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Les Américains sont très généreux à l'égard des victimes du tsunamiLes anciens présidents Bush et Clinton sont bouleversés par la générosité de leurs concitoyens.Par Jane Morse Washington - Des Américains de toutes conditions sociales et de tous horizons politiques ont répondu à l'appel des anciens présidents George Herbert Walker Bush et Bill Clinton qui souhaitaient collecter 10 millions de dollars de fonds privés pour les victimes du tsunami de décembre 2004. Ces fonds serviront à financer divers projets de reconstruction en cours en Indonésie, en Thaïlande, au Sri Lanka et aux Maldives. Lors d'une soirée de gala organisée à Houston le 5 mai, les deux anciens présidents ont annoncé, devant un auditoire de plusieurs milliers de donateurs, le succès rencontré à ce jour par le Fonds Bush-Clinton pour les victimes du tsunami. « Lorsque nous avons annoncé la création du Fonds Bush-Clinton pour les victimes du tsunami, nous ne nous attendions pas à une telle générosité », a déclaré l'ancien président Bush. Les Texans se plaisent à dire que leur État, et tout ce qu'il contient, est gigantesque. Ils ont prouvé que leurs cœurs aussi étaient grands, parce que la plupart des 14.000 donateurs étaient texans. La plupart venaient des quartiers, des écoles, des églises et des entreprises de Houston. La contribution individuelle moyenne est de 714 dollars. « On estime que dans leur ensemble, a déclaré M. Bush, les Américains ont donné plus d'un milliard de dollars pour aider à reconstruire les pays frappés par ce désastre. C'est un chiffre incroyable qui révèle la réelle compassion du peuple américain. Et c'est évident à Houston. » M. Bush, un Texan républicain, et M. Clinton, un démocrate, se sont alliés dans la foulée du tsunami qui a frappé certaines régions d'Asie et d'Afrique le 26 décembre 2004. Ce raz-de-marée géant, causé par l'un des tremblements de terre les plus puissants qui ait touché la région depuis quarante ans, a fait plus de 275.000 victimes et un million de sans-abri. Le 3 janvier, le président George W. Bush a demandé à son père (parfois surnommé « Bush 41 » parce qu'il a été le 41e président des États-Unis) et à l'ancien président Clinton de mener une campagne nationale de collecte de fonds. Le Fonds Bush-Clinton pour les victimes du tsunami a rapidement pris de l'ampleur. Les deux anciens présidents ont fait une tournée dans la région touchée par le tsunami du 17 au 22 février. « J'espère, a dit Bush 41, que le fait de voir deux anciens rivaux politiques s'associer de cette façon montrera qu'il est possible de dépasser les rivalités politiques afin d'œuvrer pour le bien du pays et de l'humanité tout entière. » Les deux anciens présidents ont annoncé qu'en Thaïlande, un million de dollars prélevés sur le Fonds Bush-Clinton fournirait près de 200 bateaux de pêche, ainsi que l'équipement nécessaire, aux pêcheurs qui ont tout perdu dans le tsunami. Des artisans locaux vont recevoir les moyens de fabriquer les bateaux, ce qui contribuera à la création d'emplois. En Indonésie, 500.000 dollars serviront à reconstruire Lampuuk, une petite ville durement frappée par le tsunami que MM. Bush et Clinton ont visitée en février. Les fonds serviront à reconstruire une école, une clinique, un centre pour les femmes et un petit marché, et à réparer le réseau d'adduction d'eau. En outre, de 4 à 5 millions de dollars seront versés à la Commission Fulbright afin de permettre à environ 75 étudiants indonésiens de la province d'Aceh de venir étudier dans des universités américaines. Ils feront des études supérieures dans des domaines essentiels à la reconstruction, notamment l'ingénierie, l'urbanisation et l'agriculture. Parce que les efforts de reconstruction prendront vraisemblablement une vingtaine d'années, ces personnes bien éduquées seront essentielles au succès du processus, ont affirmé les deux anciens présidents. Un maximum d'un million de dollars du Fonds Bush-Clinton sera versé au programme « adoptez une île » des Nations unies aux Maldives. Cela devrait permettre d'adopter l'île de Dhiggaru et d'aider à reconstruire son port, ses habitations et ses réseaux de distribution d'eau. Durant leur visite au Sri Lanka, MM. Bush et Clinton ont déclaré avoir été particulièrement attristés par les enfants qui avaient perdu leur famille, leur foyer et leur école. Pressés de ramener un peu de bonheur dans la vie de ces enfants, les deux anciens présidents ont annoncé qu'un million de dollars servirait à construire plus de 100 terrains de jeux dans les 23 districts de la côte. Par ailleurs, si certains programmes en cours de construction de logements ne sont pas suffisamment financés par d'autres sources, le Fonds Bush-Clinton comblera le manque. Les deux anciens présidents ont précisé qu'ils agissaient en étroite consultation avec l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et l'ambassadeur des États-Unis auprès de chaque pays concerné. M. Mark Ward, administrateur adjoint de l'USAID pour l'Asie et le Proche-Orient, a voyagé avec MM. Bush et Clinton lorsqu'ils ont fait leur évaluation initiale de la situation en février dernier. Dans un entretien accordé au Bureau des programmes d'information internationale du département d'État, M. Ward a déclaré que l'on avait tout fait pour coopérer avec des spécialistes du développement sur le terrain qui connaissent bien les plans de reconstruction du gouvernement de chaque pays concerné. Les organisations retenues pour gérer le programme mis en œuvre dans chaque pays ont été triées sur le volet, a affirmé M. Ward. « Nous collaborons étroitement avec des organisations non gouvernementales (ONG) qui ont une bonne réputation et sont sensibles aux besoins des populations locales. » Il a précisé que si, en Thaïlande, une ONG américaine allait superviser les projets financés par le Fonds Bush-Clinton parce qu'elle était particulièrement adaptée aux projets envisagés dans ce pays, des ONG locales avaient été choisies pour le Sri Lanka et l'Indonésie. Quant au programme des Maldives, il est géré par les Nations unies. Il a ajouté que lorsqu'il s'était agi de sélectionner les projets à mettre en œuvre, MM. Bush et Clinton avaient retenu des projets de reconstruction et de formation dans les villages qu'ils avaient visités en février. « Ils voulaient pouvoir revenir un jour et constater les progrès réalisés. » Ces projets cadrent également avec le plan de reconstruction de chaque gouvernement concerné, a affirmé M. Ward. Etaient notamment invités à la soirée du 5 mai : Jim McIngvale, coprésident du Fonds Bush-Clinton ; William White, maire de Houston ; Kasit Piromya, ambassadeur de Thaïlande ; Soemadi Djoko M. Brotodiningrat, ambassadeur d'Indonésie ; et Bernard Goonetilleke, ambassadeur du Sri Lanka. Date de rédaction:
10 mai 2005 Mise à jour:
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