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Le bilan de l'AGOA cinq ans après sa promulgationDéposition du 20 octobre au Congrès de la représentante adjointe au commerce extérieur
Par Charles Corey De l'avis de la représentante adjointe des États-Unis au commerce extérieur, Mme Florizelle Liser, les effets de la loi sur la croissance et les possibilités en Afrique (AGOA), promulguée il y a cinq ans, sont très positifs. Faisant valoir que les principaux objectifs politiques de l'AGOA avaient été réalisés au cours des cinq dernières années, Mme Liser a déclaré à l'occasion d'une déposition, le 20 octobre, devant la sous-commission des affaires africaines de la Chambre des représentants : « L'AGOA a suscité une expansion des échanges entre les États-Unis et l'Afrique. L'aide apportée en vue d'appuyer une intégration régionale et un développement a augmenté. À l'heure actuelle, nous sommes en train de négocier le premier accord portant sur une zone de libre-échange avec les pays d'Afrique subsaharienne. En outre, en offrant d'importants avantages commerciaux aux pays qui mettent en œuvre des réformes économiques et politiques parfois difficiles, l'AGOA encourage et appuie les efforts menés par les pays africains en vue d'améliorer la gouvernance, d'ouvrir les marchés et de réduire la pauvreté. » Le Forum annuel de l'AGOA, a-t-elle ajouté, est aussi une occasion d'avoir un dialogue de haut niveau sur les moyens de renforcer les liens commerciaux et économiques entre les États-Unis et l'Afrique. Elle a expliqué que les échanges continuaient à augmenter entre les États-Unis et l'Afrique subsaharienne, précisant que les importations américaines en provenance de pays subsahariens avaient augmenté de plus 50 % entre 2000 et 2004. Si un fort pourcentage de la croissance enregistrée récemment est lié au pétrole, les importations d'autres produits, notamment de vêtements, d'automobiles, de produits agricoles transformés, ont pour leur part plus que doublé entre 2001 et 2004. « Nos importations de vêtements fabriqués en Afrique ont plus que doublé depuis l'entrée en vigueur de l'AGOA et sont passées de 748 millions de dollars en 2000 à plus de 1,7 milliard de dollars en 2004. L'année dernière, 15 pays pouvant bénéficier de l'AGOA ont exporté des vêtements aux États-Unis alors que, avant l'adoption de l'AGOA, seuls quelques pays y exportaient des vêtements en quantités notables », a-t-elle fait remarquer. Un bilan positif pour l'AGOA Ce ne sont pas les résultats remarquables qui manquent, a indiqué Mme Liser, citant plusieurs exemples, notamment celui du Lesotho, qui est devenu le premier exportateur d'Afrique subsaharienne de vêtements à destination des États-Unis et celui du Kenya dont les exportations dans le cadre de l'AGOA comprennent des roses fraîchement coupées, des oléagineux, des huiles essentielles et également des vêtements. Elle a souligné par ailleurs le fait que de nombreuses entreprises qui n'auraient jamais considéré le marché des États-Unis auparavant envoyaient désormais des représentants aux foires commerciales organisées aux États-Unis et qu'elles remplissaient leurs carnets de commandes pour des produits qui allaient de l'hydromel congolais aux poissons et fruits de mer sénégalais en passant par des paniers rwandais. « La croissance du commerce s'est traduite par des milliers de nouveaux emplois dans certains des pays les plus pauvres d'Afrique et de centaines de millions de dollars de nouveaux investissements dans la région », a-t-elle dit. Elle a reconnu cependant que tous les pays d'Afrique subsaharienne susceptibles de bénéficier de l'AGOA n'en avaient pas bénéficié de façon égale et que si plus de pays en tiraient des avantages aujourd'hui qu'en 2001, la croissance commerciale liée à l'AGOA ne concernait qu'une douzaine de pays environ et que d'autres n'avaient encore rien exporté dans le cadre de l'AGOA. En conclusion, Mme Liser a rappelé que les pays africains avaient un important enjeu à voir aboutir les négociations commerciales multilatérales.. « Un nouvel accord commercial mondial pourrait ouvrir de nouveaux marchés aux produits africains et, si les pays africains se servaient de cette occasion pour ouvrir leurs propres marchés, de nouveaux investissements pourraient se diriger vers eux », a-t-elle fait observer. Promulguée le 18 mai 2000, la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique offre des avantages concrets aux pays africains désireux de libéraliser leur économie et d'adopter l'économie de marché. La loi de 2000 a déjà été modifiée à deux reprises. Date de rédaction:
24 octobre 2005 Mise à jour:
24 octobre 2005
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