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Actualités de Washington
  

Les marchés libres et la démocratie, moteurs de la croissance africaine

Allocution de la secrétaire d'État adjointe Newman à une conférence du CCA

La secrétaire d'État adjointe aux affaires africaines, Mme Constance Newman, a réaffirmé la volonté du gouvernement Bush de continuer d'appuyer les pays de l'Afrique subsaharienne qui encouragent l'instauration d'une économie de marché et d'une société civile forte favorables à la stabilité et à la prospérité. Elle a prononcé son allocution au Sommet américano-africain des affaires de 2005 du Corporate Council on Africa (CCA) qui a eu lieu le 24 juin à Baltimore.

Mme Newman a cité la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique et le Compte du millénaire comme deux des facteurs d'encouragement mis en place par le gouvernement Bush qui favorisent un accroissement des échanges commerciaux entre les États-Unis et l'Afrique, tout en encourageant la propagation des valeurs démocratiques dans la région. Elle a également rappelé que le gouvernement avait approuvé un allègement de la dette de l'Afrique, pièce maîtresse du prochain sommet économique du G8, et a évoqué le plan d'urgence présidentiel en matière de lutte contre le VIH/sida et la contribution de 1,08 milliard de dollars au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui fait des États-Unis le plus gros donateur de ce fonds multilatéral.

On trouvera ci-après le texte de l'allocution de Mme Newman :

Sommet américano-africain des affaires de 2005 - Corporate Council on Africa
Baltimore (Maryland)

Allocution de Mme Constance Newman
Secrétaire d'État adjointe aux affaires africaines
24 juin 2005

C'est un plaisir pour moi que de pouvoir participer à la présente manifestation d'une importance toute particulière qu'est le Sommet américano-africain des affaires de 2005 du Corporate Council on Africa (CCA). Je tiens à féliciter la direction du CCA, et en particulier Steve Hayes et Frank Fountain, d'avoir organisé une manifestation aussi réussie. Toutes les personnes auxquelles j'ai parlé se sont déclarées particulièrement impressionnées par la qualité des exposés et elles apprécient pleinement les possibilités qui leur sont données de rencontrer des gens qui considèrent avec sérieux l'avenir de l'Afrique en tant que l'un des moteurs du développement économique mondial dont l'importance ne fait que croître.

Le présent sommet est symbolique de ce qui se passe tous les jours entre l'Afrique et les Etats-Unis, lorsque des gens collaborent pour élargir les possibilités économiques. Il s'agit, en d'autres termes, de conclure des marchés, ce qui est une bonne chose, car nous savons que le secteur privé, soutenu par une bonne politique gouvernementale et une société civile forte, peut créer une croissance économique qui est un facteur de stabilité et de prospérité.

Le président Bush le sait incontestablement. C'est pourquoi il a à deux reprises promulgué des dispositions législatives qui ouvrent les marchés des États-Unis à l'Afrique. Grâce à la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique, l'AGOA, nous avons assisté à une croissance sans précédent des échanges commerciaux dans les deux sens. Beaucoup d'entre vous connaissent déjà certains des chiffres. Au titre de l'AGOA, les États-Unis accordent un accès préférentiel à leurs marchés à 37 pays d'Afrique subsaharienne.

En fait, de 2000 à 2004, les importations américaines de produits provenant de pays d'Afrique subsaharienne bénéficiaires de l'AGOA ont augmenté de plus de 50 %, en partie grâce à l'environnement plus convivial pour les affaires favorisé par la loi. L'AGOA a aidé les pays d'Afrique à diversifier leurs exportations. Les importations non pétrolières des États-Unis au titre de l'AGOA, notamment les vêtements, les véhicules automobiles et les produits agricoles transformés, ont plus que doublé depuis 2001 et ont atteint 3,5 milliards de dollars en 2004.

Du 18 au 20 juillet, un forum de l'AGOA est prévu au Sénégal. C'est là une occasion importante de plus pour les gouvernements, le secteur privé et la société civile d'élaborer des stratégies qui contribueront à l'expansion et à la diversification des échanges commerciaux entre les États-Unis et l'Afrique. Et il y a des acquis considérables sur lesquels il est possible de faire fond. Plusieurs pays d'Afrique enregistrent des taux de croissance économique parmi les plus élevés du monde. Et je n'ai pas besoin de rappeler aux gens d'affaires que le rendement de l'investissement en Afrique dépasse souvent celui de toutes les autres régions. Le défi que nous avons à relever est celui d'allonger la liste des pays d'Afrique qui connaissent une telle croissance et de continuer de réduire les obstacles qui s'opposent à l'accroissement du commerce et de l'investissement. L'AGOA continuera à contribuer à la réalisation de ces objectifs.

