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Mme Rice fait une visite surprise en IrakElle s'entretient avec des responsables irakiens à Erbil et à Bagdad.Par Michael O'Toole Le 15 mai, lors d'une visite surprise en Irak, la secrétaire d'État américaine, Mme Condoleezza Rice, a déclaré qu'elle avait été elle-même surprise de constater que les Irakiens avaient un moral d'acier malgré les difficultés qu'ils traversaient. « Il ne fait aucun doute qu'ils ont encore un chemin difficile à parcourir », a déclaré Mme Rice à la chaîne CNN « mais ils ont déjà fait beaucoup en peu de temps (...) la souveraineté a été transférée il y a moins d'un an. Je pense que s'il y a quelque chose d'étonnant, c'est bien leur moral d'acier en dépit de toutes les difficultés auxquelles ils se heurtent. » Mme Rice s'est d'abord rendue à Salahuddin, dans le nord de l'Irak. Elle a ensuite pris un hélicoptère pour Erbil, où elle a rencontré le chef du Parti démocratique kurde, M. Massoud Barzani. Ce n'est qu'ensuite qu'elle est allée à Bagdad, où elle a eu des entretiens avec le premier ministre Ibrahim Jaafari et d'autres responsables irakiens. La prochaine étape que doivent franchir les Irakiens est la rédaction d'une constitution, la minorité sunnite - qui a dominé l'Irak durant le régime de Saddam Hussein et qui gonfle aujourd'hui les rangs de l'insurrection - « y ayant sa place (...) comme elle l'a dans ce gouvernement ». Mme Rice a précisé que ce message d'inclusion des sunnites était déjà entendu en Irak. Elle a déclaré à l'Associated Press : « Cette insurrection est très violente, mais on ne la matera pas uniquement par des moyens militaires. Il faut une puissante solution politique de remplacement. Les Irakiens (...) vont maintenant devoir redoubler d'efforts pour prouver que le processus politique est, de fait, la solution. » Un journaliste de CNN lui a posé une question sur l'efficacité des moyens irakiens de défense et sur l'avenir des forces de la coalition. Elle a reconnu que « cette jeune démocratie n'est pas encore capable de se défendre elle-même contre ses ennemis internes et contre les terroristes étrangers qui traversent ses frontières pour essayer d'empêcher l'avènement d'un Irak démocratique. » Elle a toutefois affirmé que les forces irakiennes faisaient des progrès, rappelant qu'elles avaient réussi à protéger les bureaux de vote lors des élections du 30 janvier dernier sans l'aide des forces de la coalition. Elle a ajouté que l'armée irakienne participait désormais à des opérations mixtes avec les forces américaines et qu'elle menait ses propres opérations. Au sujet d'une visite imminente du ministre iranien des affaires étrangères et de l'éventuelle influence de l'Iran sur la majorité chiite de l'Irak, Mme Rice a répondu : « L'Iran est un voisin. J'espère que ces deux pays noueront de bonnes relations (...) mais elles devront être plus transparentes, plus amicales. (....) Nous espérons que l'Iran comprendra l'importance de la stabilité et de la démocratie en Irak. Les Irakiens sont des gens plutôt indépendants, et je ne crois pas qu'ils aient l'intention d'échanger la férule terrible et brutale de Saddam Hussein pour celle des mollahs de l'Iran. » « L'Irak est la clé de l'éventuel avènement d'un Moyen-Orient différent, un Moyen-Orient dans lequel les peuples auront retrouvé l'espoir, dans lequel les gens maîtriseront leur propre vie et sauront que leurs aspirations politiques peuvent être acheminées par des voies démocratiques légitimes. » Mme Rice s'est également entretenue avec des membres des forces armées et du corps diplomatique américains, affirmant devant plusieurs centaines de personnes rassemblées dans l'enceinte de l'ambassade des États-Unis : « Nous sommes très reconnaissants du fait qu'il y a des Américains prêts à se sacrifier pour que le Moyen-Orient soit uni, libre, démocratique et en paix. » Date de rédaction:
16 mai 2005 Mise à jour:
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