jump over navigation bar
Department of State SealU.S. Department of State
International Information Programs and USINFO.STATE.GOV url
Thématique Régions Ressources Produits    English |  Español |  Русский |  Arabic |  Chinese |  Persian
Actualités de Washington
  

La propagation du sida semble diminuer dans certains pays d'Afrique

La prévalence du sida chez les adultes au Kenya, au Zimbabwe et en Ouganda a baissé en 2005.

Par Jim Fisher-Thompson
Rédacteur du « Washington File »

Washington - Si le VIH/sida, qui décime des populations entières, continue à empêcher l'Afrique subsaharienne d'atteindre son plein potentiel économique, le rapport récemment publié par le Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) fait entrevoir un rayon de lumière en notant que l'intensité de la pandémie diminue parmi les adultes du Kenya, du Zimbabwe et de l'Ouganda.

Selon ce rapport intitulé : « Le point sur l'épidémie du sida 2005 » (http://unaids.org/epi2005/doc/report_pdf.html), l'Afrique subsaharienne abrite près de 26 millions de personnes infectées par le VIH/sida, soit plus de 60 % de la population mondiale de ces malades, et le nombre de personnes nouvellement infectées dans cette région en 2005 s'élevait à entre 2,8 millions et 3,9 millions.

Il n'en demeure pas moins que des progrès ont été enregistrés dans la lutte contre le sida dans trois pays d'Afrique, à savoir au Kenya, en Ouganda et au Zimbabwe, où la prévalence de la séropositivité par le VIH semble avoir diminué.

Le rapport indique que c'est en Afrique de l'Est que l'on constate les signes les plus encourageants laissant entrevoir la possibilité de faire reculer les graves épidémies de sida. En effet, la baisse de la prévalence du VIH chez les femmes enceintes constatée en Ouganda depuis le milieu des années 1990 est aussi constatée dans les régions urbaines du Kenya, et elle est très nette dans certains endroits. À l'heure actuelle, la prévalence du VIH en Ouganda serait de 7 % environ, l'un des plus faibles d'Afrique.

Au Kenya, l'épidémie de sida est arrivée son pic à la fin des années 1990, atteignant 10 % de la population adulte. En 2003, elle est tombée à 7 %. « La baisse la plus spectaculaire a été constatée parmi les femmes enceintes de régions urbaines, notamment à Busia, Meru, Nakaru et Thika, où le taux de prévalence est passé d'environ 28 % en 1999 à 9 % en 2003 », précise le rapport, ajoutant qu'il s'agissait de la seconde fois seulement en 20 ans qu'une baisse avait été constatée au niveau national dans un pays d'Afrique subsaharienne.

Cette amélioration constatée en Ouganda et au Kenya est probablement due aux changements de comportement, fait valoir le rapport qui note également une forte baisse des infections par le VIH/sida au Zimbabwe malgré le fort déclin des conditions de vie sous le régime du président Robert Mugabe.

« Les récentes données fournies par le système national de surveillance au Zimbabwe montrent une baisse de la prévalence du VIH chez les femmes enceintes qui est passée de 26 % en 2002 à 21 % en 2004. À Harare, le taux de prévalence chez les femmes enceintes assistant aux ateliers d'information prénatale et posnatale organisés par les dispensaires est tombé de 35 % en 1999 à 21 % en 2004. Dans les régions rurales de l'est du pays, la diminution de la prévalence constatée chez les femmes enceintes a aussi été constatée dans le reste de la population, tant masculine que féminine », précise le rapport qui ajoute que la baisse de la prévalence du VIH chez les jeunes femmes enceintes (entre 15 et 24 ans), qui est passé de 29 % à 20 % entre 2000 et 2004, semble indiquer que le taux de nouvelles infections par le VIH pourrait aussi enregistrer un ralentissement.

À l'exception du Zimbabwe, poursuit le rapport, les autres pays d'Afrique australe ne montrent guère de signes d'une atténuation de l'épidémie. Les niveaux de prévalence du VIH restent extrêmement élevés (sauf en Angola) et pourraient n'avoir pas encore atteint leur pic dans plusieurs pays ainsi que le suggéreraient les épidémies croissantes au Mozambique et au Swaziland.

La situation serait un peu meilleure en Afrique occidentale et en Afrique centrale où les Nations unies estiment que les taux de prévalence sont bien plus bas que dans le sud et l'est du continent.

S'efforçant de dissiper les idées fausses concernant la propagation du sida en Afrique, le rapport de l'ONU fait remarquer qu'il n'est pas juste de parler d'une seule « épidémie de sida en Afrique », que les données relatives à la prévalence du VIH dans un pays donné peuvent donner une image incomplète de la véritable situation et que, dans la plupart des pays, la prévalence observée chez les femmes enceintes assistant à des ateliers d'informations prénatales diffère fortement d'un endroit à un autre.

Les écarts constatés dans le taux de prévalence par le VIH chez les femmes d'Afrique, qui restent disproportionnellement affectées par le VIH et qui sont les moins bien informées à son sujet, peuvent être imputables à leur statut socio-économique.

En général, souligne le rapport, les femmes sont bien moins informées que les hommes sur le VIH et celles des campagnes moins que celles des villes. Les données provenant de 35 des 48 pays d'Afrique subsaharienne montrent que, dans l'ensemble, les jeunes hommes sont cinq fois mieux informés que les jeunes femmes à propos du VIH.

L'éducation joue aussi un grand rôle lorsqu'il s'agit d'avoir des informations exactes concernant la transmission du VIH, indique le rapport, expliquant que les jeunes filles du Rwanda ayant reçu une éducation secondaire ou supérieure avaient cinq fois plus de chances d'être au fait des voies de transmission du VIH que les jeunes femmes n'ayant reçu aucune éducation.

De l'avis du coordonnateur pour les États-Unis de la lutte mondiale contre le sida, M. Randall Tobias, le programme de 15 milliards de dollars lancé par le président Bush en 2003 est sur la bonne voie, notamment en Afrique subsaharienne.

« Au 31 mars 2005, le plan d'urgence du président en matière de lutte contre le sida a appuyé le traitement par antirétroviraux d'environ 235.000 hommes, femmes et enfants par le truchement de programmes bilatéraux mis en œuvre dans 15 des pays d'Afrique, d'Asie et des Antilles les plus durement touchés par VIH/sida. Sur ce nombre, plus de 230.000 vivent en Afrique subsaharienne », avait expliqué M. Tobias à l'occasion d'une conférence de presse organisée en juin au département d'État.

« Ces résultats montrent que le plan du président continue sur la bonne voie et que la réalisation de son ambitieux objectif, qui est d'appuyer le traitement de deux millions de personnes d'ici cinq ans, se rapproche », avait-il fait remarquer.


Date de rédaction: 25 novembre 2005 Mise à jour: 25 novembre 2005

Options:  Version imprimable Version imprimable    Envoyez cet article par courriel Envoyez cet article par courriel     Abonnement Abonnement

Retour


       Le présent site est géré par le département d'État des États-Unis.
       Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer.