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Actualités de Washington
  

Les 7 priorités des États-Unis pour la réforme de l'ONU

Document du département d'État

Mme Condoleezza Rice
La secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, participera à la 60e Assemblée générale de l'ONU. (© AP/WWP)

Alors que l'Organisation des Nations unies vient d'entamer un des débats les plus importants de son histoire, les États-Unis ont énoncé 7 domaines prioritaires où elle pourrait mettre en œuvre des réformes destinées à la rendre plus puissante, plus efficace et plus responsable.

Il s'agit, tout d'abord, selon une fiche analytique diffusée le 9 septembre par le département d'État, d'une réforme de la gestion et du budget de l'ONU, comprenant notamment l'adoption d'un code de conduite pour le personnel. Ensuite, les États-Unis sont favorables à une expansion du Conseil de sécurité reflétant la réalité du monde actuel.

Les autres priorités sont la création d'une Commission du renforcement de la paix et d'un Conseil des droits de l'homme, l'adoption d'une convention contre le terrorisme, un engagement à promouvoir le développement par la croissance économique et l'appui au nouveau Fonds des Nations unies pour la démocratie.

On trouvera ci-après le texte de la fiche analytique.

Fiche d'information
Département d'État
Bureau des affaires relatives aux organisations internationales
9 septembre 2005

Les priorités américaines pour rendre les Nations unies plus fortes et plus efficaces

Les Nations unies viennent d'entamer un des débats les plus importants de leur histoire : comment elles peuvent se réformer, se renforcer en tant qu'institution et garantir qu'elles font face de manière efficace aux dangers et aux défis du XXIe siècle. Les États-Unis sont prêts à contribuer à la direction des efforts lancés pour renforcer et réformer l'Organisation. Nous avons identifié un certain nombre de questions prioritaires dans le cadre du travail que nous menons avec les Nations unies et les autres États membres pour rendre l'organisation forte, efficace et responsable.

Réforme gestionnelle, budgétaire et administrative :

Une réforme administrative s'impose à l'ONU afin que les États membres reçoivent le maximum d'avantages possible des ressources disponibles et que le personnel onusien répondent aux plus hauts critères possibles d'intégrité et de responsabilité. Trois grands thèmes informent nos propositions : l'intégrité et la responsabilité, l'amélioration de l'efficacité, et le renforcement de la pertinence des Nations unies dans le monde moderne. Sur cette base, nous pensons qu'il importe de mettre en œuvre les mesures suivantes :

- il faut créer et appliquer rigoureusement un code de déontologie pour le personnel de l'ONU ;

- le Contrôle interne doit être plus indépendant ; un conseil de contrôle doté des compétences voulues pour recommander le niveau des allocations budgétaires serait un pas dans la bonne direction ;

- il faut réaffirmer que le secrétaire général a le droit et le devoir de suspendre l'immunité des agents pour que les responsables soupçonnés d'activités criminelles puissent être poursuivis et les coupables punis ;

- comme l'a demandé le secrétaire général, les activités de l'ONU doivent être revues en permanence au plan de leur utilité et les mandats de l'Assemblée générale doivent être réexaminés périodiquement dans l'optique de leur pertinence et de leur efficacité [note : il ne s'agit pas simplement d'éliminer les mandats dont les objectifs ont été atteints mais aussi de mettre fin à ceux qui se sont révélés futiles, inefficaces, etc.].

Un Conseil de sécurité à l'image du monde de 2005 : l'approche américaine

Les États-Unis sont acquis à la possibilité de réforme et d'élargissement du Conseil de sécurité en tant qu'élément de l'ordre du jour des réformes des Nations Unies. Nous sommes en faveur d'une approche fondée sur divers critères d'extrême qualification des candidats dans les domaines tels que leur engagement envers la démocratie et les droits de l'homme, leur poids économique, la taille de leur population, leurs capacités militaires, leur contribution financière aux Nations unies et aux actions de maintien de la paix, et leurs antécédents au plan de l'antiterrorisme et de la non-prolifération. Si l'équilibre géographique est un facteur à prendre en compte, l'efficacité doit être au centre de tous les efforts de réforme.

Commission du renforcement de la paix

Nous donnons notre plein appui à l'idée avancée par le secrétaire général, de créer une Commission du renforcement de la paix qui permettrait aux Nations unies de galvaniser plus efficacement les efforts internationaux pour aider les pays à recouvrer leur stabilité après un conflit. Une telle commission est instamment nécessaire pour garantir une meilleure coopération au sein du système des Nations unies, offrir un meilleur soutien à la reconstruction et aux actions humanitaires, et préparer le terrain pour le développement à long terme.

Convention générale sur le terrorisme international

Les États membres doivent déclarer sans équivoque que les actes de terrorisme international sont hors-la-loi, et le moment est venu d'arriver à un accord sur la Convention générale sur le terrorisme international. Son adoption sera un acte symbolique important dans les efforts lancés au niveau mondial par les Nations unies pour contrer le terrorisme.

Développement

Les États-Unis soutiennent les objectifs de développement inscrits dans la Déclaration du Millénaire et le président Bush a clairement dit que l'expansion des cercles de la liberté et de la prospérité était dans les intérêts fondamentaux du pays. La Conférence de haut niveau prévue pour septembre sera une occasion de renouveler notre engagement collectif d'éliminer la pauvreté et de promouvoir une croissance économique soutenue.

Fonds des Nations unies pour la démocratie

Les États-Unis sont un des grands champions du nouveau Fonds des Nations unies pour la démocratie qui offrira des financements à des organisations non gouvernementales, à des États et à des organisations internationales pour les aider à mener à bien des projets de démocratisation, et plus spécifiquement ceux contribuant au développement de la société civile et des institutions démocratiques. Le Fonds aidera à renforcer la coordination des programmes des Nations unies pour la démocratie et à stimuler l'intérêt et les engagements en faveur de leur financement et de leur mise en œuvre.

Conseil des droits de l'homme


On doit regretter que l'actuelle Commission des droits de l'homme, où des violateurs des droits de l'homme tels que le Zimbabwe et Cuba jugent des pays démocratiques, a perdu sa crédibilité. Nous soutenons l'initiative du secrétaire général visant à remplacer la Commission des droits de l'homme par un Conseil des droits de l'homme à vocation d'action, auquel ne seront pas admis à adhérer les États coupables d'abus. Le Conseil aurait pour mandat de répondre aux cas d'urgence et aux violations les plus patentes des droits de l'homme, de fournir une assistance technique et de promouvoir les droits de l'homme en tant que priorité mondiale.


Date de rédaction: 12 septembre 2005 Mise à jour: 12 septembre 2005

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