoccupés par la situation au Darfour, une situation qu'ils ont qualifiée de génocide.

Au sujet des mesures de répression récemment prises au Zimbabwe, M. Bush a lancé un appel à la fermeté des pays voisins, notamment de l'Afrique du sud, regrettant que le Zimbabwe, un pays qui était jadis « le grenier de la région », soit aujourd'hui complètement démoli. « Il faut que le monde parle clairement des décisions que le président du Zimbabwe, M. Robert Mugabe, a prises et des conséquences de ces décisions », a-t-il dit.

Interrogé à propos des références faites aux attaques du 11 septembre 2001 et à la guerre contre le terrorisme dans son discours du 28 juin sur l'Irak, M. Bush a répondu que les États-Unis estimaient que « les attaques sont non seulement une chose horrible, mais qu'elles sont aussi la claire indication que nous sommes en guerre avec une idéologie, que des gens sont prêts à se servir du terrorisme pour répandre leur idéologie ».

Pour ce qui est de l'Irak, a fait remarquer M. Bush, la stratégie des États-Unis « est de promouvoir une démocratie stable (...), d'encourager le progrès au plan politique et, en même temps, d'entraîner les Irakiens pour qu'ils soient en mesure de se battre ».

En réponse à une question portant sur le traitement des prisonniers de la base navale de Guantanamo Bay, à Cuba, le président Bush a expliqué : « La Croix-Rouge peut faire des inspections 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Beaucoup de journalistes et de parlementaires y sont allés (...) Rien n'est caché. »

Les tribunaux des États-Unis, a-t-il ajouté, « sont en train d'analyser et de prendre des décisions sur la question de savoir si ces personnes devraient ou non être jugées par une commission militaire ou par un tribunal civil. Nous attendons leurs conclusions à ce sujet et, à partir de ce moment-là, il sera possible d'aller de l'avant ».

À un interlocuteur qui le sondait à propos de l'élection d'un nouveau président en Iran, M. Bush a insisté sur l'importance qu'il y avait pour les trois pays qui négocient avec l'Iran, à savoir la France, l'Allemagne et les États-Unis, d'envoyer un message sans ambiguïté : la communauté internationale est unie pour dire que l'Iran ne devrait pas avoir la capacité d'enrichir l'uranium, matériau qui pourrait ensuite servir à la mise au point d'armes nucléaires.

« Un nouvel homme a assumé le pouvoir et il ne faut pas qu'il entende un message discordant », a-t-il fait valoir.


Date de rédaction: 05 juillet 2005 Mise à jour: 05 juillet 2005

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