|
|||||||||||
|
|||||||||||
|
![]() | ||
Changements climatiques : M. Bush préconise la mise au point de nouvelles technologiesInterview du président des États-Unis avant le sommet du G8Quelques jours avant la réunion au sommet du groupe des Huit (G8) en Écosse, le président Bush a incité les autres États membres de ce groupe à faire porter le débat relatif aux changements climatiques sur les nouvelles technologies susceptibles de réduire les effets néfastes sur l'environnement sans porter atteinte à la croissance économique, au lieu de chercher à imposer des limites sur les émissions de gaz à effet de serre. « Mon espoir - et je pense que c'est également l'espoir de M. Tony Blair - est de laisser de côté le débat sur le protocole de Kyoto et de collaborer sur de nouvelles technologies qui permettront aux États-Unis et à d'autres pays de diversifier leurs sources d'énergie autres que les carburants fossiles afin que l'air soit plus pur et que nous ayons la sécurité économique et nationale qui vient d'une dépendance moindre à l'égard des sources étrangères de pétrole », a déclaré M. Bush lors de l'interview qu'il a accordée le 29 juin à la chaîne de télévision britannique ITV et dont la Maison-Blanche a diffusé la transcription le 5 juillet. Les États-Unis, a-t-il dit, n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto, annexe de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui exige que les pays signataires s'engagent à réduire leurs émissions de gaz carbonique et de 5 autres gaz à effet de serre, parce que son application porterait atteinte à l'économie des États-Unis et du reste du monde et qu'elle n'aurait réellement des effets que si tous les pays, y compris les pays en développement, s'engageaient à le faire. En outre, il convient selon lui de poursuivre les travaux de recherche sur les changements climatiques et sur de nouvelles technologies dans le domaine de l'énergie. Le premier ministre britannique, M. Tony Blair, dont le pays est le lieu de la réunion au sommet du G8 qui se tient du 6 au 8 juillet à Gleneagles (Écosse), a fait de la lutte contre les changements climatiques et de la réduction de la pauvreté en Afrique ses deux grands dossiers prioritaires. Le G8 se compose de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon, du Royaume-Uni et de la Russie. Le président a indiqué que, depuis son entrée en fonction, les États-Unis avaient consacré plus de 20 milliards de dollars non seulement à la recherche sur les gaz à effet de serre, mais aussi sur la mise au point de technologies visant à diversifier les formes d'énergie autres que les carburants fossiles. « Je compte, a-t-il dit, débattre cette question non seulement avec les chefs d'État et du gouvernement des États membres du G8, mais aussi avec ceux de pays en développement, tels que l'Inde et la Chine. » Lors du G8, les chefs d'État et de gouvernement envisageront les moyens de transférer des technologies à l'Inde et à la Chine afin de pouvoir œuvrer de concert à l'assainissement de l'environnement tout maintenant la croissance économique, a-t-il précisé. Comme le journaliste qui l'interviewait lui faisait remarquer que la pollution aux États-Unis avait considérablement augmenté depuis 1992, M. Bush a déclaré que c'était tout à fait inexact et que la situation de l'environnement s'était en fait améliorée aux États-Unis malgré la vigueur de la croissance économique. Selon l'Agence des États-Unis pour la protection de l'environnement, les émissions de gaz à effet de serre dues aux usines et aux automobiles sont moitié moindres de ce qu'elles étaient en 1970, alors que l'économie américaine a augmenté de près de 200 % pendant la même période. Au sujet de l'aide à l'Afrique subsaharienne, M. Bush a déclaré que les États-Unis étaient le pays qui aidait le plus le continent africain et il s'est engagé à augmenter cette aide et à élargir les partenariats avec les pays africains disposés à entreprendre des réformes. L'aide au développement liée à la mise en œuvre de réformes, comme dans le cadre du Compte du millénaire, constitue une nouvelle façon de collaborer en vue de réduire la pauvreté et la faim chronique, a-t-il fait remarquer. Le Compte du millénaire est en effet destiné à récompenser les pays qui gouvernent avec justice et qui investissent dans le domaine social. Le président a également fait état d'autres formes d'aide que les États-Unis apportent à l'Afrique subsaharienne, telles que l'aide alimentaire, le financement de la lutte contre le sida et les dons importants de citoyens américains. Il a incité les dirigeants de l'Union européenne à mettre fin aux subventions importantes dont bénéficiaient les agriculteurs européens, tout en déclarant que le libre-échange avec l'Afrique mettrait fin à la nécessité d'apporter une aide aux pays en développement de ce continent. En réponse à une question relative à la volonté des États-Unis de supprimer leurs propres subventions agricoles si l'Union européenne renonçait à sa politique agricole commune, M. Bush a déclaré : « Absolument. Je pense que nous avons l'obligation d'œuvrer de concert à cet effet. Nous avons des subventions agricoles, mais pas dans la même mesure que nos amis de l'Union européenne. La position de notre gouvernement est que nous sommes disposés à le faire et que nous le ferons avec nos bons amis de l'Union européenne. » Quant à l'Irak, le président s'est déclaré certain que sa décision de libérer l'Irak avait été la bonne. « Je suis tout à fait sûr que les mesures que nous avons prises en Irak ont une influence sur les réformateurs et sur ceux qui sont épris de liberté dans le grand Moyen-Orient. Je suis sûr que l'on va observer dans de nombreux pays du grand Moyen-Orient l'essor de la démocratie, qui posera les fondements de la paix. » Date de rédaction:
06 juillet 2005 Mise à jour:
06 juillet 2005
|
||
|
Options: |
|
||||||||||||||||||