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Actualités de Washington
  

L'introduction du Rapport 2005 sur la liberté religieuse dans le monde

Présentation de M. John Hanford, ambassadeur itinérant chargé du dossier de la liberté religieuse dans le monde

« Au début du XXIe siècle, les citoyens des États-Unis continuent de chérir leur liberté religieuse autant que leur droit à rechercher la prospérité sur le plan économique », affirme M. John Hanford, ambassadeur itinérant chargé du dossier de la liberté religieuse dans le monde, dans l'introduction du rapport de 2005 qu'a publié le département d'État sur ce sujet le 8 novembre.

C'est cet attachement à la liberté de religion qui incite les États-Unis à « élaborer et exécuter des stratégies visant à s'attaquer aux persécutions quel que soit leur lieu ». Les rapports annuels du département d'État au Congrès s'inscrivent dans cet effort, a souligné M. Hanford.

« Selon le président Bush, la liberté religieuse "est la première liberté de l'âme humaine, le droit d'énoncer les mots que Dieu place dans notre bouche. Il nous faut défendre cette liberté dans notre pays. Nous devons parler pour défendre cette liberté dans le monde." C'est ce que le Rapport annuel sur la liberté religieuse dans le monde est destiné à faire », déclare l'ambassadeur itinérant.

On trouvera ci-après le texte de l'introduction du Rapport 2005 sur la liberté religieuse dans le monde.

Département d'État
Rapport 2005 sur la liberté religieuse dans le monde
8 novembre 2005

Introduction

Tout près de la Maison-Blanche à Washington, devant le Centre du commerce international Ronald Reagan, se trouve un monument dédié à la mémoire d'Oscar Straus, un des hommes d'État éminents des États-Unis du début du XXe siècle. Deux statues représentent ce qu'Oscar Straus chérissait le plus au sujet de notre pays : notre haute opinion de l'esprit d'entreprise et notre attachement à la liberté religieuse. Au bas du monument de la liberté religieuse, qui représente la Justice sous les traits d'une femme dont un bras repose sur les dix commandements, on peut lire l'inscription suivante : « Notre liberté du culte n'est ni une concession ni un privilège, mais un droit inhérent. »

Ce qu'Oscar Straus voyait dans notre pays, tout comme ceux qui ont cherché à commémorer sa vie, c'étaient les manifestations modernes de thèmes étroitement mêlés tout au long de l'histoire de l'Amérique. Au XVIIe siècle, ce sont des hommes et des femmes qui cherchent à échapper aux persécutions religieuses et qui posent en même temps les fondements de la prospérité de notre pays grâce à leur détermination et à leur persévérance. Au XVIIIe siècle, c'est Thomas Jefferson, un homme d'État résolu à faire en sorte que son pays profite des progrès scientifiques, qui rédige aussi la loi portant sur la liberté religieuse aux États-Unis. « Nul ne sera obligé, écrit-il, de fréquenter ou de soutenir un culte religieux ou ne souffrira à cause de ses opinions ou croyances religieuses, mais tous les hommes seront libres de professer, et de défendre par des arguments, leurs opinions en matière de religion. »

Au XIXe siècle, alors que la guerre de Sécession est sur le point de se déclencher, c'est le président James Buchanan qui exprime la crainte que l'exemple de notre pays en matière de liberté civile et religieuse risque de ne pas survivre pour inspirer les autres peuples. Et c'est le président Ulysses Grant qui déclare, face à la tâche difficile de reconstruire notre pays après cette guerre dévastatrice, que la liberté religieuse, ainsi que la protection du droit de propriété, est essentielle pour garantir « le plus grand bien au plus grand nombre ».

Au début du XXIe siècle, les citoyens des États-Unis continuent de chérir leur liberté religieuse autant que leur droit à rechercher la prospérité sur le plan économique. Le président George Bush nous a exhortés à être attentifs aux racines profondes de ce droit fondamental dans notre société. « Nos pères fondateurs, a-t-il dit, savaient l'importance de la liberté de religion pour une Union stable et durable. Notre Constitution protège le droit de toute personne de prier comme elle l'entend. De nos jours, nous continuons de saluer les contributions importantes des croyants dans notre société. Nous rejetons le sectarisme religieux sous toutes ses formes et nous nous employons à créer une société qui honore la vie et les convictions religieuses de toute personne. Alors que nous maintenons la vitalité d'une société pluraliste, nous veillons à garantir l'égalité de traitement pour les organismes confessionnels et les croyants. »

La volonté des États-Unis de défendre la cause de la liberté religieuse dans le monde se fonde sur leur histoire, mais aussi sur ce « droit inhérent » auquel Oscar Straus attachait tant d'importance. À l'heure actuelle, nous trouvons cette liberté fondamentale inscrite dans divers documents internationaux, tels que la Déclaration universelle des droits de l'homme. L'article XVIII déclare : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites ». Selon le président Bush, la liberté religieuse « est la première liberté de l'âme humaine, le droit d'énoncer les mots que Dieu place dans notre bouche. Il nous faut défendre cette liberté dans notre pays. Nous devons parler pour défendre cette liberté dans le monde. » C'est ce que le Rapport annuel sur la liberté religieuse dans le monde est destiné à faire.

Une voix au nom de la liberté religieuse est nécessaire parce que de nombreux États ne manifestent qu'un intérêt de pure forme pour leurs responsabilités découlant de la Déclaration universelle des droits de l'homme et d'autres accords. Les États répressifs ne constituent pas cependant la seule menace qui pèse sur la liberté religieuse dans le monde. Les extrémistes violents, le principal adversaire de notre génération dans la lutte incessante en faveur de la liberté, en constituent une autre. Même lorsque nous nous tenons aux côtés de ceux qui exigent à juste titre la liberté religieuse, nous devons nous opposer fermement contre ceux dont l'idéologie de haine entrave la liberté de la personne et la démocratie.

