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Mmes Rice et Jolie appellent à la protection des réfugiés dans le mondeCérémonie à Washington en prévision de la Journée mondiale des réfugiésPar Charlene Porter Washington - Le 15 juin, lors d'une cérémonie parrainée par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), un appel a été lancé en faveur de la sécurité et de la protection des 17 millions de réfugiés dispersés de par le monde. Organisée à la « National Geographic Society », cette cérémonie qui marquait le début des manifestations entourant la Journée mondiale des réfugiés, qui sera observée le 20 juin, a rassemblé des personnalités des milieux diplomatiques et du spectacle. La secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, première diplomate d'une nation qui, chaque année, offre de réinstaller plus de réfugiés que n'importe quel autre pays - 53.000 en 2004 et jusqu'à 55.000 en 2005 - et la vedette de cinéma Angelina Jolie, ambassadrice de bonne volonté de l'ONU, se partageaient la scène. Les États-Unis, a rappelé Mme Rice, ont « un attachement profond et constant » en ce qui concerne la protection et l'assistance des réfugiés. « Aux quatre coins du pays, des communautés ont ouvert leurs portes et leurs cœurs aux réfugiés et les ont aidés à commencer une nouvelle vie dans la sécurité et la liberté », a-t-elle dit. En 2004, les États-Unis ont consacré près de 700 millions de dollars à l'aide étrangère destinée aux réfugiés et des centaines de millions de dollars supplémentaires à l'aide alimentaire, dont une grande partie était réservée aux réfugiés et aux personnes déplacées. Faisant allusion aux nombreux réfugiés qui se sont réinstallés aux États-Unis, Angelina Jolie, qui défend la cause des réfugiés depuis près de quatre ans, a déclaré : « Je suis convaincue que parmi ces 50.000 réfugiés il s'en trouve qui brilleront et se distingueront plus tard aux États-Unis. » Mais si la situation de ces réfugiés-là s'est améliorée, « il y a 17 millions de réfugiés dont l'avenir est toujours incertain, a-t-elle dit. La Journée mondiale des réfugiés est le jour où nous faisons en sorte qu'ils ne soient pas oubliés. » Pour l'assistance, composée de quelque 400 défenseurs des droits des réfugiés, la grande vedette de la cérémonie n'était ni la vedette de cinéma et ni la diplomate, mais Paul Rusesabagina, un gérant d'hôtel qui a assuré la protection de plus d'un millier de réfugiés durant le génocide au Rwanda en 1994, et à qui la foule a réservé sa plus longue et bruyante ovation. S'associant à l'hommage rendu à M. Rusesabagina, dont l'histoire a fait, en 2004, l'objet d'un film chaleureusement acclamé par les critiques, « Hôtel Rwanda », Mme Rice a déclaré : « Paul, vous nous avez montré ce qu'est le vrai courage devant le mal (...) Lorsque le Rwanda a sombré dans le génocide, vous, un gérant d'hôtel, avez trouvé le courage de donner abri à plus de 1.200 réfugiés, les protégeant ainsi d'une mort certaine, mais vous exposant personnellement à un grave danger. Ceci devrait nous donner à tous le courage de faire face aux défis moraux qui ne manqueront pas de se trouver sur notre chemin. » Le HCR a présenté à M. Rusesabagina et à M. Terry George, le réalisateur du film « Hôtel Rwanda », le Prix humanitaire de la Journée mondiale des réfugiés. Faisant preuve d'humilité à propos du rôle qu'il a joué, M. Rusesabagina a dit qu'il était simplement un mari et un père qui avait essayé de faire son devoir à une époque où il était « absolument certain » qu'il ne survivrait pas à la violence. « Des flots de sang coulaient dans les rues. Les gens étaient désespérés. Ils n'avaient pas de nourriture, d'abri. Ils étaient terrifiés, craignant pour leurs vies et celles de leurs proches. Ceux qui ont eu de la chance sont devenus des réfugiés, car les autres ont été tués », a-t-il dit. Lui-même a eu de la chance, même si le sort lui a été cruel puisque, comme tous les réfugiés, tous ses plans, tous ses objectifs avaient disparu : il a trouvé refuge en Belgique. Il s'est fait l'écho d'Angelina Jolie en demandant que la Journée mondiale des réfugiés soit un jour pour se souvenir de tous ceux qui subissent le sort réservé aux réfugiés, que ce soit au Soudan, au Burundi, en Somalie, et dans des centaines d'autres endroits. « Nous devons donner de l'espoir à nos semblables, hommes et femmes. Nous devons leur tendre la main de façon qu'il n'y ait pas d'autre « Hôtel Rwanda » dans dix ans », a-t-il souligné. Date de rédaction:
16 juin 2005 Mise à jour:
16 juin 2005
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