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Séance au Sénat sur la politique énergétique des États-UnisDépositions de spécialistes du département d'État et du ministère de l'énergiePar Jim Fisher-Thompson Washington - La flambée du prix de l'énergie a plus à voir avec la croissance vigoureuse de l'économie mondiale et avec les cyclones du golfe du Mexique qu'avec les événements au Moyen-Orient, affirment d'éminents spécialistes américains. Lors de leur déposition, le 20 octobre, devant la sous-commission sénatoriale sur le Moyen-Orient et l'Asie du Sud au sein de la commission des relations étrangères, de hauts responsables du gouvernement Bush ont souligné l'importance que revêtait le pétrole pour l'économie américaine et, partant, la nécessité dans laquelle se trouvaient les États-Unis de continuer à importer de l'or noir, en particulier du Moyen-Orient. Selon M. Stephan Gallogly, membre de la direction des affaires économiques et commerciales au département d'État, « l'objectif de notre politique énergétique est de nous assurer que notre économie dispose de suffisamment d'énergie, selon des critères et à des conditions favorables à la croissance et à la prospérité ». M. Gallogly s'est cependant empressé d'ajouter que « le renchérissement des produits énergétiques auquel nous assistons depuis deux ans a très peu de rapport avec le Moyen-Orient. Il est plus directement lié à la vigueur de la croissance économique mondiale et, plus récemment, aux catastrophes naturelles qui ont frappé la côte américaine du golfe du Mexique. » M. George Person, directeur du Bureau des affaires africaines et moyen-orientales au ministère de l'énergie, a fait écho aux propos de M. Gallogly. « L'énergie est la sève de notre économie nationale, et le pétrole y occupe une place dominante », a-t-il déclaré. Le pétrole, en effet, représente 40 % de l'énergie consommée aux États-Unis. En 2005, a-t-il dit, « on prévoit qu'environ 59 % du pétrole que nous consommons sera provenu de sources étrangères ». Si le Canada et le Mexique sont les deux premiers fournisseurs des États-Unis, le Moyen-Orient et la région du golfe Persique produisent à peu près 16 % des importations américaines de pétrole. L'Arabie saoudite livre 1,6 million des 13,4 millions de barils consommés chaque jour aux États-Unis. Au sujet justement des relations entre ces deux pays, M. Alan Misenheimer, directeur du Bureau chargé de la péninsule arabe et de l'Iran au département d'État, a déclaré aux sénateurs que le « modèle » échaffaudé il y a de nombreuses années consistait « à ce que les Saoudiens nous assurent une livraison régulière (de pétrole) et que les États-Unis veillent aux intérêts saoudiens en matière de sécurité ». « Ce modèle nous a très bien servis », a-t-il dit. Les relations bilatérales sont cependant devenues plus complexes au lendemain des attaques terroristes du 11 septembre 2001 contre les États-Unis. La guerre mondiale contre le terrorisme « nous unit à présent avec le royaume saoudien » et la coopération se poursuit de façon « fructueuse » dans des domaines tels que la lutte contre le blanchiment de l'argent des terroristes. Revenant aux activités générales des États-Unis dans le domaine de l'énergie, M. Person, du ministère de l'énergie, a déclaré : « En période de crise comme dans les périodes calmes, la diplomatie active en matière d'énergie a toujours été un élément clé de nos efforts face aux fluctuations du marché. Nous coopérons constamment avec nos alliés d'Europe et d'Asie et dans le cadre d'organisations internationales telles que l'Agence internationale de l'énergie, nous partageons l'information, nous coordonnons notre politique énergétique et nous discutons des progrès de la technologie énergétique. » En Afrique du Nord, a -t-il indiqué, « nous avons agi rapidement afin de tirer parti de la reprise de nos relations avec la Libye, notamment pour faciliter la rentrée sur ce marché des sociétés pétrolières américaines qui en étaient restées absentes pendant si longtemps ». Les relations avec l'Algérie, « particulièrement solides », comprennent notamment des programmes de coopération avec le ministère algérien de l'énergie dans le domaine de la technologie solaire, du gaz naturel liquéfié et de la mise en valeur des ressources énergétiques régionales, a déclaré M. Person. Le ministère américain de l'énergie s'est également associé avec le Maroc en matière d'énergie renouvelable dans le cadre d'une assistance technique et d'un rôle consultatif pour la création à Marrakech d'un centre régional d'énergie renouvelable. Date de rédaction:
21 octobre 2005 Mise à jour:
21 octobre 2005
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