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L'USAID ouvrira officiellement un centre du commerce à Dakar le 8 novembrePropos d'un haut responsable de l'Agence des États-Unis pour le développement international
Par Charles W. Corey Washington - Le quatrième centre du commerce de l'USAID dont l'ouverture officielle aura lieu le 8 novembre à Dakar (Sénégal) constitue un exemple des grands efforts déployés par le président Bush en vue d'encourager le développement économique dans toute l'Afrique, a déclaré un haut responsable de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), M. Lloyd Pierson. Lors de l'entretien qu'il a accordé au Washington File le 2 novembre, M. Pierson a indiqué que les centres du commerce de l'USAID étaient directement issus de l'initiative du président Bush en faveur de la compétitivité des entreprises africaines dans le monde annoncée lors du Quatrième Forum de l'AGOA qui avait eu lieu en juillet dernier. D'une durée de cinq ans, cette initiative, dont le budget est de 200 millions de dollars, montre la volonté du gouvernement Bush de renforcer les capacités de l'Afrique subsaharienne en matière de commerce et de compétitivité et vient s'ajouter à la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA). Le centre de Dakar fait suite à trois autres centres qui fonctionnent déjà à Gaborone (Botswana), à Nairobi (Kenya) et à Accra (Ghana). M. Pierson, qui va se rendre au Sénégal pour l'inauguration du centre de Dakar, a indiqué que ces centres du commerce fournissaient une multiplicité de services tant sur place que sur l'internet et qu'ils permettaient à l'USAID de collaborer avec les Africains désireux d'améliorer leurs conditions de vie grâce à la création d'entreprises et au développement économique. « Ce qui importe, a-t-il dit, c'est que ces centres permettent aux Africains d'entrer en relation avec les personnes compétentes et de discuter avec elles de leurs projets commerciaux. Il ne s'agit pas seulement de l'exportation aux États-Unis, mais aussi du commerce dans leur propre pays, avec un pays limitrophe et avec plusieurs États voisins. » L'USAID, a-t-il indiqué, cherche à unifier la gestion de ces centres du commerce en vue de fournir un mécanisme encore plus perfectionné pour les échanges commerciaux, en particulier entre l'Afrique de l'Est et l'Afrique de l'Ouest. « La situation géographique de ces centres est importante. Leurs fonctions sont aussi importantes », a-t-il dit en ajoutant qu'il importait que les Africains puissent avoir recours à l'internet pour faire des recherches et pour discuter de leurs idées. Si les quatre centres du commerce auront chacun leur propre site Internet, il existe déjà un site central (http://www.africatradehubs.org/). M. Pierson a encouragé tous les intéressés à consulter ce site pour voir ce qu'il offre tant au niveau régional qu'au niveau du continent africain. Les quatre centres du commerce sont à peu près comparables, a-t-il dit en exprimant l'espoir qu'ils pourront prendre de l'ampleur lorsque leur utilisation s'accroîtra. Outre ces centres, l'USAID compte des bureaux dans divers pays africains qui contribuent aussi à encourager le développement économique. « L'activité des centres du commerce porte principalement sur le commerce, tandis que les bureaux situés dans divers pays s'occupent aussi du renforcement des capacités en matière de commerce ainsi que du développement économique », a-t-il expliqué. Il est essentiel, selon lui, de favoriser le développement économique en Afrique. Le taux de chômage dans divers pays africains est stupéfiant, de l'ordre de 60 à 80 %, ce qui serait tout à fait inacceptable dans les pays occidentaux. C'est pourquoi l'USAID s'emploie à favoriser la création d'emplois, à développer le secteur privé et à donner une formation professionnelle aux chercheurs d'emploi. Selon M. Pearson, puisque la majeure partie du commerce entre les États-Unis et l'Afrique porte sur le pétrole et les produits hydrocarbonés, les centres du commerce devraient faciliter la diversification et donner une plus grande place à d'autres produits, notamment aux produits agricoles. Donnant l'exemple d'une forme de diversification déjà réalisée, M. Pierson a indiqué que l'un des projets sur lesquels les États-Unis ont collaboré étroitement avec les Africains portait sur l'exportation de fleurs vers l'Europe et dans certains cas vers les États-Unis. D'autre part, le travail auquel s'est livré le centre de Nairobi, par exemple, a entraîné une augmentation de 15 à 20 % du commerce régional des produits agricoles. Un autre résultat positif lié à ces centres du commerce, a expliqué M. Pierson, implique un éleveur de vaches laitières, au Kenya, qui a travaillé avec le centre local de l'USAID de Nairobi et qui a vu son exploitation passer d'une vache à 68. Il cherche maintenant les moyens de réfrigérer le lait pour qu'on puisse le transporter vers des marchés plus importants. Les centres du commerce de l'USAID sont très efficaces car, du fait de leur statut, ils rassemblent beaucoup de personnes en vue d'encourager le développement commercial et économique. Ils organisent des foires commerciales et chacun de ces centres est responsable d'une région qui comprend plusieurs pays. « Ce que nous nous efforçons de faire, alors que nous nous étendons, c'est de faire en sorte qu'ils collaborent également entre eux », a-t-il ajouté. Les centres s'efforcent aussi de faire adopter une politique propice au commerce. « C'est une chose de se concentrer sur le développement économique et sur certains produits, mais si les obstacles sont trop nombreux, cela décourage les producteurs. Il est évident que cela entrave les activités économiques que vous souhaiteriez. Une politique propice au commerce est importante non seulement pour le commerce intérieur, mais aussi pour le commerce régional car les marchandises doivent pouvoir circuler librement d'un pays à l'autre », a souligné M. Pierson. L'USAID a formé des partenariats avec des organisations régionales africaines, notamment le Marché commun pour l'Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et le Nouveau Partenariat pour le développement en Afrique (NEPAD) afin de promouvoir l'intégration régionale. Il y a quinze ans, a rappelé M. Pierson, la guerre froide et le fléau de l'apartheid en Afrique du Sud affligeaient le continent. Mais, désormais, les pays africains se concentrent sur leur développement économique. « Pratiquement tous ces pays disent maintenant que ce dont ils ont besoin c'est d'un développement économique (...) Ils veulent savoir quoi faire pour progresser, pour donner des emplois à leur population », a-t-il déclaré. « Le développement économique en Afrique est tout simplement un facteur fondamental qui a besoin de se réaliser et qui se réalisera », a dit avec confiance M. Pierson. Date de rédaction:
03 novembre 2005 Mise à jour:
03 novembre 2005
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