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Actualités de Washington
  

M. Bush souhaite une ferme réaction de l'ONU aux défis mondiaux

On ne gagnera pas la guerre contre le terrorisme par la seule force des armes, affirme le président des É.-U.

Le président George W. Bush à lONU
Le président George W. Bush à l'Assemblée générale de l'ONU. (© AP/WWP)

Par Judy Aita
Correspondante du « Washington File »

Nations unies - Le 14 septembre, le président Bush a inauguré le sommet du 60e anniversaire des Nations unies en appelant les pays à réagir énergiquement aux défis que sont le terrorisme, la pauvreté et les maladies, et à promouvoir le développement et la démocratie.

« En ce nouveau siècle, les coins reculés du monde sont reliés plus étroitement que jamais auparavant, et aucun pays ne peut demeurer isolé et indifférent aux difficultés des autres. Lorsqu'un pays ou une région sont en proie au désespoir et au ressentiment et qu'ils sont en situation vulnérable face à des idéologies violentes et agressives, la menace traverse facilement les océans et les frontières et est susceptible de porter atteinte à la sécurité d'un pays pacifique quel qu'il soit », a déclaré le président Bush.

Il a consacré une grande partie de son allocution à la lutte contre le terrorisme dans le monde et au règlement des problèmes qui permettent aux terroristes de s'imposer et de recruter. « La leçon est claire : il ne peut y avoir de sécurité si l'on ferme les yeux ou si l'on cherche à avoir une vie tranquille en ignorant les difficultés d'autrui et l'oppression dont il est victime », a-t-il affirmé après avoir cité une douzaine de pays frappés par des attentats terroristes.

« Cependant, nous savons que nous ne gagnerons pas cette guerre par la seule force des armes. Nous devons battre les terroristes non seulement sur le champ de bataille, mais aussi sur le terrain des idées. Nous devons changer les conditions qui permettent aux terroristes de s'implanter et de recruter en offrant l'espoir de la liberté à des millions d'individus qui ne l'ont jamais connue. Nous devons aider à sortir de l'ornière les États en difficulté et les sociétés stagnantes qui offrent un terrain fertile aux terroristes. Nous devons défendre et propager les concepts de dignité humaine, de possibilités et de prospérité, concepts beaucoup plus puissants que le sinistre attrait du ressentiment et du meurtre. »

Il a également affirmé qu'il fallait envoyer un message clair aux dirigeants des régimes hors-la-loi qui parrainaient le terrorisme et cherchaient à acquérir des armes de destruction massive pour menacer la paix et la stabilité du monde.

Évoquant la nécessité d'aider les pays aux prises avec la pauvreté, le président a mis les pays membres de l'ONU au défi de s'entendre sur le cycle de négociations de Doha et d'éliminer les subventions agricoles, les tarifs et autres obstacles au commerce.

« Aujourd'hui, j'élargis ce défi en prenant l'engagement suivant : les États-Unis sont prêts à éliminer tous les droits, toutes les subventions et d'autres obstacles entravant la libre circulation des biens et des services dans la mesure où d'autres pays font de même. Telle est la clé de l'éradication de la pauvreté dans les États les plus pauvres du monde. »

Au sujet de la réforme des Nations unies, M. Bush a affirmé que cette organisation devait être forte et efficace, débarrassée de toute corruption, et qu'elle devait rendre des comptes aux peuples qu'elle servait.


Date de rédaction: 15 septembre 2005 Mise à jour: 15 septembre 2005

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