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Le festival des traditions populaires de la Smithsonian InstitutionDes objets artisanaux, de la musique et plusieurs expositions offrent un riche aperçu de diverses cultures et traditions.Par Elizabeth Farabee and Carrie Loewenthal Washington - En cette année 2005, la musique latino-américaine fait son retour au Festival des traditions populaires qu'organise la Smithsonian Institution, alors que la culture d'un pays arabe, le sultanat d'Oman, y est explorée en détail pour la première fois. Ce festival est organisé chaque année sur le Mail central de Washington, une vaste étendue de gazon bordée d'arbres le long de laquelle se trouvent les musées et galeries de la Smithsonian Institution. Cette année, le 39e festival a quatre thèmes : la culture omanaise, la musique latino-américaine, la cuisine américaine et l'histoire du Service des forêts des États-Unis. On attend un million de visiteurs. L'un des programmes du festival, intitulé « Nuestra Musica : Music in Latino Culture », est la seconde étape d'un projet de quatre ans qui vise à explorer la musique latino-américaine et le rôle qu'elle joue dans cette culture. « Cette année, le programme explore la façon dont les Latino-Américains utilisent la musique, notamment par le truchement des valeurs qu'elle véhicule, afin de créer un sentiment de communauté plus cohérent et plus positif au sein de l'ensemble de la population latino-américaine », a déclaré Daniel Sheehy, l'un des directeurs du programme. Une série de soirées de concerts permettra aux visiteurs de se familiariser avec divers styles de musique latino-américaine, notamment le mérengué dominicain, la bomba afro-portoricaine, et la « musica jibara », musique traditionnelle portoricaine. Un autre grand volet du festival intitulé : « Oman : Desert, Oasis and Sea », évoque les contributions de chacun des trois écosystèmes (à savoir le désert, les oasis et la mer) du Sultanat d'Oman, tout en présentant de la musique, des danses, des objets artisanaux, des aliments et des innovations de ce pays arabe. C'est la première fois que le Festival se concentre sur un seul pays arabe. « Certes, des Arabes et des Arabo-Américains ont déjà participé à divers festivals de la Smithsonian Institution, mais ce programme offrira une occasion de se concentrer sur une culture arabe à un moment où elle est très mal comprise dans le monde », a déclaré le directeur du programme, M. Rich Kennedy. « Ce programme permettra peut-être d'éliminer certains mythes au sujet du monde arabe. » Le 23 juin, lors de la cérémonie d'ouverture du festival, le ministre omanais du développement social, M. Shafira Bint Khalfan Al Yahai, a évoqué les longues relations entre les États-Unis et le Sultanat d'Oman, relations qui remontent à la présidence de Martin Van Buren (1836-1840). Le sultan de l'époque avait offert au président Van Buren un couple de bébés tigres. Mais cette année, les visiteurs pourront observer des artisans créer des paniers en feuilles de dattes, des harnais de laine pour les chameaux, et des bijoux et des dagues d'argent. Ils pourront également admirer des calligraphies islamiques et apprendre les secrets des fameux constructeurs de bateaux. Le troisième thème du Festival de cette année est « Food Culture USA » (la culture gastronomique aux États-Unis), qui porte sur la diversité de la cuisine américaine, en se concentrant sur les contributions de cuisiniers et agriculteurs de diverses régions du pays. Le ministre américain de l'agriculture, M. Mike Johanns, a déclaré lors de l'ouverture du festival que la cuisine reflétait les divers héritages des habitants du pays. L'un des kiosques met en lumière l'immense variété de produits qui sont importés de l'étranger, tels que le chocolat et le thé, alors que d'autres évoquent les nouvelles techniques de production et de vente conçues par les petits agriculteurs. Une section consacrée aux vins offre des informations sur les vignobles des États-Unis et des démonstrations de techniques de vinification. Les visiteurs peuvent également écouter Alice Waters, chef du restaurant « Chez Panisse » à Berkeley (Californie), qui a traversé le pays avec son « Edible Schoolyard » ( « cour de récréation comestible »). Elle utilise cette méthode pour enseigner aux jeunes l'importance de cultiver leur propre nourriture. « Il s'agit d'apprendre d'où vient la nourriture, et comment nous devons la préparer », a déclaré Mme Waters lors de l'ouverture du Festival. Elle a expliqué qu'elle aimerait voir les écoles publiques du pays enseigner aux enfants une nouvelle relation avec la nourriture, et a souligné l'importance de l'éducation en matière de nutrition. « La façon dont nous choisissons de nous nourrir a des conséquences publiques », a-t-elle affirmé. Le quatrième et dernier thème du Festival est le Service des forêts des États-Unis. Cette agence, qui est responsable de la gestion de quelque 78 millions d'hectares de terrains publics, fête son centième anniversaire et elle est vouée à la préservation à long terme des forêts du pays. L'exposition explore la culture et les collectivités des régions forestières. Le programme célèbre les relations de l'homme avec l'environnement et comprend des démonstrations de techniques de lutte contre les incendies par des pompiers parachutistes. On y apprend également comment cuisiner dans de grosses cocottes de fonte et survivre dans la nature. Sous une vaste tente est aménagée une scène appelée « sons de la forêt » où l'on peut écouter de la musique bluegrass, du country western et du folk. Une vraie forêt a été installée, ainsi qu'une maison conçue par le Service des forêts et faite de matériaux économes en énergie. Le Festival est ouvert du 23 au 27 juin et du 30 juin au 4 juillet. Date de rédaction:
28 juin 2005 Mise à jour:
28 juin 2005
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