|
|||||||||||
|
|||||||||||
|
![]() | ||
G8 : changements climatiques et developpement de l'Afrique a l'ordre du jourPropos de MM. George Bush et Stephen HadleyPar Stephen Kaufman Glasgow (Écosse) - Les chefs d'État et de gouvernement des huit grands pays industriels sont arrivés dans le centre de villégiature de Gleneagles (Écosse) pour se pencher notamment sur deux grandes questions, à savoir le développement de l'Afrique subsaharienne et les changements climatiques. Cette réunion au sommet qui se tiendra du 6 au 8 juillet réunit le premier ministre Tony Blair (Royaume-Uni), le chancelier Gerhard Schröder (Allemagne), le premier ministre Paul Martin (Canada), le président George Bush (États-Unis), le président Jacques Chirac (France), le premier ministre Silvio Berlusconi (Italie), le premier ministre Junichiro Koizumi (Japon) et le président Vladimir Poutine (Russie). Ils assisteront tous le 6 juillet à un dîner donné en leur honneur par la reine Elizabeth II, avant d'entamer leurs travaux dès le lendemain matin. Selon des informations parues dans la presse, les changements climatiques et le Moyen-Orient seront les principaux sujets qu'ils aborderont le premier jour. En outre, ils s'entretiendront avec des dirigeants de l'Afrique du Sud, du Brésil, de la Chine, de l'Inde et du Mexique. Les États-Unis font l'objet de nombreuses critiques parce qu'ils n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto, annexe de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui exige que les pays signataires s'engagent à réduire leurs émissions de gaz carbonique et de cinq autres gaz à effet de serre. Toutefois, dans l'allocution qu'il a faite le 6 juillet à Copenhague (Danemark), à l'occasion de son entretien avec le premier ministre danois, M. Anders Fogh Rasmussen, le président Bush s'est prononcé en faveur de l'« après-Kyoto » pour s'attaquer aux changements climatiques. Il a souligné que ce traité était défectueux parce qu'il ne tenait pas compte des pays en développement et que sa ratification par les États-Unis aurait nui à l'économie du pays. M. Bush s'est déclaré conscient du réchauffement de notre planète et du fait que l'accroissement des effets à gaz de serre dû à l'activité de l'homme contribuait à ce problème. Toutefois, le protocole de Kyoto n'était pas bon pour les États-Unis et il ne l'est pas non plus pour le reste du monde, a-t-il dit en ajoutant : « Je crois qu'il existe une meilleure manière de faire des progrès. » De son côté, le conseiller de M. Bush pour la sécurité nationale, M. Stephen Hadley, a déclaré à la presse le 5 juillet, à bord de l'avion présidentiel, que le gouvernement Bush considérait les changements climatiques comme un ensemble de problèmes qui étaient liés les uns aux autres, à savoir la pollution, la pauvreté, le développement et l'accès à des sources d'énergie sûres et bon marché. Les pays en développement ne devraient pas à avoir à choisir entre le développement économique et la protection de l'environnement, a-t-il dit. Or, près de 2 milliards de personnes n'ont pas actuellement accès à des sources d'énergie sûres, bon marché et nécessaires au développement économique. Grâce aux technologies, il devrait être possible de satisfaire ces deux besoins, et le G8 donnera l'occasion de faire état de certaines solutions, dont l'énergie nucléaire, l'hydrogène et le charbon épuré. Le 6 juillet, M. Bush a indiqué que, depuis son entrée en fonction, les États-Unis avaient consacré plus de 20 milliards de dollars à la recherche et au développement de nouvelles technologies et qu'ils étaient disposés à communiquer ces dernières aux autres pays. Le développement de l'Afrique subsaharienne et la nécessité d'y réduire la pauvreté seront les deux autres grands sujets sur lesquels les chefs d'État et de gouvernement se pencheront le 8 juillet. Les dirigeants de l'Afrique du Sud, de l'Algérie, de l'Éthiopie, du Ghana, du Nigeria, du Sénégal et de la Tanzanie auront des entretiens avec eux pendant la matinée. Après le déjeuner auquel des dirigeants africains assisteront, la réunion au sommet se terminera dans l'après-midi par une conférence de presse de M. Tony Blair. Le dossier de l'Afrique a fait l'objet d'une grande publicité dans le cadre des concerts de rock « LIVE 8 », des pétitions de célébrités en faveur de la réduction de la pauvreté en Afrique ainsi que des manifestations en faveur d'une augmentation considérable de l'aide mondiale à ce continent. « Notre objectif principal en Afrique est de faire porter les efforts sur la solution des problèmes de la population », a dit M. Bush. Les États-Unis sont disposés à accroître leur aide et à annuler une plus grande partie de la dette extérieure des pays africains très endettés, à condition que leurs gouvernements investissent dans le domaine social (enseignement et santé notamment) et qu'ils luttent contre la corruption. « Je ne sais pas comment nous pourrions regarder bien en face nos contribuables en leur disant que c'est une bonne chose de donner de l'argent à des pays où sévit la corruption », a fait remarquer le président. Ce à quoi M. Hadley a ajouté : « Il nous faut tenir compte des résultats. Nous devons nous demander comment on peut mesurer les progrès réalisés dans ces pays pour tirer la population de la pauvreté et pour augmenter son niveau de vie. » Les pays qui sont résolus à encourager la bonne gouvernance, à lutter contre la corruption, à investir dans des domaines tels que la santé et l'enseignement et à ouvrir leur économie aux investissements du secteur privé et au commerce « sont les pays qui vont être en mesure de recevoir une aide et de s'en servir pour ce que vous voulons tous, à savoir augmenter le niveau de vie de la population et réduire la pauvreté », a dit M. Hadley. Bien que les États-Unis soient le plus grand fournisseur d'aide publique au développement, l'aide traditionnelle ne constitue, selon lui, qu'une petite partie des ressources dont on dispose pour susciter la croissance économique en Afrique subsaharienne. Ces ressources comprennent les investissements locaux et étrangers, les dons des associations caritatives, les envois de fonds des travailleurs africains résidant dans d'autres pays et surtout les échanges commerciaux avec le reste du monde. « Les échanges commerciaux sont beaucoup plus importants pour ces pays car ils procurent un gagne-pain et des revenus à la population », a-t-il dit. Leurs effets sur le développement sont bien plus considérables que les programmes traditionnels d'aide. Il y a quelques semaines, les États membres du G8 ont adopté la proposition des États-Unis et de la Grande-Bretagne d'annuler 40 milliards de dollars de dettes que 18 des pays les plus pauvres du monde, dont 14 pays africains, ont contractées envers la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et le Fonds monétaire international. Le 30 juin, le président Bush a également annoncé l'octroi d'une aide supplémentaire à l'Afrique subsaharienne en vue de financer la lutte contre le paludisme, de promouvoir l'enseignement et de faciliter l'émancipation des femmes. Date de rédaction:
06 juillet 2005 Mise à jour:
06 juillet 2005
|
||
|
Options: |
|
||||||||||||||||||