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Actualités de Washington
  

Des scientifiques améliorent la valeur nutritive du manioc

Le manioc est une importante source de nourriture pour 700 millions de personnes.

Selon un communiqué de presse publié le 11 juillet par le Service de recherche agricole (ARS) du ministère de l'agriculture des États-Unis, des chercheurs travaillent actuellement à l'amélioration de la valeur nutritive du manioc, dont la racine est la principale source d'alimentation pour 250 millions de personnes en Afrique.

Le manioc est la culture la plus importante d'Afrique et se place au quatrième rang des grandes cultures du monde, mais ses racines, la partie comestible, sont pauvres en protéines et divers micronutriments leur font défaut.

C'est l'université de l'État de l'Ohio qui est chargée de ce projet sur cinq ans qui est financé à hauteur de 7,5 millions de dollars et auquel participent dix institutions.

Parmi les groupes de chercheurs impliqués dans ce projet d'amélioration du manioc, baptisé « BioCassava Plus », figurent l'université de Bath, au Royaume-Uni, le « Centro Internacional de Agricultura Tropical », de Colombie, et « Zentrum-ETH », de Suisse.

Les chercheurs ont recours à la biotechnologie pour accroître la teneur du manioc en zinc, en fer, en protéines, et en vitamines A et E et rendre la plante plus résistante aux virus.

Après leur mise au point aux États-Unis, les plants de manioc enrichi seront cultivés en champ en Afrique et utilisés pour la fécondation d'autres plants.

Les essais en champ seront faits à l'institut international d'agriculture tropicale (« International Institute of Tropical Agriculture ») et au « National Root Crop Research Institute » au Nigeria, au « Kenyan Agricultural Research Institute » et à l'université de Porto-Rico.

Les essais, en ce qui concerne la vérification des propriétés alimentaires pour l'homme du manioc enrichi, seront faits à l'université Washington de Saint-Louis (Missouri).

Ministère de l'agriculture des États-Unis
Centre de recherche agricole
Communiqué de presse
11 juillet 2005

Dans le cadre d'un projet financé à hauteur de plusieurs millions de dollars, le manioc, l'une des principales cultures vivrières d'Afrique, est sur le point de subir une transformation radicale grâce aux travaux d'une équipe de scientifiques aux disciplines variées, dont M. Edgar Cahoon, un spécialiste de la biologie moléculaire du Service de recherche agricole du ministère américain de l'agriculture.

La principale responsabilité de M. Cahoon sera d'accroître la teneur en vitamine A et E de la racine du manioc.

M. Cahoon, qui est attaché au Service de recherche en génétique des plantes, travaille avec une équipe de scientifiques au Centre Donald Danforth de phytobiologie à Saint-Louis (Missouri).

L'université d'État de l'Ohio gère le projet d'amélioration du manioc, qui est doté de 7,5 millions de dollars sur cinq ans et auquel participent dix institutions sous la direction de M. Richard Sayre.

Baptisé « BioCassava Plus », ce projet a été choisi par la fondation Bill et Melinda Gates pour bénéficier d'un don de 450 millions de dollars dans le cadre de son programme « Grand Challenges in Global Health » (Les grands défis en matière de santé mondiale) pour les possibilités qu'il offre de résoudre de façon novatrice les problèmes de la nutrition dans le monde.

Le manioc est la principale source de nourriture de plus de 250 millions d'Africains, soit environ 40 % de la population du continent. Assez facile à cultiver dans des conditions de sécheresse, le manioc est la culture la plus importante d'Afrique et la quatrième du monde. Riche en féculents, la racine du manioc constitue une partie importante du régime alimentaire de près de 700 millions de personnes dans le monde.

Malheureusement, les racines de manioc sont pauvres en protéines et divers micronutriments leur font défaut.

Les chercheurs attachés à l'équipe mettront au point des plants de manioc dont la teneur en zinc, en fer, en protéines, en vitamines A et E sera améliorée, dont la partie comestible pourré être conservée plus longtemps, et qui résisteront aux virus transmis par des insectes (geminivirus).

M. Claude Fauquet, chercheur en chef du Centre Danforth et spécialiste du manioc, et M. Daniel Schachtman, spécialiste de la valeur nutritionnelle des minéraux, sont deux autres participants clés du programme.

Une fois que des variétés de manioc riches en vitamine A et E auront été mises au point aux États-Unis, elles seront cultivées en champ en Afrique et leur productivité et valeur nutritionnelle vérifiées. Les plants de manioc qui répondront aux critères serviront à la fécondation d'autres plants.

L'ARS est le principal organe de recherche du ministère de l'agriculture des États-Unis.


Date de rédaction: 15 juillet 2005 Mise à jour: 15 juillet 2005

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