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L'idéal de liberté vaincra l'idéologie du terrorisme, affirme M. BushSon discours du 11 novembre à un auditoire militaire de Pennsylvanie
Par Howard Cincotta Washington - Dans un important discours prononcé le 11 novembre, Journée des anciens combattants aux États-Unis, le président Bush a condamné l'idéologie du terrorisme et présenté une stratégie destinée à la vaincre, affirmant que l'avenir appartiendrait aux peuples libres « car les peuples libres croient en l'avenir ». M. Bush s'est adressé à un auditoire composé de militaires et d'anciens combattants réuni dans une base de l'armée de terre située à Tobyhanna (Pennsylvanie). Les actes de terrorisme perpétrés dans le monde, de l'Indonésie à la Jordanie, pourraient paraître insensés et aveugles, mais ils ne sont ni l'un ni l'autre, a déclaré M. Bush : « Si les assassins choisissent leurs victimes au hasard, leurs attaques servent une idéologie claire et nette, un ensemble de convictions et d'objectifs qui sont certes maléfiques, mais nullement insensés. » Ces extrémistes, dont de nombreux sont les membres ou les associés de cette nébuleuse mondiale connue sous le nom d'Al-Qaïda, cherchent à établir un empire totalitaire qui supprime toute liberté politique et religieuse par le terrorisme, la violence et l'intimidation, a affirmé le président. Que l'on appelle ce mal « radicalisme islamique, ou djihadisme militant, ou islamo-fascisme, il s'agit d'une idéologie très différente de la religion islamique », a fait observer M. Bush, car elle dénature cette religion pour en faire un appel à l'assassinat terroriste de tous ceux qui ne partagent pas leur vision radicale - y compris des musulmans. « L'idéologie sanguinaire des radicaux islamiques est le grand défi de notre siècle nouveau », a affirmé M. Bush. Tels des parasites, les réseaux terroristes se nourrissent de la souffrance et du désespoir d'êtres humains, ils manipulent des conflits locaux, créent une psychologie de la victime, et exploitent le mécontentement des jeunes en recrutant ces derniers comme des agents de terreur. Le président a énoncé les trois objectifs principaux des organisations terroristes telles qu'Al-Qaïda : - éliminer l'influence occidentale dans le Moyen-Orient élargi car les États-Unis et d'autres pays défendent les principes fondamentaux de la liberté et de la démocratie que les terroristes haïssent ; - s'emparer du pouvoir quelque part, comme cela s'est fait en Afghanistan sous les talibans, ce pays pouvant alors servir de base de départ d'une guerre contre des États musulmans et arabes plus modérés ; - créer un État islamique radical s'étendant de l'Espagne à l'Indonésie une fois l'influence occidentale supprimée, et renverser les gouvernements modérés. « Forts de leur puissance économique, militaire et politique croissante, les terrorismes seraient alors capables de faire avancer leurs objectifs déclarés : se doter d'armes de destruction massive, détruire Israël, intimider l'Europe, attaquer le peuple des États-Unis, et, par le chantage, acculer notre gouvernement à l'isolement. » M. Bush a accusé des régimes autoritaires, notamment l'Iran et la Syrie, de protéger ces extrémistes et d'employer de la propagande terroriste afin d'esquiver leurs propres échecs. Il a déclaré au sujet de la Syrie : « Le gouvernement syrien doit cesser d'exporter la violence et commencer à importer la démocratie. » La victoire sur « ce réseau vaste et souple » de terroristes exigera de la patience, de la pression et l'aide de solides partenaires dans le monde, a déclaré M. Bush qui a exposé une stratégie à cinq volets : - prévenir les attaques terroristes grâce à de meilleures activités de renseignement et de défense du territoire ; - empêcher les « régimes hors-la-loi et leurs alliés terroristes » de se doter d'armes de destruction massive ; - priver les groupes terroristes du soutien d'un gouvernement quelconque ; - éviter qu'aucun pays ne tombe sous la coupe de militants extrémistes qui s'en serviraient pour exporter la terreur ; - « remplacer la haine et le ressentiment par la démocratie et l'espoir dans tout le Grand Moyen-Orient. Date de rédaction:
15 novembre 2005 Mise à jour:
15 novembre 2005
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