À l'évidence, le monde a plus que jamais le regard fixé sur l'Afrique et les États-Unis font toujours figure de chef de file en préconisant un accroissement des activités sur ce continent. Nous sommes très fiers de notre engagement en tant que partenaire de l'Afrique et de notre rôle pour assurer son avenir. La vision qu'a le président Bush du partenariat des États-Unis avec l'Afrique a pour effet de modifier le partenariat du monde avec l'Afrique. La démocratie continue de se propager dans toute l'Afrique subsaharienne et il devient clair que les gouvernements qui investissent dans leur population font les meilleurs partenaires.

Tel a été le principe qui nous a guidés dans le cadre du Compte du millénaire. Nous constatons que les dirigeants africains inspirent de l'espoir et créent de nouvelles possibilités dans tout le continent et les États-Unis veulent se tenir aux côtés des pays qui manifestent leur attachement aux valeurs communes.

Nous avons non seulement des valeurs communes, mais également des défis communs. La lutte contre le VIH/sida est une lutte que les États-Unis ont faite leur. Outre les souffrances indicibles qu'il inflige, le sida peut freiner la croissance économique et anéantir les espoirs africains d'un avenir meilleur. C'est là une éventualité que le monde ne peut pas accepter. Le plan d'urgence présidentiel en matière de lutte contre le VIH/sida (PEPFAR), d'une durée de 5 ans et doté d'un budget de 15 milliards de dollars, est une priorité de tout premier rang pour le présent gouvernement. Douze des 15 pays ciblés par le plan se trouvent en Afrique subsaharienne. Les États-Unis ont également contribué 1,08 milliard de dollars au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont ils sont le plus gros donateur.

De même que la lutte contre le VIH/sida ne serait pas possible sans des dirigeants africains résolus, il y a d'autres obstacles à la croissance économique auxquels les instances gouvernementales, le secteur privé et la société civile s'attaquent. Les efforts de bonne gouvernance économique et de lutte contre la corruption sont d'une importance primordiale pour résoudre des problèmes susceptibles de freiner la croissance de l'Afrique. Il est donc très encourageant de voir des nations africaines, des entreprises américaines, des entités de la société civile et les institutions financières internationales s'unir aux efforts de transparence et se les approprier.

La conclusion d'un « pacte de transparence du G8 » au Nigeria, ainsi que la résolution de la part de plus de 20 pays de mettre en œuvre l'Initiative de transparence dans les industries extractives sont des signes encourageants pour les gens et les entreprises qui font des affaires en Afrique.

Nous avons appris que l'aide ne peut tout simplement rien faire sans l'appui du commerce. Le secteur privé peut être un moteur de changement extraordinaire dans tout le monde en développement. Nous savons également, en revanche, qu'il y a une place, et une place importante, pour les stratégies d'aide bien exécutées. Judicieusement utilisée, l'aide renforce ce que l'investissement étranger direct et le commerce font déjà. Depuis 2000, les États-Unis ont presque triplé leurs apports d'aide publique au développement en faveur de l'Afrique subsaharienne, qui sont passés de 1,1 milliard de dollars à 3,2 milliards de dollars par an.

Notre aide à l'Afrique, qu'elle se présente sous la forme de programmes de l'USAID ou de remises de dettes, est un signe de notre confiance et de notre optimisme à l'égard du développement du continent. Nous investissons non seulement dans l'avenir de l'Afrique mais aussi dans notre avenir à nous. Dans le monde des affaires, on dit souvent qu'il faut dépenser de l'argent pour gagner de l'argent. Nous prévoyons que l'Afrique s'intégrera pleinement au système d'échanges internationaux et nous nous positionnons en vue de cet avenir. Déjà, les exportations américaines vers l'Afrique ont progressé de 25 % par rapport à l'an dernier et c'est là une tendance dont nous nous félicitons incontestablement.

Je sais que vous partagez notre conviction que l'Afrique n'est pas seulement prête à faire des affaires, mais que c'est aussi une région qui offre d'immenses possibilités. Votre investissement induira une croissance économique par le transfert des connaissances et des technologies et par la création d'emplois.

Nous vous soutiendrons en travaillant avec nos partenaires africains pour renforcer l'environnement et le rendre plus propice encore au commerce et à l'investissement. C'est là, très logiquement, une pierre angulaire de notre politique.

L'époque actuelle est enthousiasmante pour l'Afrique ; elle l'est aussi pour ceux qui connaissent l'Afrique et qui font des affaires en Afrique. Je suis impatiente de vous revoir au Sénégal le mois prochain, au forum de l'AGOA et je tiens à féliciter de nouveau Steve et le CCA d'avoir organisé le présent sommet et pour tout ce que vous faites dans vos activités quotidiennes.

Le gouvernement Bush appuie le Corporate Council on Africa parce que vous croyez que l'avenir de l'Afrique dépend de l'aptitude de ses entrepreneurs et de ses gens d'affaires à créer et à conserver des avoirs par le jeu de l'entreprise privée.

Le gouvernement Bush félicite tous les participants au présent sommet : vous avez fait un pas de géant, un de plus, pour renforcer les liens qui existent en matière de commerce et d'investissement entre les États-Unis et les pays africains.


Date de rédaction: 05 juillet 2005 Mise à jour: 05 juillet 2005

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