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Un organisme public des États-Unis est prêt à aider les petites entreprises africainesPropos d'un haut responsable de l'Administration des É.-U. pour les petites entreprises au Forum de l'AGOA à Dakar
Par Charles Corey Dakar (Sénégal) - Pays riches et pays pauvres ont une chose en commun : leur économie fonctionne grâce aux petites entreprises. C'est pourquoi M. Manuel Rosales, de l'Administration des États-Unis pour les petites entreprises ( » Small Business Administration » ou SBA), participe au Forum de l'AGOA qui se tient à Dakar du 18 au 20 juillet. M. Rosales estime que les connaissances, l'expérience et le savoir-faire sont les ingrédients essentiels de la gestion d'une entreprise, et c'est pourquoi le stand de la SBA à la foire commerciale organisée dans le cadre du Forum de l'AGOA met l'accent sur ces éléments à l'intention des visiteurs africains. Lors d'une interview accordée le 17 juillet au « Washington File », M. Rosales a déclaré que la SBA avait participé à l'organisation de cette foire commerciale afin que les responsables africains de petites entreprises puissent échanger des idées. « Nous voulons créer, a-t-il dit, un élan en faveur des petites entreprises en Afrique. » De telles foires sont importantes pour le Forum de l'AGOA, parce que « tout se fait par des réseaux de connaissances et par l'accès aux marchés. C'est le but du jeu : venir ici et repartir, peut-être, avec une possibilité. » M. Rosales a ensuite rappelé que, lors de la récente réunion au sommet du G8 en Ecosse, la dette et le développement de l'Afrique avaient été la priorité. Le Forum de l'AGOA, quant à lui, met en valeur la principale loi commerciale des États-Unis, qui autorise l'entrée en franchise de douane sur le marché américain de 80 % des produits de 37 pays africains bénéficiaires. Cependant, a-t-il fait remarquer, les petites entreprises ne tirent pas encore pleinement parti des dispositions de l'AGOA. « Ce forum est donc l'occasion pour divers organismes publics américains d'échanger des informations sur la façon d'aider les Africains » à commercer plus efficacement avec les États-Unis. Afin de profiter du marché américain, les chefs d'entreprise africains doivent d'abord s'informer sur l'AGOA et sur les mesures prises par leur propre pays à cet effet, a-t-il dit. Toutefois, les pouvoirs publics ne peuvent pas tout faire, et c'est au secteur privé de prendre l'initiative. La SBA espère aider les petites entreprises du secteur privé à contribuer au développement économique de leur pays. Aux États-Unis, a-t-il dit, de nombreux Américains pensent que l'économie repose sur de grandes sociétés telles que Coca-Cola et « General Motors ». En réalité, ce sont les petites entreprises qui soutiennent l'économie américaine. Elles représentent près de 55 % du produit intérieur brut (PIB). « Ce sont les petites entreprises qui créent un grand nombre des emplois actuels, qui sont à l'origine de la plupart des innovations sur le marché et qui sont les principaux employeurs. Les petites entreprises sont donc le moteur qui alimente notre économie - cela ne fait aucun doute. » En Afrique, la plupart des entreprises sont toutes petites. « Nous devons les aider à augmenter leur nombre. La décision de monter une entreprise comporte des risques », a-t-il souligné, mais grâce à l'information offerte par la SBA, on peut réduire ces risques. Aux États-Unis, la moitié de toutes les nouvelles entreprises font faillite avant cinq ans. La SBA essaie de réduire cette proportion en offrant une assistance technique, des conseils, des programmes et des services. « Nombre de ces leçons peuvent s'appliquer aux entreprises africaines. » M. Rosales a précisé que la SBA recevait chaque année des milliers de demandes d'étrangers désireux d'acquérir les principes de la gestion des petites entreprises et qu'elle avait un groupe d'anciens dirigeants d'entreprise à la retraite qui étaient disposés à donner des conseils à titre gratuit au sujet de projets de création d'entreprise. La SBA, a-t-il dit, se tient prête à jouer son rôle dans le cadre de l'AGOA en vue de favoriser l'augmentation des investissements et des échanges commerciaux entre les États-Unis et l'Afrique. Date de rédaction:
19 juillet 2005 Mise à jour:
19 juillet 2005
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