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Actualités de Washington
  

L'avant-propos du Rapport de 2005 sur la liberté religieuse dans le monde

Rapport au Congrès diffusé le 8 novembre

Dans l'avant-propos de son Rapport 2005 sur la liberté religieuse dans le monde, diffusé le 8 novembre, le département d'État résume l'origine du rapport, sa methode de préparation et l'utilisation qui en sera faite, indiquant notamment qu'il « servira de fondement aux décisions relatives à l'identification des pays qui ont commis ou toléré "des violations particulièrement graves" de la liberté de religion. »

On trouvera ci-après le texte de cet avant-propos.

Département d'État
Rapport 2005 sur la liberté religieuse dans le monde
Diffusé par la direction de la démocratie, des droits de l'homme et du travail

Avant-propos

L'origine du rapport

Destiné au Congrès, le présent rapport a été préparé par le département d'Etat conformément à la section 102(b) de la loi de 1998 sur la liberté religieuse dans le monde. Cette loi stipule que le secrétaire d'Etat, avec l'assistance de l'ambassadeur itinérant chargé de la liberté religieuse dans le monde, doit transmettre au Congrès « un rapport annuel sur la liberté religieuse au plan international qui complète le rapport sur les droits de l'homme le plus récent en fournissant des détails supplémentaires dans le domaine de la liberté religieuse ».

La méthode de préparation du rapport

En 1998, le secrétaire d'Etat a créé le bureau de la liberté religieuse dans le monde au sein de la direction de la démocratie, des droits de l'homme et du travail. En mai 2002, M. John Hanford a accédé au poste d'ambassadeur itinérant chargé de la liberté religieuse dans le monde. A ce titre il est responsable de la préparation du rapport pour le secrétaire d'Etat.

Le rapport de 2005 couvre la période allant du 1er juillet 2004 au 30 juin 2005. Il est le fruit des efforts assidus de centaines de fonctionnaires du département d'Etat, du service diplomatique et d'autres organismes fédéraux américains. Nos ambassades, qui ont préparé les premières ébauches des rapports, ont recueilli des informations durant cette période à partir de sources diverses, notamment les autorités gouvernementales et religieuses, des organisations non gouvernementales, des journalistes, des observateurs des droits de l'homme, des groupes religieux et des universitaires. Collecter de telles informations peut être une activité difficile et le personnel diplomatique américain se donne beaucoup de mal, dans des conditions éprouvantes et parfois dangereuses, pour enquêter sur des comptes rendus d'abus en matière de droits de l'homme, pour observer des élections et pour venir en aide à des personnes dont la situation est devenue précaire à cause de leurs convictions religieuses.

Pour la première fois, les ambassades ont remis leurs ébauches directement au bureau de la liberté religieuse dans le monde, qui assume l'entière responsabilité du rapport. Dans leur travail de collaboration, d'analyse et de révision de ces rapports, les membres du bureau ont sollicité l'expertise d'autres services du département d'Etat et consulté des rapports fournis par des groupes américains et étrangers de défense des droits de l'homme, par des responsables de gouvernements étrangers, par des représentants des Nations unies et d'autres organisation et institutions internationales et régionales ainsi que par des spécialistes des milieux universitaires et des médias. Ils ont également consulté des spécialistes en matière de discrimination et de persécution religieuse, des personnalités religieuses de toute confession ainsi que des juristes. Leur principe directeur a été de s'assurer que toutes les informations pertinentes étaient traitées aussi objectivement, pleinement et équitablement que possible.

Ce rapport servira de base à l'élaboration de la politique des Etats-Unis, à la conduite de leur diplomatie et aux décisions relatives aux allocations d'assistance, de formation et d'autres ressources. Conformément à la loi de 1998, il servira aussi de fondement aux décisions relatives à l'identification des pays qui ont commis ou toléré « des violations particulièrement graves » de la liberté de religion. Les pays visés ne sont pas identifiés en tant que tels dans le rapport lui-même, mais ils ont fait et ils feront l'objet de démarches indépendantes de la part du gouvernement des Etats-Unis. Le rapport servira aussi de base à la coopération du gouvernement des Etats-Unis avec des groupes privés à l'appui de l'observation du droit internationalement reconnu à la liberté religieuse.

Terminologie

Dans nombre de cas, le rapport indique que tel pays « respecte de façon générale » le droit à la liberté religieuse. Cette expression a été retenue parce que la protection et la promotion des droits de l'homme est une entreprise dynamique : il est impossible d'affirmer honnêtement qu'un gouvernement quelconque respecte pleinement ces droits, sans nulle réserve, même dans les meilleures circonstances possibles. Aussi, l'expression « respect de façon générale » est celle qui s'applique à tous les pays qui s'efforcent de protéger la liberté religieuse dans son sens le plus plein. Elle correspond donc au plus haut niveau de respect de la liberté religieuse conféré par le présent rapport.


Date de rédaction: 08 novembre 2005 Mise à jour: 08 novembre 2005

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