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Actualités de Washington
  

M. Bush observe de près les dévastations causées par le cyclone Katrina

Le président s'engage à contribuer à la reconstruction des zones sinistrées.

M. Bush examine les dégâts à La Nouvelle-Orléans
Le président Bush parcourt, le 2 septembre, un quartier inondé de La Nouvelle-Orléans. (© AP/WWP)

Par Michael O'Toole
Rédacteur du « Washington File »

Washington - Déclarant qu'il était venu pour réconforter les victimes du cyclone Katrina et leur faire savoir que les pouvoirs publics allaient faire tout leur possible pour les aider, le président Bush est arrivé le 2 septembre dans la région sinistrée du sud des États-Unis.

« Nous avons l'obligation, au niveau fédéral, de contribuer à sauver la vie des victimes, et c'est là maintenant notre priorité », a déclaré M. Bush lors de son premier arrêt à Mobile (Alabama). Il a remercié à cette occasion le Congrès des États-Unis pour avoir voté les crédits nécessaires pour les secours d'urgence, dont le montant atteint 10,5 milliards de dollars.

Une fois la situation stabilisée, a-t-il dit, les travaux de reconstruction pourront commencer, et la côte du golfe du Mexique redeviendra aussi belle et la Nouvelle-Orléans retrouvera sa grandeur.

M. Bush a annoncé que son père, l'ancien président George H.W. Bush, et l'ancien président Bill Clinton, allaient solliciter des dons pour le financement de la reconstruction des communes des zones sinistrées en Louisiane, au Mississipi et en Alabama. Dans trois messages publicitaires qui doivent être diffusés par les chaînes de télévision, les deux anciens présidents inciteront les téléspectateurs à consulter un site Internet (www.usafreedomcorps.gov), où ils pourront trouver une liste des organismes régionaux de secours qui sollicitent des dons.

Le président a également exhorté ses concitoyens à faire des dons d'argent à la Croix-Rouge et à l'Armée du salut en soulignant que la priorité à l'heure actuelle était de sauver la vie des sinistrés et de leur faire parvenir des vivres et des médicaments de manière à stabiliser la situation.

Il s'est ensuite rendu à Biloxi (Mississippi) où il a marché dans la ville et découvert que les dévastatations étaient « pires » qu'il ne l'avait imaginé. Il a consolé des sinistrés et déclaré qu'il avait rencontré un survivant du cyclone Camille de 1969 dont la maison n'avait pas été cette fois-ci épargnée par le cyclone Katrina.

Tout en rendant hommage aux responsables locaux pour leurs qualités de commandement, M. Bush a déclaré qu'il avait observé au Mississippi un esprit qui réchauffait le cœur. Il s'est aussi entretenu avec des membres du personnel des organismes locaux de secours et les a félicités pour leur travail, en particulier les équipages des hélicoptères qui hissaient les sinistrés des toits des maisons inondées.

À propos des répercussions des dégâts subis par plusieurs raffineries de pétrole qui n'étaient plus en état de fonctionner, le président a annoncé que l'Agence de protection de l'environnement avait suspendu l'application de règles s'appliquant à certains types d'essence afin de permettre leur importation de l'étranger. Il a indiqué qu'il était important d'ouvrir le port de Pascagoula dans l'État du Mississippi aux navires pétroliers pour que le pétrole brut étranger parvienne à la raffinerie.

Au sujet de la situation à La Nouvelle-Orléans, M. Bush a déclaré que la ville avait été ravagée à deux reprises tant par le cyclone que par l'inondation due à la rupture de digues et qu'il allait falloir faire des « efforts monumentaux » en vue de la reconstruction de la ville.

L'épouse du président, Mme Laura Bush, s'est aussi rendue dans la région. À Lafayette, elle a parlé à des sinistrés et visité un bâtiment où des enfants de La Nouvelle-Orléans vont pouvoir aller à l'école. Elle a souligné l'importance de donner aux enfants le sentiment que leur vie était de nouveau normale. Elle a remercié les habitants du Texas pour avoir offert d'héberger des personnes déplacées et indiqué que des écoles de Dallas, de Houston et de San Antonio avaient accepté d'accueillir des enfants de la Louisiane.

« Les villes jumelles de Lafayette en Europe et en Asie, a-t-elle dit, sont déjà entrées en relation avec le maire et ont indiqué qu'elles souhaitaient venir en aide à la ville. »

Mme Bush a renouvelé l'appel du président en faveur de dons pour la Croix-Rouge et incité les personnes qui souhaitaient faire du bénévolat à se rendre en Louisiane et dans les autres États sinistrés dès maintenant, mais aussi dans les semaines et les mois à venir.

La Nouvelle-Orléans a été la dernière étape du voyage de M. Bush dans les zones sinistrées. Il a inspecté en hélicoptère la ville inondée et s'est entretenu avec le maire de la ville, le gouverneur de la Louisiane et les deux sénateurs de l'État. Après avoir déclaré que la situation de la ville exigeait que l'on agisse immédiatement, M. Bush a annoncé qu'un grand nombre de réservistes de la Garde nationale étaient arrivés dans la ville et que l'on distribuait des vivres et de l'eau dans les centres d'hébergement. Il a également indiqué que les travaux de réparation des digues qui avaient cédé se poursuivaient nuit et jour et qu'ils progressaient, tout comme ceux relatifs aux stations de pompage de la ville.

Avant de retourner à Washington, le président a déclaré que le cyclone Katrina avait créé l'une des catastrophes les pires que les États-Unis aient jamais connues. Il a indiqué qu'il comptait œuvrer de concert avec les autorités locales et nationales pour permettre aux sinistrés de retrouver une vie normale et réaffirmé sa conviction que La Nouvelle-Orléans se redresserait et qu'elle retrouverait sa grandeur.


Date de rédaction: 03 septembre 2005 Mise à jour: 03 septembre 2005

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