jump over navigation bar
Department of State SealU.S. Department of State
International Information Programs and USINFO.STATE.GOV url
Thématique Régions Ressources Produits    English |  Español |  Русский |  Arabic |  Chinese |  Persian
Actualités de Washington
  

Au Soudan, M. Zoellick inaugure un nouveau consulat des États-Unis à Juba

Ce consulat servira notamment de siège à la mission de l'USAID.

M. Zoellick et le vice-président soudanais Kiir
Le secrétaire d'État adjoint, M. Robert Zoellick, rencontre le vice-président soudanais Salva Kiir Mayardit à Juba (Soudan). (© AP/WWP)

Par Susan Ellis
Rédactrice du « Washington File »

Washington - L'ouverture du nouveau consulat des États-Unis à Juba (Soudan) est un jalon important sur la route de la paix dans ce pays, a déclaré le secrétaire d'État adjoint des États-Unis, M. Robert Zoellick, lors d'une conférence de presse tenue le 11 novembre à l'issue de son inauguration. Ce consulat servira notamment de siège régional à la mission de l'USAID.

Le premier vice-président soudanais, M. Salva Kiir, qui participait aussi à la conférence de presse, a estimé qu'il s'agissait effectivement d'un « très grand pas en avant » en vue « d'assurer la coopération et l'appui des États-Unis au processus de paix au Soudan et en particulier à la feuille de route du Soudan méridional ».

Il a déclaré que la présence de ce consulat permettrait de maintenir beaucoup plus facilement un contact quotidien avec les autorités américaines, pour les informer de l'état d'avancement de l'Accord global de paix (CPA). Juba est le siège du gouvernement récemment installé au Soudan méridional.

Selon M. Zoellick, l'activité économique au consulat se concentrera à long terme sur le développement de la partie méridionale du Soudan. Dans l'immédiat, elle a trait, surtout, à la construction routière.

M. Kiir a dit que ses entretiens avec M. Zoellick avaient porté sur la recherche d'une solution à la crise du Darfour ainsi qu'à l'application du CPA, laquelle semblait avoir perdu de son importance aux yeux de la communauté internationale « qui pense que la question pressante du jour est celle du Darfour ».

M. Zoellick a convenu que le Darfour était le point de mire, et que cela se comprenait, mais que les parties en cause feraient « une grosse erreur » s'ils laissaient l'attention se détourner de la nécessité cruciale « de travailler avec le gouvernement du Soudan méridional et ensuite avec le gouvernement d'unité nationale dans le cadre du processus de paix ».

Il a signalé d'ores et déjà des effets salutaires des perspectives de paix dans la région, notamment l'ouverture de certains marchés et la baisse de certains prix alimentaires, « si bien que les gens commencent à voir les retombées positives de la paix ».

« Nous essayons d'améliorer le dispositif de santé, d'aider à construire des écoles et à renforcer la formation des enseignants, et d'étoffer le système de télécommunications. Il y a beaucoup à faire, mais nous devons d'abord récolter les bénéfices du dur labeur des négociations de paix », a déclaré M. Zoellick.

Interrogé au sujet de la question des sanctions appliquées au Soudan, le haut responsable américain a déclaré : « Fondamentalement, nous devons démontrer que les conditions ayant conduit à l'application de ces sanctions ont changé. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai insisté, à Khartoum, sur le fait qu'après avoir signé le CPA, il fallait que tout le monde applique le CPA. »

Il a indiqué que les sanctions relevaient d'un triple motif : atténuer la lutte Nord-Sud, combattre le terrorisme et alléger les souffrances au Darfour. Il a ajouté qu'il avait bien signifié à toutes les parties qu'il fallait « régler chacun de ces problèmes pour supprimer les sanctions. Et nous devons les régler non seulement sur le papier mais dans les faits. »

« Si je suis venu ici quatre fois, c'est afin d'inciter les parties à réparer leurs relations et d'aider un Soudan unifié et en paix à progresser en tant que membre de la communauté internationale. »

Il a ajouté qu'il avait laissé entendre au président Omar Hassan Bashir et au vice-président Ali Osman Taha qu'ils auraient intérêt, tous deux, à appuyer le retrait des forces gouvernementales de Juba et à faciliter le retour des populations déplacées du Sud, ce qui pourrait se faire en partie grâce à la réparation du réseau ferroviaire.

« Un bon point de départ serait donc de permettre l'apport de matériel de chemin de fer. Mais pour ce faire, nous devons savoir que le but sera le retrait des troupes et le retour des populations déplacées. »

Si les partenaires au sein du gouvernement d'unité nationale arrivent à développer une approche commune, les États-Unis pourraient examiner la situation et offrir peut-être quelques exceptions si cela devait servir l'objectif commun de paix. « Mais à la base, nous devons démontrer que les conditions ayant conduit à l'application de ces sanctions ont changé. »

« En ce qui concerne les sanctions dues au terrorisme, il y a eu quelque ajustement au niveau de la catégorisation du Soudan sur la question de savoir s'il coopérait dans ce domaine. Cet ajustement provient de ce que nous apprécions le fait d'avoir obtenu une bonne coopération du Soudan dans le domaine de la lutte antiterroriste », a déclaré M. Zoellick.

Durant son séjour au Soudan, M. Zoellick s'est également rendu à Khartoum et au Darfour.


Date de rédaction: 17 novembre 2005 Mise à jour: 17 novembre 2005

Options:  Version imprimable Version imprimable    Envoyez cet article par courriel Envoyez cet article par courriel     Abonnement Abonnement

Retour


       Le présent site est géré par le département d'État des États-Unis.
       Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer.