|
|||||||||||
|
|||||||||||
|
![]() | ||
Les économies africaines se réoutillent pour le développementMadagascar et la Zambie font preuve de détermination.
Par Bruce Greenberg Baltimore (Maryland) - Selon les présidents de la Zambie et de Madagascar, l'optimisme renaît en Afrique au fur et à mesure qu'un nouvel ordre du jour associant aide, commerce et investissements se développe. Les deux présidents ont tenu ces propos lors du Sommet Afrique-Etats-Unis, parrainé par le Corporate Council on Africa (CCA), qui se tient du 22 au 24 juin à Baltimore. Dans son discours prononcé lors de l'ouverture de la conférence, le président du CCA, M. Steve Hayes, a rappelé que les pays du G8 étaient prêts à effacer de vieilles dettes accumulées par l'Afrique dans le sillage de la décolonisation et que les investissements étrangers directs sur ce continent avaient dépassé 20 milliards de dollars en 2004. Les incitations commerciales, les prêts sans intérêt et les dons accordés dans le cadre de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique subsaharienne (AGOA) et de la Société du Compte du millénaire (MCC) commencent à injecter des millions de dollars dans l'économie de certains des pays les plus pauvres du monde, a-t-il ajouté. Mais ce sont les présidents Marc Ravalomanana, de Madagascar, et Levy Mwanawasa de Zambie qui ont donné le ton en vantant le nouveau ressort économique de l'Afrique - résultat de la création de sociétés stables, sûres et progressistes qui attirent les investissements étrangers tout en offrant une importante main-d'oeuvre bon marché et de précieuses ressources naturelles. M. Ravalomanana a souligné que Madagascar avait été le premier pays à signer un accord avec la Société du compte du millénaire créée par le gouvernement des Etats-Unis. La MCC a pris un engagement de 110 millions de dollars sur quatre ans pour soutenir les réformes économiques de ce pays, reconnaissant ainsi son potentiel démocratique et économique. "Il est temps maintenant que le monde se concentre sur l'Afrique", a-t-il proclamé. "Mais allons-nous devenir un tigre africain ? Nous avons besoin d'un plan Marshall pour l'Afrique (...) non seulement pour investir dans nos ressources, nos capitaux et nos usines, mais aussi dans nos enfants, nos femmes et nos jeunes." Les Africains ont besoin d'une chance de s'imposer sur les marchés mondiaux. "Nous voulons créer de nouvelles industries et commerces, recréer notre économie de fond en comble, et nous voulons le faire de notre propre initiative." "Nous voulons nous assurer que tous, et particulièrement les pauvres, profitent de notre croissance économique. Nous sommes conscients du fait que la bonne gouvernance est la clé de la réalisation de ce rêve." "A Madagascar, nous avons une vision claire de l'avenir. Elle consiste à préserver nos ressources naturelles, tout en nous appuyant sur elles. Nous voulons accroître notre production agricole, créer de nouvelles industries et intensifier le commerce, le tout accompagné de bonne gouvernance, de démocratie, de respect de la règle de droit et de l'élimination de la corruption." "Nous devons aborder cette entreprise avec passion, de façon que le monde éprouve de la passion pour l'Afrique." Le président Mwanawasa a exprimé les mêmes sentiments, considérant ce nouvel ordre du jour comme un pas vers l'indépendance dans un monde interdépendant. "A la fin de l'ère coloniale, nous avons combattu pour notre indépendance politique ; maintenant, nous devons lutter pour notre indépendance économique. Certes, nous devons dépendre des investissements étrangers, mais nous voulons que les Africains aient des emplois ; nous voulons que les investisseurs agissent de façon à émanciper nos peuples au lieu de rapatrier tous les bénéfices, parce que les investissements étrangers seront plus efficaces si les populations locales en profitent." S'adressant ensuite aux hommes d'affaires présents dans l'assistance, il a déclaré : "Quand vous investissez dans les économies africaines, vous améliorez l'économie américaine." Date de rédaction:
24 juin 2005 Mise à jour:
24 juin 2005
|
||
|
Options: |
|
||||||||||||||||||