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Actualités de Washington
  

La décision de M. Bush d'accroître le financement de la lutte contre le paludisme

Document de la Maison-Blanche

Le paludisme est une maladie que l'on peut bien prévenir et soigner, a déclaré le président Bush le 30 juin à Washington, en annonçant son intention d'augmenter de plus 1,2 milliard de dollars, sur une période de 5 ans, l'aide des États-Unis consacrée à la prévention et au traitement de cette maladie. Cette nouvelle aide, a-t-il dit, devrait contribuer à réduire de moitié le taux de mortalité du paludisme dans toute l'Afrique subsaharienne.

L'objectif des États-Unis et de leurs partenaires, notamment la Fondation Bill & Melinda Gates et les sociétés pétrolières « Marathon Oil » et « Noble Energy », est de réduire le nombre des décès dus au paludisme tout d'abord dans 5 pays africains (l'Angola, la Guinée équatoriale, l'Ouganda, la Tanzanie et la Zambie), puis dans une dizaine de pays supplémentaires de manière à ce que 175 millions d'Africains puissent bénéficier de ces nouvelles mesures.

On trouvera ci-après le texte de la fiche analytique que la Maison-Blanche a diffusée à ce sujet le 30 juin.

La lutte contre le paludisme en Afrique

« Le nombre élevé des victimes du paludisme est d'autant plus tragique qu'il est possible de prévenir et de soigner cette maladie. C'est aussi pour nous une possibilité d'agir parce que nous savons qu'une action de grande envergure peut vaincre cette maladie dans des régions entières. Le monde doit donc agir. La semaine prochaine lors du sommet du G8, je demanderai instamment aux pays industriels et aux fondations privées de participer à une vaste campagne afin de réduire de moitié le taux de mortalité du paludisme dans toute l'Afrique. »

Le président George Bush, le 30 juin 2005

L'annonce d'aujourd'hui

Aujourd'hui, le président Bush a incité le monde entier à réduire considérablement la propagation du paludisme qui tue de nombreux enfants en Afrique subsaharienne et il s'est engagé à augmenter de plus de 1,2 milliard de dollars, sur une période de cinq ans, l'aide consacrée à la prévention et au traitement de cette maladie. L'objectif est de réduire de 50 % le nombre de décès dus au paludisme dans plusieurs pays africains.

L'aide financière supplémentaire des États-Unis devrait profiter à plus de 175 millions d'habitants d'une quinzaine de pays africains. Cet engagement en faveur de la prévention et du traitement du paludisme en Afrique s'ajoute aux 200 millions de dollars que les États-Unis consacrent déjà à la prévention, au traitement et à la recherche relative à cette maladie dans le monde entier.

Cette mesure, alliée à un programme semblable annoncé par la Fondation Bill & Melinda Gates et aux activités des sociétés « Marathon Oil » et « Noble Energy », intensifiera la lutte contre le paludisme dans 5 pays : l'Angola, la Guinée équatoriale, l'Ouganda, la Tanzanie et la Zambie.

Le président invite d'autres donateurs, des fondations et des associations à fournir une aide financière qui viendra en complément de celle des États-Unis

La lutte contre le paludisme et l'amélioration de la vie de la population

Le paludisme est une maladie que l'on peut prévenir et soigner si on le fait promptement et comme il faut, mais c'est aussi une maladie qui constitue l'une des plus graves menaces pour la santé et la prospérité des êtres humains. Tous les ans, elle tue près de 1,2 million de personnes, notamment des jeunes enfants en Afrique. Selon les estimations, les pertes dues au paludisme sur le plan économique se chiffrent à environ 12 milliards de dollars par an et représentent une diminution annuelle de 1,3 point de pourcentage du taux de croissance du produit intérieur brut dans les pays où cette maladie est endémique.

L'aide financière supplémentaire de plus de 1 milliard de dollars annoncée aujourd'hui servira au cours des cinq prochaines années à prévenir le paludisme et à le soigner dans des pays d'Afrique subsaharienne où cette maladie est endémique. Elle sera ventilée comme suit :

- 30 millions de dollars pour lancer ce programme en Angola, en Ouganda et en Tanzanie en 2006,

- 135 millions de dollars pour poursuivre l'exécution de ce programme dans ces trois premiers pays et pour le lancer dans des pays supplémentaires en 2007,

- 300 millions de dollars pour poursuivre l'exécution de ce programme dans ces pays et pour le lancer dans d'autres pays en 2008,

- 300 millions de dollars en 2009,

- 500 millions de dollars en 2010 en vue de permettre à 175 millions de personnes d'en bénéficier.

La Fondation Gates s'est engagée à fournir 35 millions de dollars pour financer avec d'autres partenaires des programmes de lutte contre le paludisme en Zambie. Les sociétés « Marathon Oil » et « Noble Energy » se sont engagées à fournir avec d'autres partenaires 8,3 millions de dollars au titre de la lutte contre le paludisme dans l'île de Bioko en Guinée équatoriale.

Grâce aux efforts conjoints de tous les partenaires et des États intéressés, ce programme est susceptible de permettre de sauver la vie de centaines de milliers de personnes tous les ans, tout en réalisant l'objectif fixé par le programme « Faire reculer le paludisme » en ce qui concerne la réduction du taux de mortalité dans les pays intéressés.

Ces résultats seront obtenus en aidant les États intéressés à prendre des mesures efficaces de prévention et de traitement à l'intention de 85 % des habitants faisant partie de la catégorie vulnérable ou à risque élevé.

La nouvelle initiative donnera une nouvelle ampleur à une méthode intégrée de lutte contre le paludisme en alliant des interventions efficaces en matière de prévention et de traitement, notamment :

- une distribution accrue de moustiquaires imprégnées d'insecticide à effet durable et la pulvérisation d'insecticides agréés dans les habitations ;

- le traitement du paludisme à l'aide de l'administration rapide de nouveaux médicaments à base d'artémisinine ou d'autres médicaments efficaces qui sont reconnus sur le plan international. Ces médicaments seront mis à la disposition de la population dans des points de distribution des secteurs public et privé dans les pays intéressés et s'accompagneront d'une campagne d'information destinée à améliorer l'accès aux soins ;

- la lutte contre le paludisme chez les femmes enceintes. Tous les ans, une trentaine de millions d'Africaines qui habitent dans des régions où le paludisme est endémique et qui sont enceintes risquent de contracter le paludisme et de donner ainsi naissance à un enfant dont le poids est anormalement faible ou à un enfant qui a peu de chances de vivre.

Les États-Unis œuvreront de concert avec les pouvoirs publics des pays africains intéressés au renforcement des programmes nationaux existants. Ils apporteront aussi leur soutien aux activités dans ce domaine du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, de la Banque mondiale, du programme « Faire reculer le paludisme » et d'autres donateurs.

La nouvelle initiative servira à financer des programmes nationaux de lutte contre le paludisme en collaboration avec le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et à fournir des médicaments et d'autres produits ainsi qu'un soutien logistique et administratif, des moyens de communication et une formation professionnelle. Elle comprendra aussi un suivi et une évaluation des résultats, des travaux de recherche opérationnelle en vue d'améliorer la mise en œuvre sur le terrain et des rapports détaillés sur les intrants, sur les résultats et sur les répercussions.


Date de rédaction: 05 juillet 2005 Mise à jour: 05 juillet 2005

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