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Près de 100 pays prodiguent aide et assistance aux sinistrés de KatrinaLe département d'État s'efforce de distribuer cette aide en fonction des besoins les plus urgents.
Par Cheryl Pellerin Le département d'État, en coordination avec d'autres organismes fédéraux des États-Unis, s'active à évaluer et à distribuer l'aide en nature et en espèces totalisant près de 1 milliard de dollars qui afflue de 95 pays du monde en faveur des sinistrés du cyclone Katrina, ont indiqué des responsables de ce ministère à la presse le 7 septembre. Des fonctionnaires du ministère de la sécurité intérieure et de l'Agence fédérale de gestion des crises (FEMA) s'emploient à faire l'inventaire de tous ces secours - repas prêts à consommer, équipes de secouristes et autres spécialistes, fournitures médicales, tentes, appareils de purification de l'eau, lits, couvertures, trousses de premiers soins, aliments pour bébés, radeaux, etc. - et à les canaliser vers les services qui s'occupent des affamés, des blessés et des sans-abri de la Louisiane, du Mississippi et de l'Alabama. « Notre principale difficulté est d'assortir ces offres généreuses aux besoins des populations », a déclaré le secrétaire exécutif du département d'État, M. Harry Thomas, au cours d'une conférence de presse tenue le 7 septembre. La secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, a chargé M. Thomas de coordonner avec les diverses organismes fédéraux les offres d'aide en provenance de l'étranger afin d'assurer la distribution de l'argent et des fournitures dans les zones sinistrées. Afin de traiter efficacement les offres d'aide de l'étranger, le département d'État a créé une équipe qui travaille 24 heures sur 24 en coordination étroite avec un groupe de travail formé de responsables de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et de sa filiale, l'Office d'assistance fédérale en cas de catastrophe à l'étranger (OFDA). Les offres de matériel et d'aide qui ne peuvent pas être utilisées tout de suite seront retenues pour usage ultérieur, a indiqué M. Thomas : « Notre travail consiste à assortir les offres aux besoins. Nous ne refusons rien à personne. Chaque offre est étudiée. » Les contributions vont de 25.000 dollars en provenance du Sri-Lanka, pays qui vient lui-même de subir les terribles conséquences du séisme et du tsunami du 26 décembre 2004, à 100 millions de dollars en espèces et 400 millions de dollars en pétrole brut en provenance du Koweït. Depuis le 5 septembre, des avions-cargos se posent à Little Rock (Arkansas), ville située à environ 850 kilomètres de La Nouvelle-Orléans. Le Royaume-Uni y a envoyé 11 cargaisons de repas prêts à manger et de palettes, la France 3 cargaisons de repas et de fournitures, tandis que l'Italie a envoyé deux avions, l'un transportant des fournitures, l'autre une équipe de secours d'urgence. Des contributions d'autres pays européens étaient comprises dans ces fournitures. La Russie, la Chine, l'Espagne et Israël ont envoyé des avions chargés de repas prêts à consommer, de fournitures d'urgence, de tentes, d'appareils de purification de l'eau, de matériel de cuisine et de fournitures médicales. Les contributions en espèce provenant de gouvernements, d'entreprises et de particuliers à l'étranger sont gérées de diverses manières. Beaucoup de dons sont envoyés à des organisations non gouvernementales telles que la Croix-Rouge. Certains arrivent directement au département d'État, à l'OFDA ou au Fonds Bush-Clinton. « Nous essayons de décider rapidement, avec l'aide de la FEMA et de l'USAID, de la distribution de ces fonds », a indiqué M. Thomas. Le même jour, le porte-parole du département d'État, M. Sean McCormack, a déclaré que les comptes rendus abondaient de par le monde au sujet de « particuliers qui se montrent très généreux envers les Américains en ce moment de détresse ». On cite notamment le cas d'une personne de 90 ans qui a remis une enveloppe contenant 1.000 euros à une mission diplomatique américaine. Elle voulait apporter son concours à l'aide aux victimes du cyclone Katrina. « L'explication donnée pour ce don était que cette personne avait été libérée d'un camp de concentration par des soldats américains et qu'elle avait été soignée ensuite pendant plusieurs mois par du personnel médical américain. C'était sa manière à elle de rembourser une dette vieille de plus de 60 ans qu'elle pensait devoir au peuple américain », a déclaré M. McCormack. Interrogé au sujet d'un avion-cargo suédois qui avait attendu plusieurs jours avant de recevoir l'autorisation d'amener des secours aux États-Unis, M. McCormack a répondu qu'il s'agissait d'un seul incident malheureux parmi une multitude de livraisons menées à bien. « Nous avons pris contact avec le gouvernement suédois, pour le remercier chaleureusement de son offre d'assistance, et pour lui dire que nous trouverions un moyen d'orienter ces marchandises vers des besoins spécifiques. » Vu la complexité de la tâche, a-t-il ajouté, « on assiste à un effort extraordinaire consistant à recevoir ces fournitures venues de milliers de kilomètres à l'étranger pour les faire parvenir aux gens qui en ont besoin ici aux États-Unis, dans les centres d'hébergement, dans les zones sinistrées », a-t-il dit, en précisant que ce travail allait continuer. « Au département d'État, nous accueillons toutes les offres, a déclaré M. Thomas. Ces offres sont généreuses, sans précédent. Je crois que le peuple des États-Unis est en droit de savoir que d'autres nous aident en cette période difficile, de la même manière que nous aidons d'autres peuples. » Par ailleurs, durant sa conférence de presse, M. Thomas a évoqué diverses questions qui n'avaient pas trait précisément à l'aide humanitaire. Au cours des deux derniers jours, des responsables du Bureau de la sécurité diplomatique (chargé d'assurer la sécurité dans les missions diplomatiques des États-Unis) se sont rendus à La Nouvelle-Orléans. « Ils ont pu visiter et évaluer 7 des 9 consulats étrangers qui se trouvent dans la ville » et dont 2, ceux du Japon et de la France, se trouvent encore sous l'eau. Egalement à La Nouvelle-Orléans, l'Agence des passeports du département d'État reste fermée jusqu'à nouvel ordre à la suite du cyclone. Les étages inférieurs de l'immeuble ont été vandalisés, mais la Garde nationale a sécurisé les lieux le 3 septembre, a dit M. Thomas en indiquant que l'on avait retiré de l'immeuble tous les documents relatifs aux passeports. « Nous nous inquiétons également du sort de 14 Américains qui travaillent pour cette agence. Nous n'avons pas encore réussi à les contacter et nous essayons de les localiser », a-t-il dit. Date de rédaction:
08 septembre 2005 Mise à jour:
08 septembre 2005
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