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Une jeune Américaine fait montre d'un grand esprit de bénévolatInterview d'une adolescente qui a collecté 100.000 dollars pour aider des victimes du tsunami.Par Tanya Salseth Feau Washington - Pourriez-vous, en moins d'un an, collecter plus de 100.000 dollars pour aider des villages sinistrés par le tsunami de décembre dernier en Inde, prendre la parole devant le Parlement hongrois, vous rendre à New York pour prononcer un discours lors d'une conférence sur la pauvreté dans le monde et avoir encore le temps de frayer avec des personnalités telles que la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, et le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan ? Impossible, diriez-vous ? Essayez de le dire à Lauren Elyse Prince, élève américaine âgée de dix-sept ans de l'établissement secondaire « The Bullis School » situé dans la banlieue de Washington, qui a fait tout cela et plus cette année. Lauren déclare qu'elle n'avait jamais pensé être le genre de fille qui oserait dire à tous ses camarades de classe : « Il existe un problème, et voici ce que nous pouvons faire à ce sujet. » Elle était, dit-elle, une élève comme les autres, qui cherchait comme tous les autres adolescents à se divertir, qui participait à la troupe de théâtre et aux bals de son école et qui s'occupait de trouver l'université où elle aimerait poursuivre ses études. Tout cela a changé le 26 décembre 2004. Le tsunami qui a frappé ce jour-là l'Asie du Sud et causé la mort de 200.000 personnes l'a incitée à agir. En collaboration avec une amie de sa famille, Mme Becky Douglas, qui avait récemment fondé un orphelinat à Chennai (Inde), Lauren a organisé une collecte de fonds dans son école en vue de recueillir 11.000 dollars. Cette somme devait permettre de remplacer les bateaux et les filets d'un village de pêcheurs indiens ravagé par le tsunami. À sa grande surprise, sa collecte de fonds a été bien plus fructueuse que prévu et a atteint 100.000 dollars au lieu des 11.000 escomptés. « Je ne pense pas que ce que j'ai fait soit très important. C'est bien d'avoir pu faire quelque chose. Il y a de nombreux adolescents qui font des choses pareilles », a-t-elle dit lors de l'entretien qu'elle a récemment accordé au « Washington File ». L'action de Lauren a attiré l'attention d'un des représentants démocrates de la Californie au Congrès, M. Tom Lantos, qui lui a offert de faire cet été un stage de six semaines à la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, stage qui est normalement réservé aux étudiants de deuxième cycle. Pendant ce stage, elle a participé à une autre collecte de fonds organisée par les collaborateurs de M. Lantos et a rencontré à cette occasion Mme Condoleezza Rice et M. Kofi Annan, qui lui ont offert des conseils pour sa future carrière. Mme Rice lui a conseillé d'être une bonne personne et M. Annan d'être passionnée par son travail si elle voulait accomplir de grandes choses au cours de sa vie. Après son stage, Lauren a participé à des rassemblements de jeunes en Hongrie et à New York. Lorsqu'elle a pris la parole devant le Parlement hongrois, elle était dans un état de grande nervosité, a-t-elle dit, mais la beauté du bâtiment, dont l'intérieur est recouvert de feuilles d'or, et la présence de 450 autres étudiants dans l'hémicycle ont fait que ce fut « super ». Sa réussite a été si grande qu'elle a dû non seulement s'acheter toute une collection de tailleurs, mais aussi se faire faire des cartes de visite. Quels sont les enseignements que l'adolescente a tirés de son expérience ? Tout d'abord, le fait d'être jeune peut constituer un avantage incroyable. « Si vous avez dix-sept ans et que vous demandez de l'aide, les adultes vous écouteront beaucoup plus que si vous avez trente-cinq ou quarante ans (...) Vous ne devez pas avoir peur de paraître idéaliste (...) même sentimental (...) à condition que votre action soit bénéfique. » Les adolescents sont motivés lorsqu'il s'agit d'aider, a-t-elle dit. S'ils font quelque chose qu'ils aiment, s'ils peuvent consacrer leur énergie à la réalisation d'un but, ils peuvent alors sortir de leur coquille et se rendre compte de l'importance du monde extérieur. Ils n'ont pas besoin, selon elle, de prendre un avion et d'aller à l'étranger pour découvrir la puissance du bénévolat. Il s'agit de trouver quelque chose qui les passionne tout en aidant autrui. Il suffit, par exemple, d'aller dans un centre d'hébergement des sans-abri situé à quelques kilomètres pour apporter une aide. Date de rédaction:
04 novembre 2005 Mise à jour:
04 novembre 2005
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