jump over navigation bar
Department of State SealU.S. Department of State
International Information Programs and USINFO.STATE.GOV url
Thématique Régions Ressources Produits    English |  Español |  Русский |  Arabic |  Chinese |  Persian
Actualités de Washington
  

Zalmay Khalilzad : les Irakiens doivent combler le fossé sectaire

Propos de l'ambassadeur des États-Unis en Irak au magazine Newsweek

M. Zalmay Khalilzad, ambassadeur des États-Unis en Irak
M. Zalmay Khalilzad, ambassadeur des États-Unis en Irak. (©AP/WWP)

L'Irak ne réussira en tant que nation que si le peuple parvient à combler les fossés qui le divisent, « la principale ligne de faille, sur le plan politique aussi bien que social, étant le clivage sectaire, et la polarisation qui en résulte », a déclaré l'ambassadeur des États-unis auprès de l'Irak, M. Zalmay Khalilzad, le 28 octobre, lors d'une interview accordée à Michael Hirsch, journaliste de « Newsweek ».

L'ambassadeur a imputé ces divisions d'aujourd'hui à la politique de l'ancien régime. « Elles découlent de la politique menée par l'opposition durant le gouvernement de Saddam Hussein, cette opposition étant en majorité kurde et chiite. Mais pour que l'Irak se redresse, il faut effacer ces divisions et cela demandera du temps », a-t-il dit.

« Nous avons encouragé un rapprochement entre les sectes, des réunions entre les chefs de file des diverses sectes, une diversification de la composition des différents partis », a-t-il expliqué, regrettant que certains des principaux partis irakiens soient composés de membres d'une seule secte.

Il a précisé cependant qu'il y avait aussi en Irak des partis politiques représentatifs de l'ensemble de la société qui étaient à la fois modérés et laïques.

Il s'est félicité que 63 % des Irakiens inscrits sur les listes électorales aient voté lors du référendum constitutionnel et que la Constitution ait été approuvée à une forte majorité du vote populaire, à savoir 78 %.

Admettant qu'une majorité des sunnites ont voté contre la Constitution, il a expliqué que beaucoup d'entre eux craignent d'être marginalisés et de se heurter à la discrimination.

La nouvelle Constitution, a-t-il indiqué, offre la possibilité d'adopter divers amendements au cours des six premiers mois de la prochaine législature, ce qui, à son avis, devrait encourager les sunnites à y jouer un rôle.

À son avis, seul un processus politique, et non pas militaire, pourra rétablir la stabilité en Irak. « Une insurrection prolongée aura des effects dévastateurs sur la communauté sunnite, car elle a lieu dans sa région », a-t-il souligné, ajoutant que si les sunnites ne participaient pas au processus politique, ce seraient leurs rivaux qui en profiteraient. Il a indiqué par ailleurs qu'une véritable lutte opposait ceux qui, au sein de la communauté sunnite, souhaitaient participer au processus politique et ceux qui voulaient poursuivre l'insurrection.

Il a appelé à l'isolement du militant jordanien Abou Moussab al-Zarqawi et des djihadistes - irakiens parfois, mais aussi étrangers - ainsi que des partisans de Saddam Hussein et de ceux qui voudraient voir ce dernier reprendre le pouvoir en Irak.

Rappelant que l'issue de la situation en Irak était importante non seulement pour l'Irak mais pour toute la région, M. Khalilzad a précisé que l'objectif des États-unis en ce qui concerne ce pays était qu'il puisse répondre aux attentes de l'ensemble de sa population.

« Notre objectif n'est pas de gouverner l'Irak. Notre objectif n'est pas d'avoir des bases permanentes en Irak. Notre objectif n'est pas de nous approprier le pétrole irakien, ou plutôt le patrimoine irakien. (...) Notre objectif, c'est d'avoir des dirigeants irakiens qui comprennent les problèmes et les préoccupations de la population et qui y recherchent des solutions (...) », a-t-il souligné.

Faisant valoir que les aspirations des gens étaient fondamentalement partout les mêmes, à savoir : pouvoir répondre aux besoins de leur famille, avoir la sécurité, pouvoir choisir leurs propres dirigeants, ne pas être dirigés par des étrangers, y compris par des Américains, il s'est interrogé sur la façon de trouver des dirigeants capables d'œuvrer en vue de la réalisation de ces aspirations, de s'aligner avec ces derniers et en même temps de s'assurer la meilleure coopération possible de la part des pays voisins et de la communauté internationale.

« L'échec, en Irak, n'est pas une option », a-t-il déclaré, car la lutte pour la liberté démocratique déborde largement les frontières de ce pays. « Il n'est que d'observer l'implication de l'Iran, de la Syrie, d'Al-Qaïda et d'autres forces à l'œuvre dans la région. »


Date de rédaction: 02 novembre 2005 Mise à jour: 02 novembre 2005

Options:  Version imprimable Version imprimable    Envoyez cet article par courriel Envoyez cet article par courriel     Abonnement Abonnement

Retour


       Le présent site est géré par le département d'État des États-Unis.
       Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer.