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Actualités de Washington
  

Katrina : M. Bush affirme que la situation sur le terrain s'améliore

L'allocution radiophonique du 3 septembre du président des États-Unis

M. Bush examine les dégâts à La Nouvelle-Orléans
Le président Bush examine les dégâts à La Nouvelle-Orléans, le 2 septembre. (© AP/WWP)

Dans son allocution radiophonique hebdomadaire du 3 septembre, le président George W. Bush a affirmé que les pouvoirs publics s'employaient à améliorer leurs opérations de secours face à la catastrophe d'une proportion sans précédent causée par le passage du cyclone Katrina dans quatre États du sud des États-Unis.

Tout en reconnaissant que les populations touchées n'avaient pas toutes reçu une aide suffisante et en temps voulu, vu l'ampleur du désastre, le président a néanmoins salué la tâche héroïque qu'effectuaient les sauveteurs dans des conditions très difficiles et il a fait part des efforts entrepris pour envoyer des secours et des forces de l'ordre supplémentaires dans une région sinistrée dont la superficie égalait celle de la Grande-Bretagne.

M. Bush a enfin exprimé la certitude que les États-Unis avaient les ressources et la volonté nécessaires pour surmonter cette catastrophe et pour reconstruire La Nouvelle-Orléans et toutes les zones dévastées

On trouvera ci-après le texte de son allocution.

Bonjour. Hier, j'ai observé les conséquences de l'une des plus grandes catastrophes naturelles que les États-Unis aient jamais connues. Tout le long de la côte, des villes et des villages ont été totalement détruits et l'une de nos grandes villes submergée. Les coûts sur le plan humain sont incalculables.

À Biloxi, j'ai parlé avec Bronwynne Bassier et sa sœur, Kim. Bronwynne m'a dit que les seuls biens qui lui restaient étaient les vêtements qu'elle portait. J'ai aussi parlé avec des sauveteurs qui effectuent une tâche héroïque dans des conditions très difficiles. Ils travaillent jour et nuit, mettant en danger leur vie pour sauver la vie d'autrui. Malgré leurs efforts, l'ampleur de l'intervention nécessaire dans des zones sinistrées dont la superficie est supérieure à celle de la Grande-Bretagne crée des problèmes immenses qui grèvent les ressources des États et des collectivités locales. Il s'ensuit qu'un grand nombre de nos concitoyens ne reçoivent pas l'aide dont ils ont besoin, en particulier à La Nouvelle-Orléans, ce qui est inacceptable

Pendant ma visite, je me suis entretenu longuement de ces problèmes avec les gouverneurs de l'Alabama, du Mississippi et de la Louisiane et avec le maire de La Nouvelle-Orléans. Chaque État aura un ensemble de problèmes différent à régler. Toutefois, nous sommes tous d'avis que l'on peut faire davantage pour améliorer nos moyens de rétablir l'ordre et de distribuer les secours rapidement et d'une manière efficace.

Ce matin, j'ai reçu de nouvelles informations sur la situation actuelle dans les zones sinistrées. Plus de 21.000 réservistes de la Garde nationale sont en Louisiane et au Mississippi, et d'autres sont sur le point d'y arriver. Plus de 13.000 de ces réservistes sont en Louisiane. Leur tâche prioritaire est de rétablir l'ordre et de faciliter les opérations de sauvetage et d'évacuation. Outre ces forces de la Garde nationale, le ministère de la défense a envoyé 4.000 soldats qui sont chargés de participer aux opérations de sauvetage et de fournir un appui logistique et médical.

Toutes les heures, la situation sur le terrain s'améliore. Néanmoins, l'énormité de la tâche exige plus de ressources et plus de soldats. Aujourd'hui, j'ai donné l'ordre au ministère de la défense d'envoyer de nouvelles forces dans la région. Au cours des prochaines 24 à 72 heures, plus de 7.000 soldats de la 82e unité aéroportée, de la 1e cavalerie, de la 1e force expéditionnaire des marines et de la 2e force expéditionnaire des marines arriveront dans les zones sinistrées. Ces forces seront sous le commandement direct du général Russ Honore.

Nos priorités sont claires : nous achèverons l'évacuation dans les meilleurs délais et dans la plus grande sécurité possibles. Nous ne permettrons pas que des criminels prennent des gens vulnérables pour proie, ni que la bureaucratie entrave notre capacité de sauver des vies.

Hier, j'ai également signé des crédits d'urgence de 10,5 milliards de dollars pour financer la poursuite de nos opérations de secours. C'est le premier acompte d'un engagement fédéral soutenu en faveur de nos concitoyens du golfe du Mexique. Je tiens à remercier le Congrès pour sa rapidité et pour son unité d'action à cet égard et je me réjouis de collaborer avec lui dans les jours et semaines à venir.

Je sais combien souffrent ceux qui ont été durement frappés par Katrina. Beaucoup d'entre eux sont en colère et désespèrent de recevoir de l'aide. Les travaux qui nous attendent sont énormes, mais l'Amérique a le cœur vaillant. Elle n'abandonne pas ses citoyens dans le besoin. Le gouvernement fédéral fera sa part. Là où son action est insuffisante, nous l'améliorerons. Là où elle a de bons résultats, nous la reproduirons ailleurs. Nous avons une responsabilité envers nos frères et sœurs tout le long de la côte du golfe et nous ne prendrons pas de repos tant que nous n'aurons pas redressé la situation et achevé notre tâche.

Cette semaine, nous nous sommes sentis bien petits face à la démonstration de force impressionnante que nous a faite Mère Nature. Lorsqu'on se tient sur les marches d'un porche là où autrefois se tenait une maison, ou qu'on contemple des rangées entières d'immeubles complètement engloutis, on a du mal à envisager l'avenir avec sérénité. Mais parlez aux fières populations de cette région et vous y verrez un esprit indomptable.

L'état d'urgence sur le littoral du golfe continue ; il reste beaucoup de travail difficile à faire. Tous les Américains peuvent être certains que leur pays a la trempe, les ressources et la volonté nécessaires pour surmonter cette catastrophe. Nous réconforterons et soignerons les sinistrés. Nous reconstruirons les villes et les quartiers qui ont été anéantis en Louisiane, au Mississippi et en Alabama. Nous rebâtirons la grande ville de La Nouvelle-Orléans. Ce faisant, nous montrerons une fois de plus au monde que les pires malheurs font ressortir le meilleur en nous.

Que Dieu vous bénisse et continue de bénir notre pays.


Date de rédaction: 03 septembre 2005 Mise à jour: 03 septembre 2005

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