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Un homme d'affaires sénégalais vante les avantages de l'AGOALa loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique
Par Charles Corey Dakar (Sénégal) - L'expérience de M. Mor Talla Diouck, directeur général du "Trade Point Sénégal", donne une bonne idée de la façon dont la loi américaine sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) a une influence sur la vie de nombreux Africains. Après un voyage d'affaires aux Etats-Unis, M. Diouck a raconté le 15 juillet, durant le vol qui le ramenait à Dakar (ville où se tient actuellement le forum de l'AGOA, du 18 au 20 juillet), qu'il était allé aux Etats-Unis pour s'informer sur les dernières nouveautés en matière d'Internet, sur le commerce électronique, sur les tendances et les statistiques du commerce ainsi que sur les mesures les plus récentes relatives à l'AGOA. Cette loi, a-t-il dit, permet aux pays africains de montrer les possibilités immenses qui existent sur leur territoire en matière d'investissement et de partenariat. Les entreprises américaines ont tout intérêt, selon lui, à se mettre en rapport avec des entreprises africaines pour tirer parti des avantages offerts par l'AGOA. Très au courant des nouvelles technologies et multilingue, le jeune directeur général est prêt à contribuer au renforcement des relations commerciales entre les Etats-Unis et l'Afrique subsaharienne dans le cadre de l'AGOA. Il étudie avec intérêt les méthodes des entreprises américaines et il a passé son temps, pendant le long vol entre New York et Dakar, à lire le livre "The Spirit to Serve : the Marriott Way" du célèbre hôtelier J.W. Marriott, dont la famille possède des centaines d'hôtels dans le monde. Selon lui, l'Afrique subsaharienne a grand besoin de l'expérience des Etats-Unis dans la mise en place de l'infrastructure. Elle a notamment besoin d'un meilleur réseau routier pour acheminer ses produits agricoles des zones rurales aux marchés locaux et étrangers, ainsi que d'installations de production d'électricité. M. Diouck estime qu'il existe des débouchés aux Etats-Unis pour les objets d'artisanat africains et que les Etats-Unis comme les pays africains peuvent bénéficier de l'amélioration des relations dans le secteur industriel et dans le secteur des services. L'Afrique de l'Ouest est maintenant dotée d'un bon réseau de télécommunications, et ce réseau peut beaucoup contribuer à encourager les relations commerciales et économiques entre les Etats-Unis et le continent africain. L'organisme sans but lucratif, "Trade Point Sénégal", dont M. Diouck est le directeur général, a contribué à la création du site Internet de l'actuel forum de l'AGOA et fournit aux Africains originaires de divers pays des informations sur cette loi dans les centres d'information que l'on peut consulter sur l'Internet. Par ailleurs, le "Trade Point Sénégal" a facilité la création de relations commerciales pour une entreprise sénégalaise qui exporte maintenant du poisson en Europe et dans d'autres continents. La loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique a été promulguée par le président Clinton le 18 mai 2000. Le président Bush a promulgué, le 6 août 2002, une nouvelle loi connue sous le nom d'AGOA II qui modifie la loi de 2000. Ces modifications portent essentiellement sur l'élargissement de l'accès préférentiel au marché américain pour les produits provenant des pays bénéficiaires d'Afrique subsaharienne. Ces deux lois ont été modifiées par une troisième (loi sur l'accélération de l'application de l'AGOA ou AGOA III) que le président Bush a promulguée le 12 juillet 2004. La nouvelle loi offre des avantages importants aux pays africains qui s'engagent à ouvrir leur économie vers l'extérieur et à se doter d'une économie de marché. En 2004, les exportations des Etats-Unis en Afrique subsaharienne ont augmenté de 25 % par rapport à 2003 pour atteindre 8,6 milliards de dollars. Leurs importations dans le cadre de l'AGOA et du Système généralisé de préférences se sont élevées à 26,6 milliards de dollars, soit une augmentation de 88 % par rapport à 2003. Si l'on exclut les importations de pétrole, la valeur des produits importés dans le cadre de l'AGOA représente 3,5 milliards de dollars, soit une augmentation de 22 % par rapport à 2003. Trente-sept des 48 pays d'Afrique subsaharienne peuvent prétendre bénéficier de l'AGOA. Pour ce qui est des difficultés d'ordre linguistique entre les Africains francophones et les Américains, M. Diouck a indiqué que l'usage de l'anglais se répandait dans de nombreux pays africains francophones. Il s'agit là d'un progrès qui vient s'ajouter au Sénégal au fait que ce pays est doté d'une économie de marché semblable à celle des Etats-Unis. Quant à l'avenir, M. Diouck a exprimé l'espoir d'observer une forte augmentation des investissements américains dans son pays. Les journalistes étrangers, a-t-il dit, devraient prendre plus de temps pour découvrir les aspects positifs de la vie économique et commerciale des pays africains au lieu de concentrer leur attention uniquement sur les conflits et la famine. Date de rédaction:
18 juillet 2005 Mise à jour:
18 juillet 2005
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