jump over navigation bar
Department of State SealU.S. Department of State
International Information Programs and USINFO.STATE.GOV url
Thématique Régions Ressources Produits    English |  Español |  Русский |  Arabic |  Chinese |  Persian
Actualités de Washington
  

La réforme de l'ONU traîne, déclare le représentant des États-Unis

Selon M. John Bolton, l'ONU risque d'être négligée au profit d'autres institutions.

M. John Bolton, représentant permanent des États-Unis à lONU
M. John Bolton. (©AP/WWP)

Par Judy Aita
Correspondante du « Washington File »

Nations unies (New York) - Selon le représentant permanent des États-Unis auprès des Nations unies, M. John Bolton, l'Assemblée générale doit, avant la fin de l'année, adopter un ensemble de réformes, administratives notamment, faute de quoi l'ONU risque de finir sur la touche en tant qu'« institution chargée de résoudre les problèmes du monde ».

Alors que l'Assemblée générale approche de la fin de sa grande session de trois mois, elle n'a toujours pas adopté de budget biennal reflétant ses priorités et le programme de travail du secrétariat ainsi que l'établissement des quotes-parts des 191 membres de l'organisation pour 2006-2007. Les États-Unis craignent que ce budget soit adopté avant que des décisions fermes ne soient prises sur toute une gamme de réformes prévues par le document de 40 pages adopté lors du sommet du 60e anniversaire de l'ONU en septembre.

Les changements réclamés par le sommet comprennent des réformes administratives et de gestion, la création d'une Commission de consolidation de la paix et la formation d'un nouveau Conseil des droits de l'homme en remplacement de la Commission des droits de l'homme.

Dans une déclaration faite le 22 novembre au siège de l'ONU, M. Bolton a dit qu'arrivée au dernier tiers de la session, « l'Assemblée générale n'a pas progressé des deux tiers sur la voie du lancement de ces efforts de réforme », alors que les délégués doivent clore leurs travaux le 20 décembre pour les fêtes de fin d'année.

« Nous n'avançons pas assez vite vers l'élimination de la Commission des droits de l'homme et la création d'un organe de réforme. Je crains vivement qu'on n'y arrive pas cette année », a-t-il déclaré.

Selon lui, l'Assemblée générale devrait adopter avant le 31 décembre un budget provisoire qui « serait un mécanisme possible répondant au souhait d'assurer la pleine application des réformes dans le cadre d'un budget à plus long terme ». Le budget biennal pourrait alors être adopté à la fin de février 2006.

« Il est important de maintenir le cap des réformes à long terme », a déclaré le représentant des États-Unis. « L'ONU traverse une période de crise. Si nous n'obtenons pas une réforme sérieuse, cela nous placera dans une position très difficile. »

La nécessité d'une « révolution de réforme »

On se souvient que lors de son intervention devant l'Assemblée générale, en septembre, la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, avait dit que si l'ONU voulait devenir « un moteur de changement au XXIe siècle, elle devait maintenant se réformer elle-même » et lancer « une révolution durable de réforme ».

M. Bolton a rappelé que cette déclaration visait à « communiquer la force de notre sentiment qu'une réforme substantielle s'impose ».

« Il ne s'agit pas simplement de créer un nouveau bureau de la déontologie ou de mieux protéger les dénonciateurs de mauvaises pratiques ou encore de renforcer les attributions de l'inspecteur général, même si ce sont là des éléments importants. Par révolution de réforme nous voulons dire que cette réforme se fera continuellement, au quotidien. La réforme ne se fait pas par à-coups, elle est éternelle. »

Les Nations unies en tant qu'instrument de règlement des problèmes

Les Américains voient l'ONU « comme un concurrent parmi d'autres dans le marché mondial des institutions chargées de résoudre des problèmes », a observé M. Bolton. « Si l'ONU arrive à résoudre des problèmes, ils seront enclins à l'utiliser. Si elle n'y arrive pas, ils chercheront d'autres mécanismes, d'autres institutions, d'autres cadres (...) d'autres lignes d'action. »

« Voilà pourquoi nous accordons la priorité à rendre l'ONU plus forte, plus efficace, car si elle est plus agile, plus efficace, elle a des chances de devenir un meilleur concurrent en tant qu'institution apte à résoudre des problèmes mondiaux. »

La diffusion en septembre, par une commission indépendante dirigée par M. Paul Volcker, d'un rapport sur le programme « Pétrole contre nourriture » des Nations unies a révélé qu'une multitude de problèmes se sont posés durant les 7 ans que l'ONU a administré ce programme de 64 milliards de dollars. Au nombre de ces problèmes figuraient l'inefficacité des contrôles administratifs et des vérifications de comptes et l'insuffisance du financement et de la dotation en personnel. La commission concluait que la 60e Assemblée générale devait insister sur des réformes majeures.

Selon M. Bolton, on doit considérer les défaillances du programme « Pétrole contre nourriture » comme « un catalyseur de réformes à l'ONU ».

Pour de plus amples informations sur ce sujet, voir http://usinfo.state.gov/fr/home/topics/international_security/united_nations.html


Date de rédaction: 23 novembre 2005 Mise à jour: 23 novembre 2005

Options:  Version imprimable Version imprimable    Envoyez cet article par courriel Envoyez cet article par courriel     Abonnement Abonnement

Retour


       Le présent site est géré par le département d'État des États-Unis.
       Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer.