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Le G8 proche d'un accord sur les changements climatiquesPropos d'un haut responsable du gouvernement Bush sur le projet de communiquéPar Stephen Kaufman Gleneagles (Écosse) - Selon un haut responsable du gouvernement Bush, la réunion au sommet des chefs d'État et de gouvernement des huit grands pays industriels (G8) a donné l'occasion à ces pays de trouver un terrain d'entente sur les changements climatiques et de se mettre d'accord sur un communiqué portant sur ce sujet. Lors de la conférence de presse qu'il a donnée le 7 juillet, à l'issue de la première séance de travail, le conseiller adjoint du président Bush pour les affaires de sécurité nationale et d'économie internationale, M. Faryar Shirzad, a déclaré que l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie étaient sur le point de parvenir à un consensus sur un communiqué qui avait trait à des mesures concrètes et aux moyens de cerner le problème d'une manière reflétant le point de vue du président Bush. Celui-ci estime en effet que les changements climatiques sont liés à d'autres questions telles que le développement économique, l'énergie, la sécurité et la pollution. Selon certaines informations, le communiqué du G8 sur les changements climatiques devrait être diffusé le 8 juillet. M. Shirzad, qui joue aussi le rôle de « sherpa » des États-Unis pour les discussions du G8, a déclaré que le président Bush avait porté son attention tout particulièrement sur l'inclusion des pays en développement dans la lutte contre les changements climatiques et qu'il était opposé à l'idée de mettre les pays en développement « à la diète » en matière d'énergie. L'examen de la question des changements climatiques dans le cadre d'un ensemble est la voie constructive que le président tient à préconiser, a-t-il déclaré tout en exprimant l'espoir que ce serait là l'un des résultats du sommet de Gleneagles. Les chefs d'État et de gouvernement de cinq grands pays en développement (l'Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l'Inde et le Mexique), les présidents d'organisations internationales telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international et le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, M. Kofi Annan, ont participé aux discussions portant sur les changements climatiques. Le président Bush a déclaré à ce propos au premier ministre britannique, M. Tony Blair, que l'invitation que ce dernier avait faite aux dirigeants de ces cinq pays émergents de participer à ces discussions constituait le moyen le plus constructif de s'attaquer à ce problème. « Vous avez agi judicieusement, Monsieur le Premier ministre, en invitant la Chine et l'Inde à cette réunion, où nous allons aborder la question de notre potentiel de croissance économique qui doit aller de pair avec la nécessité d'une gestion avisée de l'environnement. » L'objectif des États-Unis en ce qui concerne les changements climatiques est de réduire les émissions de gaz à effet de serre sur une longue période, a-t-il dit en indiquant que son gouvernement avait prévu de réduire ces émissions de 18 % par rapport à la croissance économique du pays. Il a ajouté : « Cet objectif, nous sommes en train de l'atteindre. » De son côté, M. Blair a fait remarquer que les discussions en cours ne visaient pas à négocier un nouveau traité sur les changements climatiques pendant la réunion au sommet du G8. « Il s'agit de voir s'il sera possible à l'avenir de parvenir à un consensus, non pas seulement entre les États-Unis, l'Europe et le Japon, mais aussi entre les États-Unis, l'Europe, le Japon et les pays à marché naissant tels que la Chine et l'Inde qui vont devenir de grands consommateurs d'énergie. » Les investissements que les États-Unis consacrent à la recherche et à la mise au point de procédés de production d'énergie moins polluants « sont probablement plus importants (...) que dans tout autre pays du monde », a dit le premier ministre britannique. Le président Bush a quant à lui indiqué que les États-Unis consacraient des sommes importantes à la question du réchauffement de notre planète ainsi qu'à la diversification des sources d'énergie du pays pour des raisons d'ordre écologique, économique et sécuritaire. MM. Bush et Blair ont tenu ces propos avant d'être informés de la survenance d'attentats à Londres. En réponse à une question sur les effets de ces attentats sur les travaux des chefs d'État et de gouvernement du G8, M. Shirzad a indiqué que ces attentats avaient suscité à son avis une nouvelle volonté de poursuivre les travaux, d'obtenir des résultats concrets montrant l'engagement collectif de ces hommes d'État à améliorer la vie des populations, à s'attaquer aux problèmes mondiaux, notamment en réduisant la pauvreté. Malgré le départ de M. Blair pour Londres à la suite des attentats, les discussions entre les chefs d'État et de gouvernement se sont très bien passées, a-t-il dit. Les travaux relatifs à la mise au point de communiqués officiels dont le nombre devrait atteindre quinze ont eu lieu dans un esprit de grande coopération. Ces communiqués portent sur divers sujets, dont des questions d'ordre régional, économique et sécuritaire. « La plupart d'entre eux sont achevés. Pour ceux qui ne le sont pas (...), nous sommes près d'y parvenir », a précisé M. Shirzad. À propos de la seconde séance de travail qui devait avoir lieu dans la soirée du 7 juillet, il a indiqué que les chefs d'État et de gouvernement allaient aborder diverses questions régionales, dont l'Iran, l'Irak et la promotion de la démocratie au Moyen-Orient, notamment dans le cadre dans l'Initiative en faveur du Moyen-Orient élargi et de l'Afrique du Nord, que le président Bush a lancée lors du sommet du G8 de 2004. Le président Bush a aussi déclaré que le G8 aborderait aussi la question du rétablissement de la paix entre les Israéliens et les Palestiniens avec l'ancien président de la Banque mondiale, M. James Wolfensohn, qui est maintenant l'envoyé spécial du Quatuor (les États-Unis, l'Union européenne, l'ONU et la Russie) pour le retrait d'Israël de Gaza. Quelques heures auparavant, M. Bush avait aussi réaffirmé sa volonté de procéder à la suppression des subventions agricoles dans le cadre des négociations de Doha, ce qui devrait encourager les échanges commerciaux et aider les agriculteurs des pays en développement à vendre leurs produits sur le marché mondial. Il avait également invité l'Union européenne à se joindre aux États-Unis pour réaliser cet objectif. Date de rédaction:
08 juillet 2005 Mise à jour:
08 juillet 2005
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