L'état de la liberté religieuse n'est pas seulement important par lui-même, mais constitue aussi un indicateur du degré de tolérance et de stabilité dans l'ensemble de la société. La recherche de la liberté religieuse encourage les autres libertés, notamment les libertés d'expression, de réunion et de conscience. Lorsqu'on sert la cause de la liberté religieuse, on favorise la démocratie. Le fait que l'histoire de notre pays met en évidence un approfondissement et un élargissement incessants de notre attachement foncier à la liberté religieuse nous incite à protéger ce que nous avons acquis et à encourager d'autres États à s'acquitter de leurs responsabilités. Notre bilan n'est pas parfait. Toutefois, nos imperfections ne peuvent pas servir d'excuse pour revenir sur notre position consistant à rendre réel ce droit universel pour toute l'humanité. « Alors que les États-Unis avancent la cause de la liberté, a déclaré le président Bush, nous nous souvenons que la liberté n'est pas le don des États-Unis au monde, mais le don de Dieu à toute homme et à toute femme de notre monde. Cette vérité est à la base de nos efforts visant à aider toute personne à jouir partout de la liberté de religion et à créer un avenir meilleur, plus brillant et plus pacifique pour tous. »

Le rapport annuel

Le présent rapport annuel, exigé par la loi de 1998 sur la liberté religieuse dans le monde, est issu des efforts déployés tout au long de l'année par des centaines de diplomates et de fonctionnaires du département d'État et des ambassades des États-Unis à l'étranger. Nos spécialistes des droits de l'homme à l'étranger et le personnel du service de la liberté religieuse dans le monde, avec le soutien de leurs collègues de la direction de la démocratie, des droits de l'homme et du travail ainsi que des directions régionales du département d'État, méritent une reconnaissance particulière pour avoir mené à bien la rédaction de ce rapport.

Celui-ci a pour objet de documenter les mesures prises par les États, celles qui répriment la manifestation de la liberté religieuse, qui persécutent des croyants innocents ou qui tolèrent des actes de violence contre des minorités religieuses, ainsi que celles qui respectent la liberté religieuse et qui l'encouragent et la protègent. Pour chaque pays, le rapport indique en détail le cadre juridique, le contexte culturel et la politique pertinente et il décrit les mesures prises par le gouvernement des États-Unis pour s'opposer aux persécutions religieuses et pour encourager la liberté religieuse.

La triste vérité est que le rapport montre que de nombreux croyants continuent de souffrir à cause de leur religion ou de la pratique de leur religion et que de nombreux États refusent de reconnaître ce droit ou de le protéger. Qu'autant de personnes endurent d'être battues, torturées, incarcérées et même d'être tuées témoigne de la résistance des croyants. Nous espérons qu'en décrivant leur triste situation le présent rapport servira aussi bien de témoignage du courage de ceux qui souffrent que de défi pour ceux d'entre nous à travers le monde qui défendons la démocratie et la liberté. Comme la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, l'a déclaré avec émotion il y a quelques mois, « nous qui sommes du bon côté de la frontière de la liberté avons l'obligation d'aider ceux qui ont eu la malchance de naître du mauvais côté de cette frontière ».

Le service de la liberté religieuse dans le monde

L'ambassadeur itinérant chargé du dossier de la liberté religieuse dans le monde sert de conseiller principal du président et de la secrétaire d'État pour ce qui est de favoriser la liberté religieuse dans le monde. Sous leur direction, le service de la liberté religieuse dans le monde applique la politique des États-Unis relative à la liberté religieuse, de concert avec leurs collègues du département d'État, d'autres ministères et des ambassades des États-Unis à l'étranger, en vue de maximiser la gamme des instruments diplomatiques utilisés pour résoudre les problèmes relatifs à la liberté religieuse. Dans le cadre de négociations bilatérales officielles et officieuses avec des États étrangers, de la participation à des institutions internationales tels que l'Organisation des Nations unies et l'Organisation de la sécurité et de la coopération en Europe, de la coopération avec des associations de défense des droits de l'homme et des associations confessionnelles ainsi que des entretiens avec des victimes de sévices, nous élaborons et exécutons des stratégies visant à s'attaquer aux persécutions quel que soit leur lieu.

À l'occasion de la publication de la septième édition du Rapport annuel sur la liberté religieuse dans le monde, je tiens à exprimer mes remerciements au président Bush et à Mme Rice pour leur direction ferme et vigilante sur cette question, ainsi que le Congrès pour son soutien bipartite. Nous tous devons beaucoup également à une multitude de personnes qui œuvrent en faveur des opprimés au sein d'organisations non gouvernementales. Le président Ronald Reagan a dit un jour : « La liberté prospère quand la religion est pleine de vitalité et que l'on reconnaît la primauté du droit sous l'autorité de Dieu ». Alors que nous envisageons un avenir où toute personne jouira de la liberté religieuse, nos travaux réalisés en commun rendent hommage à ceux qui, à travers le monde, comprennent, comme Oscar Straus et le président Reagan avant eux, toute la signification de ce droit inhérent.

John Hanford, ambassadeur itinérant chargé du dossier de la liberté religieuse dans le monde


Date de rédaction: 08 novembre 2005 Mise à jour: 08 novembre 2005

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