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AGOA : le forum de Dakar portera aussi sur l'accès au crédit et à la propriété foncièrePropos de responsables de l'« AGOA Civil Society Network »Par Charles W. Corey Washington - Le prochain Forum de coopération commerciale et économique entre les États-Unis et l'Afrique subsaharienne, qui se tiendra du 18 au 20 juillet à Dakar (Sénégal), comprendra des séances de formation et de débat sur les pratiques optimales en vue de montrer à des organismes de la société civile comment ils peuvent contribuer à accroître l'ampleur des effets de la loi américaine sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) dans les 37 pays bénéficiaires. Lors d'une conférence de presse organisée le 3 juin au Centre de la presse étrangère de Washington, la vice-présidente de l'« AGOA Civil Society Network », Mme Vernice Guthrie-Sullivan, qui était accompagnée de deux autres hauts responsables de cet organisme, MM. Fred Oladeinde et Oumar Barou Makalou, a déclaré que le forum de Dakar serait plus qu'une simple réunion. Elle a indiqué que l'accès au crédit et la délivrance de titres de propriété foncière, en particulier pour les femmes, étaient deux domaines dans lesquels les personnes désireuses de tirer parti de l'AGOA se heurtaient à des difficultés. En outre, ces personnes ont du mal à trouver une source sûre de réception de biens en provenance de l'étranger et d'expédition de biens à destination de l'étranger. Il est nécessaire, a-t-elle dit, que les organismes de la société civile désireux de favoriser l'application de l'AGOA s'attaquent aux problèmes de la pauvreté, du sida et de l'absence de participation des jeunes et des femmes à la vie publique et qu'ils fassent en sorte que le développement, en particulier celui du secteur privé, profite bien à toute la population. L'« AGOA Civil Society Network », a-t-elle expliqué, représente un certain nombre d'organismes qui cherchent tous à maximiser de diverses manières les avantages offerts par l'AGOA. Il s'agit de garantir que la plupart des habitants des 37 pays bénéficiaires tirent parti de la création d'entreprises et de l'accroissement des investissements dus à cette loi. « Notre objectif est de veiller à ce que la société civile continue de jouer le rôle qui lui revient dans l'application de l'AGOA », a-t-elle dit. Pour sa part, M. Oladeinde, qui est le coordinateur de l'« AGOA Civil Society Network », a déclaré à la presse que cet organisme avait été créé lors d'un forum de l'AGOA organisé à Maurice et qu'il avait pour vocation de faire en sorte que, par l'intermédiaire d'organismes de la société civile en Afrique et aux États-Unis, la population obtienne les moyens d'action nécessaires et que l'AGOA continue de favoriser la lutte contre la pauvreté ainsi que la bonne gouvernance, la transparence et la réduction de la corruption. Promulguée le 18 mai 2000, la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique offre des avantages aux pays africains désireux de prendre des mesures en vue de libéraliser leur économie et de mettre en place l'économie de marché. Depuis sa promulgation, on a pu observer, selon M. Oladeinde, de grandes améliorations sur le plan économique dans les pays bénéficiaires. En 2004, a-t-il dit, le montant des échanges commerciaux entre les États-Unis et l'Afrique subsaharienne a atteint 44,4 milliards de dollars, soit une augmentation de 37 % par rapport à l'année précédente. Malgré ces progrès, des problèmes font leur apparition, en particulier dans le domaine du textile et de l'habillement, et c'est pourquoi le forum de Dakar sera important, a-t-il fait remarquer tout en exprimant l'espoir que les pays africains pourront diversifier leur économie de manière à réduire la pauvreté et l'exode rural. « L'AGOA a un rôle à jouer à cet égard », a-t-il ajouté. L'« AGOA Civil Action Network » espère donner à la société civile les moyens de favoriser la prospérité, d'améliorer la gestion des affaires publiques, de faire respecter les droits de l'homme, de supprimer les obstacles aux échanges commerciaux et de créer un climat propice aux investissements et à l'emploi, en particulier des jeunes. Ce sera là, a dit M. Oladeinde, le grand thème du forum de Dakar. Ce forum portera sur les trois grandes parties prenantes de l'AGOA : les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile. Les motifs des groupes de la société civile, a-t-il dit, sont quelque peu différents de ceux du secteur privé et des pouvoirs publics, mais ces trois parties prenantes ont des objectifs communs à la réalisation desquels ils peuvent œuvrer de concert. « Le forum est un lieu de réunion important, a-t-il souligné. Nous espérons que nous pourrons nous servir du forum de cette année pour offrir une formation et pour envisager une éventuelle assistance technique. En dehors de ce forum, l'« AGOA Civil Society Network » considère les possibilités de formation existantes en Afrique (...) où nous pouvons aller sur le terrain et tirer parti du pouvoir de la société civile américaine pour collaborer avec la société civile africaine d'une manière dont les pouvoirs publics et le secteur privé ne peuvent pas le faire. Nous avons observé que, en matière de démocratisation et de respect des droits de l'homme, notre société civile est devenue et est encore la tribune qui a pu nous aider à accomplir tout ce que nous voyons aujourd'hui. « Il y a dix ou quinze ans, on pouvait compter sur les doigts le nombre d'États démocratiques en Afrique. De nos jours, nous savons qu'il existe divers stades de démocratisation en Afrique. On peut voir une augmentation importante non seulement du nombre de dirigeants disposés à appliquer les principes démocratiques, mais de ceux prêts à mettre en place les institutions nécessaires et à agir résolument pour occuper la place qui leur revient au sein de la communauté internationale. » Date de rédaction:
08 juin 2005 Mise à jour:
08 juin 2005
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