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M. Bush souhaite supprimer les subventions agricoles d'ici à 2010Cela aiderait les agriculteurs africains.Par Stephen Kaufman Gleneagles (Écosse) - Le président Bush a l'intention de travailler avec l'Union européenne (UE) à mettre fin d'ici 2010 aux subventions à l'exportation dont bénéficient les agriculteurs américains et européens, une décision qui aiderait les agriculteurs des pays en développement à être plus concurrentiels sur le marché international. Lors d'une conférence de presse donnée le 7 juillet en compagnie du Premier ministre britannique Tony Blair, M. Bush a déclaré : « Je pense qu'il est important que le monde entende clairement la position des États-Unis : nous souhaitons travailler avec l'UE à débarrasser nos pays des subventions agricoles. » « J'espère que, d'ici à 2010, le cycle de Doha aura atteint cet objectif », a ajouté M. Bush, faisant allusion aux négociations en cours au sujet d'un accord multilatéral de libéralisation commerciale conçu par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Doha (Qatar) en 2001. M. Bush a précisé que la prochaine réunion du cycle de négociations de Doha, qui doit avoir lieu à Hong Kong en décembre, était le meilleur forum de négociation de ce dossier. M. Bush a tenu ces propos juste avant la première série de réunions du Sommet du groupe des Huit (G8) en Écosse. Le G8 rassemble les dirigeants des huit principaux pays industrialisés du monde, à savoir l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, la Russie et le Royaume-Uni. Le 8 juillet, les responsables du G8 discuteront du développement africain et des moyens de lutter contre la pauvreté. Ils s'entretiendront avec les dirigeants de l'Afrique du Sud, de l'Algérie, de l'Éthiopie, du Ghana, du Nigeria, du Sénégal et de la Tanzanie. « Ce sera un sommet réussi, a affirmé M. Bush, parce que le Premier ministre Tony Blair, qui est notre hôte, a fixé des objectifs très importants que le monde industrialisé doit chercher à atteindre, l'un d'entre eux étant d'aider les pauvres du continent africain. » « Je pense que si le monde regarde ce que nous avons déjà accompli, il sera évident que nous vivons dans le respect du principe selon lequel on attend beaucoup de ceux qui reçoivent beaucoup. » M. Blair a déclaré que les récents engagements des États-Unis et du Royaume-Uni en faveur de l'Afrique signifiaient que le G8 « était bien placé pour répondre aux attentes raisonnables de millions de gens ». Le 5 juillet, les responsables de l'Union africaine réunis en Libye ont publié une déclaration réclamant, entre autres, « l'abolition des subventions qui font obstacle au commerce » et l'adoption d'un calendrier pour la suppression de ces subventions. Selon divers rapports de presse, les pays africains affirment depuis longtemps que les subventions aux exportations agricoles sont contraires aux règles du commerce équitable et maintiennent les agriculteurs africains dans un cycle de pauvreté parce qu'elles permettent aux agriculteurs américains et européens de vendre leurs produits à moindre coût en Afrique et empêchent les producteurs africains de les concurrencer. Dans un entretien accordé au « Washington File » le 7 juillet, la secrétaire d'État adjointe aux affaires africaines, Mme Constance Newman, a affirmé que la position du président Bush au sujet des subventions cadrait avec celle de l'Union africaine et de son actuel président, le Nigérian Olusegun Obasanjo. « L'influence de M. Bush sur ce dossier est extrêmement importante », a affirmé Mme Newman. Étant donné que les pays africains ont une économie essentiellement rurale et que leurs exportations consistent principalement en des produits agricoles, il est fort probable qu'ils bénéficieront des négociations de l'OMC. Selon Mme Newman, le gouvernement Bush s'attend à ce que les responsables africains fassent « une ferme déclaration » à l'appui de la position du président Bush. Elle a par ailleurs affirmé que les délibérations relatives à l'ordre du jour de Doha étaient importantes afin de créer une égalité des chances au niveau du commerce. « Ce qui importe, c'est d'annuler les subventions du coton - qu'il s'agisse des exportations ou des importations », a affirmé Mme Newman. L'OMC a récemment rendu une décision contre les subventions américaines dans ce secteur et, le 5 juillet, le gouvernement Bush a demandé au Congrès des États-Unis d'annuler les subventions que reçoivent les exportateurs et les filatures du pays pour acheter du coton américain. Il existe « également d'importantes subventions de produits européens, et j'espère que les dirigeants africains voudront aborder ce sujet au G8 ». En juin dernier, MM. Bush et Blair ont annoncé une ardoise supplémentaire de 674 millions de dollars d'aide à la lutte contre la famine dans la corne de l'Afrique. Une partie de ces fonds, a déclaré Mme Newman, sera investie dans l'agriculture. « Associée avec ce qui se passe à l'OMC, l'aide doit améliorer la productivité des agriculteurs africains afin qu'ils soient concurrentiels. » Le but est d'améliorer leurs capacités de façon qu'ils soient prêts à intervenir sur les marchés dès la levée des barrières commerciales. Date de rédaction:
07 juillet 2005 Mise à jour:
07 juillet 2005
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